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Elections régionales : 2 000 perquisitions, 549 garde-à-vue pour Valls

Le Vallsgate [1] se poursuit. Craignant la déculottée qui attend le parti socialiste aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, Manuel Valls [2], Premier ministre et préposé républicain aux perquisitions électoralistes, a décidé de s’impliquer dans la campagne électorale en… appliquant le programme du Front national [3].

Ciblés car musulmans pratiquants

C’est ainsi que pendant une dizaine de jours, des centaines de familles musulmanes, des mosquées, des entreprises (restaurants, maisons d’édition, etc.) ont été la cible de descentes de police.

Résultat de ces raids : nul. Aucune des perquisitions n’a abouti au moindre commencement de début d’éléments caractéristiques d’une entreprise terroriste.

Le fiasco des perquisitions commanditées par Manuel Valls était prévisible.

Le fiasco était évidemment prévisible : Manuel Valls a choisi volontairement de s’en prendre à des musulmans pratiquants, particulièrement télégéniques et coupables parfaits, quand bien même innocents.

Lire – #VallGate : Bavure policière au restaurant halal Pepper Grill [4]

Du ministère de l’Intérieur à l’ensemble des préfets, mis sous pression pour faire du chiffre, tous les acteurs de l’autorité publique savaient qu’aucune des descentes diligentées contre ces cibles musulmanes n’aboutirait à des résultats positifs.

Un bilan accablant pour le gouvernement

Notons qu’après les descentes contre les musulmans pratiquants, Manuel Valls a décidé de s’en prendre à des militants écologistes. Ou comment l’état d’urgence devient l’outil de gestion sécuritaire d’un ministre aussi fébrile qu’incapable de discuter avec la société civile. En chiffres, le Vallsgate se décline de la sorte.

perquisitions vallsgate
Source : Le Monde [5]

Terminons avec une anecdote : cet état d’urgence n’a pas manqué de rappeler des souvenirs à un grand-père algérien, qui lors de la guerre d’Algérie a été lui-même victime d’une dénonciation calomnieuse lors précisément de l’état d’urgence alors en cours. Arrêté en pleine rue, il fut alors férocement torturé, puis relâché. A l’époque, on torturait les innocents comme aujourd’hui on perquisitionne leur appartement. Les tortionnaires courent toujours.