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Pékin Express : la mobilisation est dans la rue

La mobilisation contre le choix de la chaîne M6 de tourner l’émission Pékin Express ne se limite plus à Internet. Débuté dimanche 13 avril après que l’ONG Barakacity invite ses followers sur Twitter à publier des messages pour dénoncer cette infamie.

Un mois plus tard, la mobilisation a pris sa vitesse de croisière. Après trois tweestorms (tempête de tweets) très suivies, une quatrième se prépare pour mercredi 14 mai. Celle-ci sera différente des autres in cha’a-Llah et visera particulièrement les internautes qui regardent Pékin Express en même temps qu’ils tweetent. Une tweetstorm plus qualitative en somme.

Mais au-delà du Web, l’indignation prend de nouvelles formes. Nous avons vu hier que François Asensi, député et maire de la ville de Tremblay-en-France, a fustigé, dans une lettre adressée à Nicolas de Tavernost prés

Lire – Pékin Express : M6 tancée par François Asensi, député français [1]

Voyons d’abord cette photo. Elle a été prise en avril dernier devant le siège de M6 à Neuilly-sur-Seine.

Plus récente, la photographie suivante a été prise ce week-end sur l’autoroute A86. Le auteurs ont soigneusement choisi l’emplacement : l’autoroute A86, qui est aux abords de Paris, est extrêmement fréquentée. Mieux, elle est souvent embouteillée, notamment à cet endroit-même. Les automobilistes auront donc tout le temps de lire cette affiche.

Voici une autre photo prise entre la ville d’Argenteuil et la ville de Bezons, au nord de Paris. Là encore les automobilistes ne peuvent échapper au message inscrit sur la pancarte.

M6 a choisi de jouer la montre en se murant dans un silence méprisant. Stratégie dommageable. La mobilisation continue.

Nous avons vos photos pour enrichir cet article. Envoyez-nous les photos d’un peu partout en France. Nous comptons sur vous. Les Rohingya comptent sur vous.

Edit : lundi 12 mai – 21h52

Sur Twitter, @OumNoussayba nous fait part de deux nouvelles inscriptions contre Pékin Express, cette fois dans le métro parisien, lieu de passage extrêmement fréquenté. Si l’on peut se réjouir du choix des galeries du métro, on ne peut que réprouver les dégradations sur les affiches de publicité. Elles appartiennent à une personne privée. Ecrire sur de telles affiches, c’est porter atteinte à un tiers.

La mobilisation pour les minorités opprimées en Birmanie ne peut se faire à n’importe quel prix. Que chacun veille à agir dans le respect de tous, même s’il advenait que nul ne trouve à redire sur les inscriptions ci-dessous.