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Live-tweet chez Sweet Barakah, confectionneur de tiramisus

sweetbarakah

Lundi 24 mars. Rendez-vous à 14h à Montgeron, à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris. Une semaine plus tôt, nous apprenions l’existence d’une unité de production montée « from scratch », comme disent les développeurs informatiques, c’est-à-dire à partir de zéro.

Une usine à partir de zéro

Qui dit « from scratch » dit « flambant neuf ». Qui dit « unité de production » dit « exigences sanitaires drastiques ». Nous allions donc visiter une petite usine, un laboratoire de confection de pâtisserie, tenus par des entrepreneurs musulmans.

Nous avons ces dernières années visité des abattoirs et des sites de productions en France et dans plusieurs pays étrangers. Nous avions donc quelques repères nous permettant de comparer l’unité de production de Sweet Barakah avec ce que nous connaissons déjà.

Des industriels à la hauteur

Eh bien, nous n’avons pas été déçus ! Les patrons de Sweet Barakah ont le profil classique, dira-t-on, des entrepreneurs musulmans de ces dernières années, plutôt versés dans la restauration rapide. Ils n’ont pourtant rien à envier ni aux financiers des quartiers de La Défense ni aux grands noms de l’industrie française. Le travail, la persévérance et la détermination leur ont permis d’acquérir l’outil qu’ils ont aujourd’hui entre les mains ; tout sans cela sans renier leurs principes religieux.

On peut donc prier au boulot [1], être en qamis [2] devant son ordinateur, avoir une barbe « ostensible », comme dirait l’autre, etc. et porter un projet entrepreneurial d’envergure. Sweet Barakah est en cela un exemple qu’il nous importait de mettre en avant, afin que toutes les forces vives de la communauté musulmane, tiraillée parfois entre leur croyance et leurs ambitions, fassent sauter les verrous psychologiques qui les empêchent d’aller de l’avant.

Une visite, un live-tweet

Revenons au titre de ce billet, plus précisément au mot « live-tweet ». Un live-tweet consiste à tweeter, c’est-à-dire poster des messages sur Twitter, en direct. Lundi, nous avons live-tweeté notre visite chez Sweet Barakah. Comme, amis lecteurs, vous n’avez pas tous un compte Twitter nous avons décidé de publier ici les tweets relatifs à cette visite. Nous pensons d’ailleurs renouveler l’expérience lors de live-tweets futurs in cha’a-Llah.

Sur la photo suivante, on reconnaît une ligne de production mécanisée. Pour des raisons de confidentialité, nous avons pris soin de préférer un gros plan à une vue plus large. Pour autant, le reste valait vraiment le détour…

Dans l’unité de production, les règles d’hygiène obligent toute personne y pénétrant à se vêtir d’une blouse blanche, de bottes ou de protège-pieds (bleus sur la photo), ainsi que d’une charlotte comme on le voit sur une photo plus bas.

Le selfie, pratique qui consiste à se prendre en photo avec son smartphone et à publier ladite photo sur les réseaux sociaux, nous horripile, tant elle transforme Internet en une immense mare à egos.

En prenant les deux photos ci-dessus, nous voulions prendre le contrepied de cette pratique un peu pour la moquer, mais surtout pour mettre en évidence que nous sommes bien dans un établissement où les normes sanitaires sont respectées à la lettre.

Même le scotch qui ferme les cartons est personnalisé.

Nous arrivons à deux photos qui nous tiennent à coeur, celles prises après la visite au moment de prier le ‘asr (prière du milieu d’après-midi). Il y avait là plusieurs patrons et des employés de Sweet Barakah. Quand c’est l’heure de la prière, c’est l’heure de la prière.

Quel bonheur de se déchausser, puis de se regrouper derrière un frère qui mène la prière pour adorer ensemble Son Seigneur. Le temps de quelques minutes, il n’était plus question de rendements, de productivité, de chiffre d’affaire. Nous étions tous prosternés pour Allah le Très-Haut.

Dernière image, celle des cinq parfums actuels de la gamme de tiramisus Teissnim.

Comme pour tout produit existant sur le marché, si vous désirez pouvoir l’acheter, il vous suffit de vous rapprocher de votre commerçant, ici en l’occurrence les restaurateurs chez qui vous avez l’habitude de vous rendre et les inviter à prendre contact avec Sweet Barakah.

De même si vous êtes, vous lecteurs d’Al-Kanz, distributeurs ou restaurateurs (fast-food ou restaurant classique) en région parisienne ou en province, vous pouvez prendre contact avec l’entreprise Sweet Barakah en lui envoyant un mail à l’adresse suivante : contact[@]sweetbarakah.com (sans les crochets).

Longue vie à Sweet Barakah. Et vous musulmans motivés par un projet d’entreprise, lancez-vous ! Mieux vaut tenter l’aventure et échouer que de ne rien faire et regretter. Mettez votre confiance en Allah et faites au mieux, toujours avec ce souci d’excellence (ihsan) qu’il est demandé au musulman.

Visitez le site provisoire de Sweet Barakah : www.sweetbarakah.com [36]. Compte Twitter : http://www.twitter.com/sweetbarakah [37].