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Prêt étudiant halal : financez des études avec Easi UP

pret etudiant
© Shutterstock [1]

Selon l’observatoire national de la vie étudiante (OVE), faire des études supérieures quand on ne vient pas d’un milieu aisé est aujourd’hui encore difficile. Pire, la situation se dégrade. L’enquête sur les conditions de vie des étudiants en 2013 [2] révèle une surreprésentation d’enfants de cadres (31,7 %) et une sous-représentation des enfants issus de milieux modestes (14,8 % d’enfants d’ouvriers).

Avoir de l’argent ou faire un crédit bancaire

Aujourd’hui, avec l’émergence des écoles privées musulmanes, le défi de l’excellence scolaire dans la communauté est en passe d’être brillamment relevé in châ’a-Llâh. Tout comme le lycée musulman Averroès, meilleur lycée de France [3] en 2013, c’est toute une génération d’excellents étudiants musulmans qui émerge.

Nombre d’entre eux se lancent, après le baccalauréat, dans des filières très sélectives. Le cœur rempli d’espoir et de projets d’avenir, ils se heurtent malheureusement très rapidement à la barrière du financement tant les frais de scolarité sont élevés. Il faut compter par exemple plus de 24 000 euros pour financer trois années d’études à HEC (École des hautes études commerciales), sans compter le logement et le coût de la vie.

Pour s’en sortir, de plus en plus d’étudiants ont recours aux petits boulots, ce qui pèse sur leur réussite et leurs familles peinent à les soutenir, faute de moyens.

Les aides de l’État existent et les écoles offres des solutions financières aux étudiants, mais ces facilités ne sont pas suffisantes. Beaucoup préfèrent alors recourir à un prêt à intérêts (ribâ) auprès de leur banque.

Faire le lien entre étudiants et épargnants

Les étudiants musulmans sont face au dilemme suivant : contracter un prêt bancaire ou sacrifier leur projet d’études par manque de moyens ?

Le constat est amer mais la difficulté n’est pas insurmontable. Avec d’un côté, de l’argent qui dort chez de nombreux particuliers et de l’autre des étudiants méritants privés des meilleurs parcours en raison de moyens financiers insuffisants et de leur volonté de ne jamais passer par le crédit à intérêts, tous les ingrédients sont réunis. Il manquait jusque-là le lien entre les uns et les autres. C’est aujourd’hui chose faite grâce à Easi UP [4].

Le principe proposé par la plateforme de la société 570easi est simple. L’étudiant présente son projet qui sera étudié puis sélectionné par l’équipe Easi Up sur la base du sérieux de son projet, de ses résultats, de son sérieux et de ses qualités personnelles. L’implication du candidat dans le tissu associatif musulman est également un plus.

Financer ses études quand on est musulman

Sélectionné, son projet est présenté à la communauté via la plateforme de crowdfunding [4]. Les membres d’Easi UP sont appelés à consulter le profil du candidat et de l’aider en lui prêtant la somme de leur choix, voire, s’ils le souhaitent de faire un don. Une fois la somme atteinte, l’étudiant perçoit les fonds qui lui permettent de payer son année d’étude. Il s’engage à rembourser tous les contributeurs en respectant des délais fixés à l’avance (12 à 24 mois).

En avril dernier, le jeune Mohamed Amsrie [5] a vu financer sa dernière année d’école d’ingénieur au prestigieux Griffith College à Dublin, grâce à une collecte fulgurante (6 600 euros récoltés en moins de 24 heures).

De même, Elias [6], autre étudiant, va pouvoir intégrer in cha’a-Llah la fameuse KEDGE Business School après le soutien, tout aussi massif, de la communauté Easi Up, qui a permis de collecter plus de 4 000 euros quelques jours.

Pérennisons le prêt étudiant halal participatif

Il ne tient qu’à nous de faire perdurer ce système de prêt étudiant halal en contribuant ou en diffusant l’information. Le principe même du crowdfunding, c’est le pouvoir de la foule, le pouvoir de la communauté. Plus nous sommes nombreux, plus il devient aisé de financer de beaux projets avec seulement quelques euros par personne.

Ensemble, nous pouvons offrir aux étudiants de la communauté l’accès à des écoles qu’ils ne pourront intégrer autrement ou sans recours au haram. Nous vous proposons aujourd’hui de clore le financement de deux projets afin qu’avant la rentrée de septembre Bilal et Yassine puissent entamer leur prochaine année étudiante sereinement.

Bilal, 20 ans qui intègre HEC après deux années en classe préparatoire et un baccalauréat obtenu avec mention très bien, a besoin de 7 000 euros pour compléter son inscription. « Ne pouvant contracter de prêt bancaire en raison des taux d’intérêt qui, même faibles, vont à l’encontre des préceptes de l’islam, j’ai donc décidé de faire appel à [Easi UP] », a-t-il tenu à préciser.

Yassine, 23 ans, qui réussit à intégrer l’ESSEC (École supérieure des sciences économiques et commerciales), prestigieuse école de commerce, suite à deux années intenses en classe préparatoire, a besoin de 7000 euros pour finaliser son inscription. « Deux années ont pu être financées jusqu’ici, ce qui équivaut à 25 000 euros. Je vois cependant le poids de ce sacrifice sur la situation financière de ma famille. Je suis l’ainé d’une fratrie de cinq enfants. Je souhaiterais les soulager de cette charge et ne pas sacrifier l’éducation de mes autres frères et sœurs.”, confie-t-il.

Vous avez 5, 10, 100, 1 000 euros à prêter à Bilal et Yassine ? Rendez-vous sur Easi UP en cliquant sur les liens suivants :

Je soutiens les études de Bilal – il reste 2 930 euros [7]
Je soutiens les études de Yassine – il manque 2 025 euros [8]