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Mouton de l’aïd : fraude à l’abattoir de Coulommiers

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La photo ci-dessus a été prise il y a près d’un an, au deuxième jour de l’aïd al-adha. Hassen, lecteur d’Al-Kanz, avait passé commande de son mouton de l’aïd auprès d’un des nombreux abattoirs français, à l’instar de nombreux autres musulmans en France. Des amis de Hassen avait fait le même choix.

Des moutons prétendument français, un tampon UK

Tous avaient décidé de profiter de l’offre tarifaire appliquée aux moutons livrés le deuxième jour de l’aïd : 170 euros la bête au lieu de 230 à 250 euros pour le premier jour.

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Commande passée début octobre pour une livraison le 2e jour

Hassen se rend donc à l’abattoir récupérer son mouton, puis rentre chez lui. Stupeur en découvrant la carcasse : ce père de famille découvre, nous dira-t-il, que “le tampon de l’agrément sanitaire (UK 2138 EC) indiquait que les bêtes ont été sacrifiées en Angleterre et non en France”. On voit en effet distinctement que l’estampille apposée sur la carcasse est bien UK 2138 EC.

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Or, Hassen, en consommateur alerte, avait pris soin de demander quelques précisions à la direction de l’abattoir. Son choix portait sur un mouton français, il ne voulait absolument pas de moutons étrangers. L’abattoir lui assura non seulement que tous les moutons étaient français – en provenance du département du Loiret -, mais qu’ils étaient égorgés dans la nuit du premier au deuxième jour de l’aïd.

L’abattoir récupère ses six moutons britanniques

Scandalisé, Hassen remit la carcasse dans sa voiture et retourna demander quelques explications à l’abattoir. On lui dira d’abord que ce sont bien des moutons français, mais… de Normandie et non du Loiret, et que tout a été réalisé dans les règles “après la salat [après la prière, NDLR]” (dixit). Il faut dire que Hassen était en confiance, car le premier jour, selon ce qu’il rapporte, les moutons sont bien abattus sur place.

Mais lorsque ce dernier indiqua s’être renseigné auprès de la Répression des fraudes pour s’assurer de la signification de l’estampille UK 2138 EC, le ton changea. Embarrassée, la patronne n’eut guère le choix lorsque Hassen exigea de récupérer son argent. Cinq autres de ses amis firent de même. Tous rendirent leurs bêtes, sans qu’ils ne sachent du reste s’ils étaient vraiment halal.

Vous serez peut-être parmi les victimes de samedi prochain

Contrairement à Hassen et ses amis, des milliers de familles musulmans ne se sont rendues compte de rien et ont consommé un mouton qui n’était ni français, ni de l’aïd et certainement pas halal. Malheureusement, la mobilisation est quasi-inexistante.

Le CFCM se fiche comme de l’an mil de cette tromperie à grande échelle, tout comme les organisations telle que l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), le RMF (rassemblement des musulmans de France) ou encore la grande mosquée de Paris.

L’abattoir en question est celui de Coulommiers. Il récidivera peut-être dans dix jours, tout comme le feront les enseignes de la grande distribution et les bouchers musulmans qui iront se fournir au marché de Rungis.

Lire – Mouton de l’aïd : si rien n’est fait, des milliers de familles vont se faire arnaquer [1]

Il faut s’attendre à ce que samedi prochain des milliers de familles musulmanes se fassent encore arnaquer. Malheureusement, tant que les musulmans se comporteront en victimes consentantes et accepteront de se faire avoir de la sorte, la situation n’évoluera pas. Tant pis.