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Valse des accusations à Bourgoin-Jailleu ? du “départ au djihad” aux… “violences volontaires”

Curieuse affaire à Bourgoin-Jailleu (Isère). Un couple, musulman, s’est vu enlever manu militari ses cinq enfants par les services sociaux et la police. Le père était alors en Tunisie chez sa famille. Alerté par son épouse, il est rentré aussitôt. Son retour en France s’est déroulé sans aucun problème à la police des frontières.

Lire – Islamophobie : cinq enfants enlevés à leurs parents par les services sociaux [1]

Le Dauphiné libéré nous apprend que le mari n’a été inquiété par la police et mis en garde à vue seulement mardi non pas parce qu’il était initialement accusé de vouloir partir faire le djihad en Syrie, mais pour “violences volontaires”.

Le quotidien dauphinois précise en outre que cette affaire est liée à une plainte de l’ex-mari de l’épouse qui fait état de violences morales et physiques sur ses deux enfants. Sur le site de FranceTv [2], les accusations se font plus précises : le père serait accusé de maltraitance “sur fond de radicalisation islamique”.

Que vient faire l’islam dans cette affaire ? Etre musulman est-ce une fois encore une circonstance aggravante. Le père a été placé en garde à vue, mais la mère n’a pas été inquiétée. Si ce dernier est bien coupable, ce qui n’est pour l’heure pas avéré, pourquoi avoir arraché les enfants à leur mère, dont un bébé de trois mois allaité ?

En 2013, une mère de famille a perdu la garde de ses enfants dans des circonstances similaires. Après six ans d’absence, son ex-mari avait déposé plainte contre elle, l’accusant du prétexte fallacieux de radicalisme religieux. La juge donna raison à ce dernier. De même, le fameux “polygame de Nantes”, Ilyes Hebbadj, après une offense politico-médiatique et dix procès a été lavé de tout soupçon. Sur les dix procès intentés, un seul lui a valu une légère condamnation suite à une irrégularité secondaire constatée dans son entreprise.

L’accusation de radicalisme joue systématiquement en défaveur des musulmans pratiquants et justifie, depuis des années. bien des excès