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Faire son alyah est désolant, sa hijra très suspect

En France, nombre de juifs ont peur. Ils ont raison. Nombre de musulmans ont peur, aussi. Ils ont raison. Mais si la peur des premiers est prise au sérieux, la seconde est méprisée par les artisans du problème musulman, communautaristes sélectifs et antisémites bienveillants, souvent islamophobes plus ou moins décomplexés.

Quand l’antisémitisme bienveillant s’exprime contre les musulmans

Ce un poids deux mesures, pratique favorite des importateurs du conflit israélo-palestinien, ne se cache plus. Qu’il s’agisse des hommes politiques ou de certaines rédactions, la contradiction et le traitement différencié ne posent plus problèmes.

Casher et halal, c’est identique ? Qu’à cela ne tienne, fustigeons simplement le halal. L’UMP a pendant des décennies accordé des plage horaires de piscine non mixte pour des membres de la communauté juive. Peu importe, tirons sur les musulmans.

L’ancien gouvernement a choisi d’enfreindre la règle du traitement égalitaire entre les étudiants devant les concours, là encore on ne dira rien et l’on s’en prendra aux musulmans encore et toujours. Le prétendu rigorisme des « salafistes » est dénoncé quand celui de leur alter-ego juifs, les Loubavitch, est si peu remis en cause.

Islam et judaïsme sont en bien des points isomorphes. Pourtant, on harcèle les musulmans sur des points qu’ils partagent intimement avec leurs cousins tout en faisant silence sur les pratiques de ces derniers. Ce qui pose problème n’est pas qu’on ne cherche pas de poux à la communauté juive, mais bien qu’on s’en prenne, à pratiques identiques, tant aux musulmans.

La hijra, cette alyah suspecte

Cette appréciation à géométrie variable vise encore et toujours à criminaliser les musulmans ; ce qui n’a pas échappé à de plus en plus de voix qui dénoncent l’instrumentalisation et le dévoiement de la laïcité à des fins xénophobes.

L’un des derniers exemples de ce traitement différencié s’articule autour donc l’alyah et la hijra, deux mots que l’on traduit par « émigration ». Ce matin encore, Eugénie Bastié, journaliste au Figaro, publiait un article sur la hijra. Le papier évoque certes la hijra, mais aussi l’Etat islamique, les djihadistes et même, tenez-vous bien, les villages de France « jugés moins impurs ».

Les raccourcis opérés par la journaliste vise à faire de tout prétendant à la hijra un terroriste en puissance, un agent dormant prêt à se réveiller à tout moment. Al-Qaïda canal Go voyages serait ainsi dans nos villages – moins impurs que la ville, retenez-le.

Nous avons demandé à Eugénie Bastié le rapport qu’il pouvait y avoir entre la hijra, pratique qui a plus de 1 400 ans, et l’Etat islamique, le djihadisme, etc. Réponse de l’intéressée : « L’EI appelle à la hijra ». Bon stoppez tout. Fermez le ban ! On a mieux à vous offrir que cette maladie qui frappe le journalisme, l’un des plus beaux métiers du monde. Voici donc un cadeau, offert conjointement par Noredine Allam (@muslimshow [1]) et Al-Kanz [2].

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