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Interdiction des signes religieux en entreprise : ce qu’a dit la CJUE

hijab noir et blanc
© Haifeez [1]

Ce mardi 14 mars, la Cour de justice de l’Union européenne rendait sa décision sur deux affaires, l’une en Belgique (affaire Achbita), l’autre en France (affaire Bougnaoui). Les requêtes des plaignantes ont été toutes deux rejetées.

Selon le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui le regrette, la “Cour a considéré qu’une exigence de neutralité religieuse, politique ou philosophique dans le règlement intérieur d’une entreprise ne constitue pas une discrimination directe”.

Déplorant que cette décision est fondée non sur le droit, mais sur les “crispations de certaines franges des sociétés européennes”, le CCIF considère que “cet arrêt est porteur de très lourdes conséquences en ce qu’il interroge directement l’avenir des concepts de discrimination et de liberté en général, sur tout le sol européen”.

Pour autant, cette décision de la CJUE n’est pas un blanc-seing pour discriminer – notamment des femmes voilées – comme a tenu à le rappeler sur Twitter, quelques heures après l’annonce de cette décision, Marwan Muhammad, directeur général du CCIF.

De son côté, l’Observatoire de la laïcité s’est fendu d’un communiqué de presse pour apporter quelques précisions.

Autre réaction et non des moindres, Bruno Macaes, ex-ministre portugais, a fustigé cette décision en publiant le tweet suivant.

Traduction : “Se sentir menacé ou dérangé par un foulard relève du domaine de la psychopathologie.”