Podcast – Tajwîd : 10 – L'isti'adha et la basmalah

Nous publierons désormais – avec l’autorisation de l’auteur – le texte intégral du podcast audio. Cela permettra à celles et ceux qui ne peuvent, pour une raison ou pour une autre, écouter la version audio de profiter aussi de ces cours. Vous trouverez le texte après les extraits audio en français et en anglais. Dixième […]

cours de tajwid, tajweed, coran Nous publierons désormais – avec l’autorisation de l’auteur – le texte intégral du podcast audio. Cela permettra à celles et ceux qui ne peuvent, pour une raison ou pour une autre, écouter la version audio de profiter aussi de ces cours. Vous trouverez le texte après les extraits audio en français et en anglais.

Dixième podcast consacré au tajwîd : L’isti’adha et la basmalah


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A la demande de Khaled Bouchafaa, nous précisions que ce fichier audio ne peut faire en aucune manière l’objet d’une transaction commerciale. Copyright© 2007 Tajweed Podcast (http://www.tajweedinenglish.com).


Assalamou aleykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhou.

Bienvenue encore une fois au podcast de tajwid. Ceci est le 10e épisode. Al hamdou liLahi rabil- Alamine, nous avons atteint le chapitre de l’isti’atha et de la basmalah. Et comme vous le savez, tous les musulmans savent que par le ijmaah (consensus) des savants, toute personne qui veut lire le Qur’aan doit avant tout réciter l’Isti’atha.

Grammaticalement isti’atha est le masdar (nom dérivé) du verbe « yasta’ithouh » qui veut dire chercher secours ou rechercher de l’aide auprès d’Allah tabaaraka wa taaala contre chaytan. Ainsi, avant qu’une personne commence à lire le Qur’aan, elle doit réciter l’Isti’atha comme Allah l’a dit dans le Qur’aan dans la sourate Nahl « Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d’Allah contre le Diable banni ».

Certains oulémas pensent que l’ Isti’atha est une obligation à cause de l’expression dans le Qur’aan, « fasta’ith bilLah (demande la protection d’Allah)» qui est un ordre. Le verbe utilisé ici est à l’impératif (fi’ilou-l- amr en arabe). Et les oulémas de Usool al fiqh, lorsqu’ ils dérivent les règles de fiqh des hadiths et du Qur’aan font attention à l’arabe utilisé. Ici « Ista’ith » est un ordre, et un ordre quel que soit l’endroit où il apparait dans le Qur’aan, signifie qu’il s’agit d’un fard (obligation) et que son application est waajib (obligatoire). Les oulémas qui pensent donc que c’est une obligation le disent parce qu’ils considèrent qu’il s’agit là d’un impératif, donc d’un ordre d’Allah tabaaraka wa ta’ala.

Cependant, la majorité des oulémas y compris les 4 grands imams disent qu’il ne s’agit pas d’un fard ou d’un acte waajib , mais d’un istihbab (recommandé ou préférable) pour une personne voulant commencer la lecture du Qur’aan. C’est pourquoi dans le madhab de l’imaam Malik, une personne voulant commencer la lecture du Quor’aan dans la prière ne prononce pas l’Isti’atha ou la Basmalah. Mieux, pour certains dans ce madhab, il est makrouh (déconseillé) de dire aouthou bil-Lahi mina chaytanir-rajim, BismiLahi Rahmani Rahim pendant la prière. Il faut juste après le takbir commencer à réciter Alhamdou liLahi Rabil Allamine. Il s’agit là de différences d’opinions parmi les oulémas.

Cependant, les règles (ahkaam) sont différentes selon qu’on récite le Quor’aan pendant ou en dehors de la prière. Il y aussi différentes façons de faire l’Isti’atha. La façon la plus connue et la plus mentionnée par les oulémas dans leur livres, est celle qu’Allah Lui-même a utilisé dans le Qur’aan : « aouthou bilLahi mina-chaytanir-Rajim ». Si on y rajoute un nom ou un nom attribut d’Allah, on a : « aouthou bilLahi Samî-il Alîmi mina-chaytanir-Rajim ». Ce sont là les différentes façons de faire l’isti’atha.

Lorsqu’on lit le Qur’aan, peu importe l’endroit où on commence la lecture, que ce soit au début ou au milieu d’une sourate, d’un jouz ou d’un ayat, on peut faire l’Isti’atha. Cependant si on veut commencer la lecture au milieu d’un Jouz ou d’un ayat et non au début d’une sourate ou d’un ayat, par exemple si on veut dire « Allahou Samad », on ne doit pas dire directement « Allahou Samad » après avoir dit « aouthou bilLahi mina-chaytanir-Rajim » sans avoir dit la Basmalah. Ceci est makrouh. En fait la Basmalah doit s’intercaler entre toute chose ayant un rapport avec les noms et les attributs d’Allah ou avec le nom du Prophète (saw) et l’Isti’atha. La raison est simple, on ne doit pas établir de lien entre l’adjectif « rajim » qui qualifie chaytan et le nom du Prophète (saw) ou un nom ou un attribut d’Allah. Par exemple si on veut réciter Ayatoul Koursiyyou on dit : « aouthou bilLahi mina-chaytanir-Rajim . BismilLahi Rahmani Rahim. Allahou lâ illaha illâ houwal-hayyoul-qayyoum». On ne doit donc pas dire« aouthou bilLahi mina-chaytanir-Rajim, Alllahou» parce que certaines personnes risquent de croire que l’adjectif « rajim » qui s’applique à chaytan s’applique à l’attribut ou au nom d’Allah qui vient juste après (hâ cha liLahi Tabâraka wa ta’ala).

Il y a quatre façon de dire l’isti’atha. Deux façons où on le prononce à voix haute et deux autres où on le murmure. Quand on parle de prononcer à voix haute, cela veut dire que la personne à côté de vous peut vous entendre, c’est ce qu’on appelle « al jahr » dans le fiqh. Le contraire de « al jahr » est « as sir » qui veut dire réciter à voix basse ou murmurer. Cela ne veut cependant pas dire réciter dans sa tête sans remuer les lèvres, mais plutôt réciter de façon à s’entendre soi-même en remuant les lèvres et en faisant sortir les « makhârij » (prononciation) des lettres. Si on ne le fait pas, on n’est pas en train de prononcer les lettres et les mots qu’il faut, donc on n’est simplement pas en train de réciter. On est plutôt en train de réciter dans sa tête mais pas à voix basse. Le mot « sir » ou l’expression « qira’a sirran (récitation à voix basse)» en arabe, tel que les ulémas du fiqh et du tajwid et du qira’a (récitation) l’ont défini, veut dire réciter en prononçant les makhârij et les siffat de façon à s’entendre soi-même.

Le tahqiq (es lettres, le son, la prononciation et la phonétique de chaque lettre de la langue arabe) des makhârij ne peut être atteint tant qu’on ne remue pas ses lèvres pour faire discrètement sortir le son et donc prononcer correctement les lettres.

On récite l’Isti’atha à haute voix en deux endroits. Premièrement lorsqu’on est dans une assemblée de personnes (par exemple dans une mosquée) et quelqu’un veut lire le Qur’aan à haute voix pendant que les autres écoutent, il doit réciter à haute voix «aouthou bilLahi mina-chaytanir-Rajim ». Le second endroit c’est lorsqu’on est en train de faire un cours de Qur’aan, on doit réciter l’Isti’atha à haute voix devant le cheikh ou le professeur, plus précisément quand on est le premier à passer. Le professeur peut aussi demander à ce que l’on récite l’isti’atha à haute voix afin de pouvoir corriger d’éventuelles erreurs de prononciation.

On récite l’Isti’atha à voix basse quand on est en train de prier ou quand on lit le Qur’aan tout seul (mounfarid). Encore une fois, j’insiste sur le fait que «sirran, à voix basse » veut dire en remuant les lèvres et en prononçant les lettres de façon à ce que vous puissiez vous entendre vous-même. Dans le cas contraire, les anges ne pourront pas noter que vous avez prononcé l’isti’atha et celui-ci n’aura pas l’effet escompté (la protection contre chaytan).

Jazakoumoullahou khairan pour avoir suivi ce podcast. S’il vous plaît n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires Incha Allah , le prochain épisode sera à propos du fait de dire « BismilLahi Rahman Rahim » et le lien qu’il y a entre « aouthou bilLahi mina-chaytanir-Rajim », « BismilLahi Rahman Rahim » et le début des sourates. Wassalamou aleykoum wa RahmatoulLahi wa Barakatouhou



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Vos réactions (6 commentaires)

  1. OumMaryam    

    salam aleykoum

    djazakoum Allahou khayran! superbe decouverte!

    1
  2. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Wa anti min ahli-l-jaza

    2
  3. arab    

    salam alaykoum je mapelle mourad é je suis converti amdoullilah c tré bien ce ke vous fete je viens de découvrir que ALLAH agré votre travail continuez ainsi inchaallah

    3
  4. ahmed    

    Assalamou aleykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhou.

    je voulais savoir réelement si on prononce oui ou non la basmalah durant la prière après le prémier takbir car la je suis un peu perdu depuis que je suis née j’ai prié toujours sans la basmalah (je vivais au gabon ) . Mais cette année je suis au sénegal unpays etrage dans ces pratique de l’islam et c’est ici que j’ai entendue la basmalah a haute voie. ça ma etonné et il ne dit(l’imame ) qu’un seule assalamouley koum pour cloturer la prière j’avoue que ces contradiction me trouble aidé moi a trouvé le droit chemin qu ‘ Allah nous protège de chaitan voici mon contact kiabasekou@live.fr
    Jazakoumoullahou khairan

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  5. SAIDOU    

    Assalamou Aleïkoum Wa Rahmatoullahi Wa Baratouhou
    Qu’ ALLAH (SWT) vous Benisse et vous donne toujours la force d’aider vos frères et soeurs dans le DROIT CHEMIN.

    al-isti’âdha qui est expliqué sur ce site est très important, et surtout celui suivi du VERSET DU TRONE ( Ayat OUL KOURSIYOU)
    Qu’ALLAH agrée votre travail.

    Jazakoumoullahou Khaira

    5
  6. oumotalal    

    Baraka lahou fiki pour toutes ces précisions, jazaki lahou koula khayr wa barakkate.

    6

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