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Decathlon : après le hijab pour courir, le hijab pour nager (et son maillot de bain)

Il est depuis fin février de notoriété publique, en France et dans le monde, que la filiale du groupe Auchan, va commercialiser un hijab de sport Kalenji.

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Hijab de sport : Decathlon s’adresse aux femmes musulmanes

– Hijab de running : les ambitions de Decathlon sont internationales [1]

Les amateurs de courses à pieds et clients de Decathlon connaissent Kalenji, “marque passion du running” de l’enseigne. Les amateurs de natation, quant à eux, connaissent Nabaiji, “marque de natation, d’aquagym et de water-polo de Decathlon”.

Nabaiji, c’est justement la marque du hijab ci-dessous commercialisé par Decathlon Tunisie.

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Mais aussi par Decathlon Maroc.

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Et Decathlon Afrique du Sud.

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Contrairement au hijab de sport clairement nommé “hijab de running”, cet accessoire de bain est un “bonnet de bain couvrant”, modèle “Olfa bleu clair”.

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Il en est de même pour le maillot de bain associé, toujours de la marque Nabaiji modèle Olfa : Decathlon s’est gardé de l’appeler “burkini”, préférant à ce néologisme polémique un nom commun simplement descriptif.

Notons un joli raté de la part des concepteurs de ce maillot et autre combinaison de natation. Joli raté ou choix assumé, mais pour le moins antinomique : ces initiatives s’adressent à un public précis qui souhaitent s’adonner à des pratiques sportives tout en observant leurs principes religieux. Or porter une tenue moulante est en contradiction avec les règles islamiques relatives à la pudeur, règles que doivent observent tant les hommes que les femmes.

Un vêtement ne doit pas dévoiler les atours. Il ne suffit pas de ne pas montrer la peau. Or, il n’est pas rare à l’instar de Decathlon dans le cas présent que la confusion soit totale. Porter un maillot de bain qui épouse totalement les parties du corps n’est pas pour celle ou celui qui fait siens les principes islamiques en matière d’habillement un vêtement acceptable.

Autant dire que quand bien même ces produits devraient trouver preneurs – chacun voit midi à sa porte –, Decathlon rate le coche. Ou comment les grandes entreprises qui investissent le marché des consommateurs musulmans ont toujours un mal fou à cerner le marché qu’ils adressent. Une de plus avec Decathlon.