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[Message de service] Il n’est plus possible de laisser de commentaires sur le site

clavier © Laffy4K [1]

Publié le 24 août 2013 – mise à jour le 23 avril 2014. A partir d’aujourd’hui il n’est plus possible de laisser un commentaire sur le site. Les interventions d’internautes anonymes qui confondent discussion et calomnie, échange et agression verbale obligent à prendre cette mesure radicale. Mesure néanmoins provisoire en attendant la mise en place d’un espace membre prévu de longue date, mais qui n’est toujours pas en place. Ceux qui ont une critique intelligente à formuler dans le but de partager, voire à corriger une erreur, sont toujours les bienvenus. En revanche, les internautes qui ne supportent pas que l’on puisse avoir un avis différent d’eux, ceux qui appellent au respect de la divergence, mais qui en même temps insultent ceux qui ne sont pas de leur avis, ceux qui agressent verbalement leurs interlocuteurs parce que ces derniers refusent d’abonder en leur sens plutôt que d’abandonner sur-le-champ leur opinion n’ont pas leur place ici.

Tenir un blog, c’est nouer un dialogue avec les internautes. C’est donc permettre que des commentaires puissent être publiés à la suite des articles du blog.

Quand on lance un blog, les commentaires sont rares. Puis, avec le temps, si les articles plaisent, si le blog trouve son public, le nombre de commentaires augmente.

Les commentaires, c’est bien

Les commentaires sont utiles et même indispensables :

– un commentaire complète et améliore un article : quelle que soit l’expertise du blogueur, il y a toujours meilleur et plus expert que soi. Permettre les commentaires, c’est offrir aux lecteurs la possibilité de lire une meilleure expertise.
– un commentaire corrige un article : le blogueur ne détient pas la vérité. Il lui arrive même de se tromper, si si. Plus souvent qu’il n’y paraît. Grâce aux lecteurs qui commentent, ce dernier peut corriger son article.
– un commentaire nourrit le blogueur : parfois, la remarque d’un internaute met la lumière sur un aspect du sujet traité dans un article qui mérite à lui seul un nouvel article.
– un commentaire éduque le blogueur : si l’on met de côté les trolls, imbéciles et/ou personnes malhonnêtes ou en service commandé, la critique quand elle est sincère et qu’elle porte sur le sujet abordé et non sur le blogueur (attaques personnelles) permet une remise en question permanente. Mon article est-il correctement écrit ? Ai-je été rigoureux ? Ai-je bien vérifié mes sources ? N’aurais-je pas dû approfondir la question avant de l’aborder ? Bref, les commentaires obligent à une humilité qui ne devrait jamais quitter le blogueur.

Précisons que chaque article publié est une sorte de mise en danger – toute proportion gardée -, puisque le Web regorge de trolls et de personnes malveillantes qui vous attendent au tournant. Sans aller jusque-là, bloguer, c’est toujours s’offrir à l’examen public.

Les commentaires, c’est mal

Mais les commentaires, c’est aussi mal :

– un commentaire est parfois la manifestation d’un racisme absolu : sur les 72 496 commentaires postés sur Al-Kanz depuis son lancement, nous avons refusé d’en valider 10 079. Pourquoi ? parce qu’il s’agit de commentaires au choix injurieux, vulgaires, racistes, violents, tombant sous le coup de la loi, indécents, méchants, etc. S’agissant des commentaires racistes, tout le monde est logé à la même enseigne : musulmans, chrétiens, juifs, Arabes, Français dits “de souche”, Noirs, Blancs, immigrés, enfants d’immigrés n’appartenant pas au corps traditionnel français, etc.

– un commentaire détruit : l’initiative, associative et entrepreneuriale notamment, est l’une des raisons qui ont motivé le lancement d’Al-Kanz. Nous sommes en France, pays de la sinistrose par excellence, pays où le chômage est en hausse, mais où le taux de jamais-content au kilomètre carré est renversant. Quelle que soit l’initiative, il faut toujours qu’il y ait deux ou trois tondus pour nous expliquer que “non, ça ne sert à rien”, “de toute façon, ça ne marchera pas”, etc.

– un commentaire titille la lâcheté et le pire : tous les jours où presque des internautes, évidemment anonymes, n’hésite pas à publier des commentaires qui tombent sous le coup de la loi. Ces commentaires ne sont évidemment jamais mis en ligne ou supprimés après lecture, lorsqu’ils sont déjà publiés. Il arrive que lorsque l’auteur d’un tel commentaire s’aperçoit que son commentaire n’est pas/plus en ligne un mail de remontrance, voire de menaces, nous est envoyé pour fustiger notre choix de modération. Si le commentaire litigieux a été retiré, c’est évidemment le signe d’une lâcheté, d’une complicité, voire la preuve que cela ne peut provenir que d’être traître à l’islam, un suppôt des Etats-Unis et d’Israël und so weiter.

Dont acte. Et après ?

Lorsque Facebook a véritablement percé sur Internet, l’ogre a vampirisé une bonne partie des commentaires des blogs et de tous ces sites, surtout d’informations, qui les accueillaient et les accueillent toujours d’ailleurs. La blogosphère s’en était émue, le risque de voir disparaître ce qui anime bon an mal an un blog étant grand. Cette vampirisation avérée et durable était pourtant une bonne chose. Moins de commentaires, c’est moins de trolls. C’est aussi, en proportion, plus de commentaires de qualité. Il faut s’en réjouir.

Malgré tout, l’arrivée de Facebook n’a pas suffi et ne suffit pas à prémunir un blog des commentaires pénibles. Moins encore quand ledit blog gagne en fréquentation, ce qui est le cas d’Al-Kanz. A priori, un commentaire, c’est toujours une surprise. Sauf quand ils disent la névrose, la haine, la volonté de nuire de ceux qui les publient. Alors, parce qu’il est devenu très pénible de les lire, tous, un à un, il va falloir prendre des mesures qui pourront être dans les prochaines semaines celles-ci :

1- Limiter les commentaires à 300 caractères : cette limitation obligera chacun à la concision. Elle allègera le travail de vérification des commentaires postés.
2- Modérer les commentaires a priori : actuellement, tous les commentaires sont modérés a posteriori. Autrement dit, ils sont relus après avoir été publiés, sauf pour le premier commentaire. WordPress, le logiciel de publication que nous utilisons, bloque tout premier commentaire, qui une fois validé autorise le commentateur a publié directement ses commentaires sur le site sans relecture préalable.
3- Dernière mesure, pour le moins radicale : ne plus autoriser aucun commentaire. C’est le choix que certains blogueurs ont fait. Ça n’est pas vers quoi nous voulons nous diriger. L’option demeure pourtant : la patience est belle, comme nous le rappelle le Coran. En revanche, s’affliger la lecture de commentaires haineux, improductifs, méchants, racistes, vulgaires n’est pas inéluctable. Tout le temps passé à cela peut être utilisé à un meilleur profit. En tout état de cause, si le Net prend parfois des allures d’immense caniveau, il n’est pas certain que nous voulions continuer à jouer les éboueurs parce que des internautes ont décidé de se soulager partout où ils le peuvent.

Les commentaires, nous y tenons. En mars 2008, nous décisions même de les mettre régulièrement en avant : il s’agissait “de poster de temps à autre une sélection de commentaires laissés sur le site [2]“. C’est dire.

Bref, aucune décision n’est prise pour le moment. Affaire à suivre.