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Rohingya : Christophe Barbier appellera-t-il à une « véritable internationale » bouddhiste ?

echarpe rouge
S’embarbier (verbe du 1er groupe) : Porter une écharpe rouge en hijab

Islamophobie [1]. Tout le monde ou presque connaît Christophe Barbier. Non pas pour son talent, mais parce que la télévision nous l’inflige depuis plusieurs années. L’éditocrate, qui n’en rate pas une pour dire tout le mal qu’il pense des musulmans, du classique voile au burger halal vendu chez Quick – c’est dire s’il est au taquet –, s’est illustré récemment après que la secte khariji de Boko Haram kidnappe plus de 200 jeunes filles.

Lire – #BringBackOurGirls : le monde contre Boko Haram [2]

Le sinistre Barbier, égal à lui-même, a assigné les musulmans à comparaître, les tenant tous comptables des méfaits et autres crimes de Boko Haram. Rassembler l’ensemble des musulmans dans un même sac rance, les essencialiser pour mieux les criminaliser, est coutumier chez l’éditocrate. S’il se permet du reste autant d’infamie, c’est parce que l’ensemble de ses confrères le lui permettent. L’islamophobie médiatique continue – avec moins de permission aujourd’hui depuis le travail titanesque mené notamment par les associations de lutte contre l’islamophobie – de valider les discours qui s’en prennent aux musulmans.

Dieu merci, parmi ces journalistes, il en est qui ne mangent pas de ce pain-là. A l’instar de Sébastien Fontenelle, qui s’est fendu la semaine dernière d’un article qu’il faut lire. Le titre : “Christophe Barbier contre l+islamophobie+”. Effectivement Barbier est contre l’islamophobie. Tout contre.

[…] il se trouve au moins un éditocrate français, on le constate, pour suggérer, avec un peu d’insistance, qu’en effet, les mahométan(e)s du monde entier seront, désormais, collectivement comptables, s’ils ne se «mobilisent» pas pour « mener » là « une guerre vraiment sainte » – c’est toujours Christophe Barbier qui parle -, des atrocités commises au Nigéria.

Mais surtout : elles permettent à Christophe Barbier de s’exonérer – c’est bien tenté – de sa propre responsabilité, et de celle de sa corporation, dans la montée – bien réelle -, dans l’époque, « d’une islamophobie que la crise économique et les divergences culturelles favorisent déjà trop ».

Car il est probablement vrai que la crise favorise la désignation de commodes boucs émissaires, et parfaitement exact que, depuis de très longues années déjà, cette vindicte accable plus spécialement – et presque exclusivement – les musulman(e)s.

Mais qui forge cette anxiété? Qui entretient les opinions publiques dans leurs défiances? Des politicien(ne)s, dont la décomplexion transcende les clivages. Mais plus encore : des journalistes, et non des moindres […]

Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez sur le lien suivant : Christophe Barbier Contre L’«Islamophobie» [3]