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Mon papa est mort, mais ça ne compte pas. Sauf pour moi.

Je suis syrien. Mon papa est mort. Ça ne compte pas. Sauf pour moi. Mon papa est mort. Je l’attends devant sa nouvelle maison. Sa nouvelle maison. Une tombe. Mon papa est mort. Mais il est syrien. Ça ne compte pas. Je l’attends. Il est mort. Je suis vivant. Mon papa est mort. Mais ça ne compte pas. Sa nouvelle maison. Ma tombe. Mort. Comme mon papa. Mon papa et moi sommes morts. Nous étions syriens. Mais ça ne compte plus. Morts.

La Syrie, bilad al-Sham si cher aux coeurs des musulmans, est un immense cimetière où plus de 200 000 âmes se sont éteintes avec la bénédiction des pays occidentaux, cet axe du Bien qui fait les yeux doux au tyran Al-Assad ou déroule le tapis rouge au criminel égyptien Sissi.

Inna li-Llah wa inna ilayhi raji’un. C’est à Dieu que nous sommes et c’est à Lui que nous retournerons.