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Certificat halal périmé : Auchan se moque toujours des musulmans

La quasi-totalité des produits halal vendus dans la grande distribution (Carrefour, Auchan, Casino, Leclerc, Cora, Lidl, etc.) sont a minima très douteux.

Des marques comme Carrefour halal, Medina halal, Fleury Michon, Reghalal, Shems, Elsaada (dans laquelle du porc a été trouvé lors d’analyses auprès d’un laboratoire indépendant) et l’ensemble des marques certifiées par l’ACMIF-mosquée d’Evry [1] et la SFCVH-mosquée de Paris [2] ont choisi ces organismes de certification, car ces derniers ont décidée de “faire confiance” à leurs partenaires industriels.

Faire confiance, car c’est une “question de moralité et d’honnêteté” selon Khalil Merroun, recteur de la mosquée d’Evry, lors d’une interview avec le journaliste de France 24 Adel Gastel, c’est laisser l’industriel décider seul, dans le plus grand secret, ce qui sera halal ou non. Dans les faits, l’industriel, qui n’est pas musulman et pour qui le halal est une contrainte qui lui coûte de l’argent, signe une charte avec l’organisme qu’il a choisi.

Lire – Reportage France 24 : Halal, les dessous d’un business [3]

Dans les faits, après cette signature et un audit de l’organisme certificateur, qui consiste à faire acte de présence sur le site de production, l’industriel fait son halal sans qu’aucun contrôle indépendant, systématique et permanent ne soit effectué.

La raison est simple : l’ACMIF-mosquée d’Evry et la SFCVH-mosquée de Paris n’emploie aucun contrôleur qu’elles enverraient sur site pour ces contrôles indépendants, systématiques et permanents, qui éviteraient que de la viande non halal – celles de volailles mortes avant l’abattage, celles de viandes non halal d’un bac mélangées avec les viandes halal d’un autre bac, celles de bêtes abattues par un non-musulman, etc. Sans parler de l’abattage mécanique après électronarcose accepté par la mosquée de Paris (Vanobel, Artislach, Flandrex, Doux, etc.).

Outre les industriels du prétendument halal et les organismes de certification sans contrôle systématique, permanent et indépendant, les enseignes de la grande distributeur jouent un grand rôle dans le business du “halal”. Comme d’autres vendent des faux sac Vuitton ou Chanel aux puces de Saint-Ouen, près de Paris, ces dernières écoulent des centaines de milliers de produits abusivement estampillés halal dans leurs rayons.

Leurs précautions sont si légères qu’il n’est pas étonnant de trouver des certificats halal qui ne sont plus valables depuis des années, comme c’est le cas sur la photo suivante prise lundi 13 mai en région parisienne.

Ce certificat aurait été édité par la SFCVH-mosquée de Paris – ce qui n’est pas complètement garanti puisque les industriels disposent du logo, des tampons et autres matériels de certification qui ne devrait en théorie jamais quitter l’organisme de certification. Il n’est plus valable depuis novembre 2012.

Nous sommes en mai 2014. Ni Elivia (industriel de la viande) ni la SFCVH-mosquée n’ont porté réclamation. Là encore la raison est simple : ni l’industriel ni le certificateur ne dispose d’un système de certification permettant d’éviter ce type d’impairs. Imaginez donc maintenant ce qu’il en est des produits eux-mêmes…

Cette situation scandaleuse perdure, car les consommateurs laissent faire. Quand on pense que dans un mois des produits non halal seront sur les tables des foyers musulmans. Quelle tristesse !