Vivre ailleurs : la Tunisie

Par Al-Kanz

Partir. Il y a quatre ans nous interviewions Taqiya, française expatriée en famille aux Emirats arabes unis. Depuis Taqiya est installée en Tunisie. Interview.

Tunisie -
©Al@ain76

Partir. Il y a quatre ans nous interviewions Taqiya, française expatriée en famille aux Emirats arabes unis.

Lire – Vivre ailleurs : les Emirats arabes unis

Depuis de l’eau a coulé sous les ponts, et Taqiya est depuis quelques années installée, toujours en famille, en Tunisie. Interview.

Al-Kanz : En 2009, vous étiez à Dubaï que vous avez finalement quitté. Est-ce un choix ou avez-vous été contrainte de quitter le pays ?
Taqiya :
Nous y avons été contraints à cause de la crise à cette époque. Les emplois se sont fait rares. Or dans ce pays tout est lié au travail : le statut de résidant ainsi que celui de chaque membre de la famille. Le niveau de vie étant élevé, il est impossible d’y rester en touriste. De plus, c’est une destination à plus ou moins court terme je pense. A moins d’y avoir des attaches familiales, il est difficile de pouvoir y rester à très long terme.

Al-Kanz : Comment passe-t-on de Dubaï à la Tunisie ? Avez-vous eu besoin d’un temps d’adaptation ?
Taqiya :
Oui, il nous a fallu un moment pour nous’adapter à cette nouvelle vie, puisque la vie en Tunisie y est très différente, mais la simplicité de vie ici et celle des gens à beaucoup aidé. La vie y est plus simple et par conséquent et plus authentique si je puis dire.

La vie de famille est ici très importante. Le cadre est favorable pour de nombreuses balades, sorties à la plage ou autre, ce qui diffère du Moyen-Orient où nous devions le plus souvent dépenser de l’argent pour faire jouer les enfants. Là-bas, la chaleur ne permet pas les sorties familiales tout au long de l’année. Les gens se réfugient donc dans galeries commerciales pour y faire des « balades climatisées ».
Ici, l’école est à quelques minutes à pied, ainsi que les commerces, la mosquée etc. Cette proximité est très importante dans notre quotidien. Cela évite de longues journées fatigantes et, par exemple, du temps perdu dans les embouteillages. Il est connu que les journées ici paraissent plus longues. Je me rappelle les années où je venais en vacances. Elles me paraissaient interminables. Dans une journée, on a le temps d’avoir de nombreuses activités, ce qui n’était pas le cas en France ou à Dubaï.

Al-Kanz : A l’époque, la Tunisie était sous la dictature de Ben Ali. On imagine que ça ne devait pas être très agréable. Préjugé ou réalité ?
Taqiya :
Non absolument réel. Bien entendu, dans la rue, il n’y avait pas de climat apparent de terreur, mais le simple fait d’évoquer un cours de Coran dans une maison me valait des « chut attention ». Il n’y avait aucune réunion possible pour apprendre les sciences islamiques par exemple ou bien très rarement et bien évidemment dans ce cas ces réunions étaient contrôlées. Mais ce qui m’a permis de constater qu’il y avait un vrai malaise, c’est le départ de Ben Ali !
Très concrètement quelques jours après son départ, des femmes se sont aussitôt voilées. J’ai été très surprise ma cha’a-Llah. Sous Ben Ali, les gens avaient peur sans pour autant exprimer cette peur, cachée mais existante. Elle était intériorisée après tant d’années, un peu comme une habitude je penses. J’ajouterai que le premier ramadan après Ben Ali fut une autre manifestation de cette libération : je me revois regarder les gens aller en masse à la mosquée, comme si la ville tout entière se dirigeait vers la mosquée. C’est un très beau souvenir.

Al-Kanz : Vos enfants se sont-ils facilement adaptés ?
Taqiya :
De façon générale je dirais que oui, même si la transition n’a pas été simple au début à cause du manque des amis, du changement de niveau de vie. Par exemple, les écoles sont vétustes par rapport à Dubaï. Mais tout cela est vite passé une fois une routine installée et de nouvelles amies rencontrées.

Al-Kanz : Etes-vous revenue en France, depuis votre départ pour le Moyen-Orient ? Si oui, quel regard avez-vous porté sur votre pays de naissance ?
Taqiya :
Oui nous sommes revenus quelques fois. Je vois la France comme une étrangère à plus d’un titre. J’essaie de rester objective, mais j’ai beaucoup de mal avec ce pays. Je trouve que le climat est très lourd pour la communauté, et inadapté.
C’est un regard triste que je porte, triste pour mes frères et sœurs qui y vivent et qui doivent faire face à toutes ces difficultés tant au niveau de leur pratique que de leur bien-être en général ; notamment en ce qui concerne l’éducation des enfants qui est je pense tout de même le point central du problème avec ce pays et bien entendu toutes ces récentes agressions. Tout n’est pas noir et tout le monde n’est pas mauvais, mais une fois de plus je pense que c’est un pays incompatible avec nos valeurs et notre mode de vie.

Al-Kanz : Pensez-vous un jour rentrer définitivement ?
Taqiya :
Pour être tout à fait honnête ça ne fait pas partie de mes projets et je ne le souhaite pas, mais qui sait ? Allah sait mieux.

Al-Kanz : Même question qu’il y a quatre ans : si vous ne deviez donner qu’un seul conseil aux prétendants au départ, quel serait-il ?
Taqiya :
Ce serait un conseil d’encouragement. La Tunisie est un beau pays ma cha’a-Llah, proche géographiquement de la France, ce qui aide pour entretenir les liens avec la famille restée là-bas. Et puis le climat, les paysages qui en font un pays très agréable, un pays dans lequel on se croit en vacances une bonne partie de l’année, même en période scolaire ou lorsque l’on travaille. C’est également un pays plus pauvre, ce qui apporte une touche de simplicité qui contraste avec la vie au Moyen-Orient ou en France.

Al-Kanz : Depuis peu en Tunisie, vous portez un regard assez neuf sur le pays. Vous avez néanmoins vécu quelque temps sous Ben Ali. Diriez-vous qu’il y a eu un avant et après Ben Ali ?
Taqiya :
Depuis le départ de Ben Ali le pays à beaucoup changé. Les musulmans pratiquent de façon beaucoup plus libre et ouverte leur religion. L’accès à l’apprentissage de l’islam, la vente de livres religieux, etc. sont désormais possible à travers tout le pays. Des structures privées, comme ces jardins d’enfants islamiques (rawdat), voient le jour, ainsi que des écoles privées islamiques. Dans le secteur public, l’enseignement islamique n’est pas entièrement assuré, comme le voudraient les familles pratiquantes. Je tiens aussi à dire que les Tunisiens sont des gens très accueillants, joviaux et fiers de voir des étrangers venir dans leur pays. Nous sommes assez nombreux à venir d’Europe et à nous installer en Tunisie. Je tiens donc à saluer par ce petit mot le peuple tunisien qui nous accueille chaleureusement.



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Vos réactions (24 commentaires)

  1. sarah[GT-N7100]    

    c’est etrange je connais des tunisiens qui y vivent et depuis ce qu’il s’est passée vivent reclus chez eux.
    ils ont peur c’est tres dure pour eux et je parle de tunis.
    certains n’ont plus de maison car elle a étè brulé leur voiture pareil.
    ma belle mere, agé n’est plus tranquille comme avant. elle a peur jusqu’a present de sortir dans la rue, au marché.
    bon bref…
    avant les gens aussi allaient priés a la mosquée et j’ai toujours entendu l appel a la priere.
    je ne met pas en doute ce recit mais ce n’est pas l’entiere verité car de la France on ne vous dit pas tout ce qui se passe. les journaux relatent que ce qu’ils veulent bien et a leur sauce.

    1
    • Al-Kanz    

      Sarah, ce n’est pas une interview depuis la France, mais depuis la Tunisie.

      1.1
    • Myriam    

      Eh oui que tu sa te plaise ou non la Tunisie est un havre de paix, et j’encourage tous et toute à faire la hijra la bas, il suffit de voir ce que dit l’imam malik et sheikh sha’rawi ont dit sur la Tunisie pour nous faire clouer le bec..
      On minimise l’importance de nos pays, on ne les connaît pas

      Tu peux citer pleins d’histoire, de choses qui ce sont passés etc etc pour montrer une mauvaise image de la Tunise mais le peu de chose qu’il y a eu ne sont que des choses minim ..

      Rien que dernièrement le niqab est autorisé à l’université al hamdoulilah, t’inquiète pas, sa avance, Allah est avec eux.

      Salam a’leykoum

      1.2
  2. Najet [iPad 3]    

    Salam
    Ce récit me paraît tout à fait crédible, et encourageant.
    J’ai été deux fois en Tunisie, une fois l’année avant le départ de Ben ali, puis cette année.
    À part tunis qui est sous haute garde apparemment, le reste du pays est calme, sécurisé, les gens sortent, vivent comme avant. J’avais constate déjà que la religion y avait une grande place, les mosquées pleines, des femmes voilées partout, et cette année cela à été la confirmation. Un peuple sympathique, accueillant, simple et modeste. Les infrastructures sont parfois un peu délabrées, la faute à la révolution je pense, il y a moins de touristes donc moins de travail, mais je n’ai pas ressenti de peur. Il y a une attente c’est vrai, car l’incertitude sur l’avenir politique du pays rend les choses compliquées, mais pour autant la vie quotidienne continue.
    Je pense que c’est un pays facile et agréable à vivre, mis à part la partie touristique du pays qui me dégoûte un peu avec l’alcool qui coule à flots ou les tenues un peu trop dénudées, les harcèlements des hommes vis à vis de certaines touristes, choses que j’ai constatées malheureusement et qui doit exister ailleurs certainement. Mais le reste du pays est certainement un lieu où faire hijra doit être accessible et supportable, pour peu qu’on ait une activité profession

    2
  3. Khaled[HTC One XL]    

    salam Alaykom
    @Sarah: d’après tous mes contacts en tunisie (sud: Gabés/le Kaf et au centre est Sousse et sa région, nord de Tunis et encore +au nord: la vie suit son court,
    pas de problèmes. C vrai Qu’à Tunis , il y a des tensions mais elles sont localisées. le prix des matières premières y est élevé OUI, mais le retour à la bonne compréhension de notre religion est flagrant. les médias ont pris parti pour la pseudo démocratie et la laïcité qui ne fait pas parti de la culture et pratique Tunisienne. ce qui n’a jamais empêché les 3 grandes religions de vivre en bonne intelligence voire fraternellement.
    Donc faire peur aux gens à travers ce qui se dit à la tv…c jouer le jeu du système.
    wAllahoua’lam.

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  4. Selma [iPhone 4S]    

    Salam à Taqiya :))))

    J’attends tjrs ton email :)

    4
  5. Zark    

    Salam,
    Le témoignage de la sœur correspond très bien à la réalité. Je reviens d’un séjour d’un mois passé en Tunisie, je suis allé à Tunis, Monastir, Mahdia, Sfax et Gabès et je peux vous assurer que l’ambiance est vraiment sereine, le peuple tunisien est d’une nature plutôt paisible. Il n’y a qu’à Tunis où effectivement il y a un peu de tension aux alentours des grandes places mais vraiment sans plus, même les manifestations des opposants aux régime n’ont que peu d’impact car la population dans son ensemble soutien le pouvoir de transition en place et perçoit les opposants comme des voyous qui veulent rétablir l’ancien régime de Ben Ali et son système de corruption. Mais les choses vont dans le bon sens, beaucoup de jeune retourne à leur religion sans tomber dans l’extrémisme et le fanatisme comme certains voudraient le faire penser. Les Tunisiens sont très accueillant et très respectueux des étrangers, je n’ai vu que du positif. ce pays a un bel avenir devant lui.

    5
  6. Khaled [iPhone 4]    

    La Tunisie est un pays comme tant d’autres où on peut avoir des problèmes d’insécurités.
    De la à dire que c’est une destination dangereuse c’est faux.
    Il faut se renseigner avant de dire quoi que ce soit.
    En tout cas, ça n’est pas plus dangereux que la côte d’azur ou la corse avec malheureusement tout ce qui s’y passe ces derniers temps!

    6
  7. sarah[GT-N7100]    

    la nuance est entre le recit de cette personne qui en gros en idyllique et la verité, ma famille y habite donc vous mettez en doute la parole de ceux qui ont vecus en live et continuent d’y vivre.
    je pense que vous devriez relire et rere
    lire.
    bon allez je me prendrais plus la tete.
    vous sortez les elements de leur contexte entre conseiller aux gens d’aller y vivre et partir en vacances il y a un fossé.
    meme ma ville peut etre dangereuse….
    faut pas tout melanger et accepter les recits de ceux qui vivent en Tunisie qui voit leur liberté partir en fumée et je parle de personnes agés qui ne se mettent pas en maillot de bain sur la plage comme l un des commentaire l’a sous entendu ou d autres critiques.
    il faut savoir accepter les autres temoignages.
    La liberté des uns s’arrete la ou commence celle des autres.

    7
  8. sarah[GT-N7100]    

    oulala que vous avez l esprit obtu je repete encore une fois tout n est pas rose las bas.
    c est vous qui n acceptez pas mon temoignage. bref je pensais avoir ici un echange constructif mais malgré tout vous voulez nier. c est fort dommage.
    ceux qui atrait aux relations de journalisme et d’information ne doivent pas faire preuve d’abnegation.
    Quelle est la raison pour laquelle je mentirai dites moi quelle serai mon but je pensais a bien, il faut etre prudent dans la vie surtout lors de ce genre de conseils.
    pouquoi nier une chose et accepter les yeux fermés une autre ?????? la vie ne marche pas que dans un sens.
    sur ce je ne reviendrais plus car j apprecie les echanges constructifs et je n en vois pas. j’ai étè courtoise donné des exemples sa ne vous suffit pas j’ai ma conscience en paix.
    au moins il n y a pas qu’une seule version.

    Dieu seul sait ainsi que ceux qui y vivent et qui souffrent a plus ou moins grande echelle.

    8
  9. stéphane    

    As salam aleykoum,

    J’ai été en Tunisie 4 mois après la révolution. C’était génial…
    Tous c’est bien passé. Nous remarquions que très peu les stigmates de la révolution. Le climat général été assez calme.
    J’ai traversé la Tunisie et je n’avais rien constaté de particulier, si ce n’était les touristes qui manquaient à l’appel.
    J’y suis retourné l’année suivante pour certains projets et les quelques tentions qui étaient apparues restées très locales. grèves, manifs,… (on aurait dit la France…)
    Et enfin cette année et malgré les média qui relayaient des infos de certains conflits qui nous laissaient penser que le pays été à feu et à sang et les tours opérators qui pleuraient la désertion des pays arabes,dont la Tunisie…. les conflits été toujours aussi local et les hôtels plein à craquer à travers tout le pays.

    Tous n’ y est pas rose c’est sûr.
    Mais il y a peut être moins d’insécurité qu’en France…
    Rendez vous sur place, comparez les média, faites vous un avis concret.

    9
  10. recreARTion    

    Ce que je retiens de mon récent voyage à Tunis c’est bien sur un peuple toujours aussi accueillant mais aussi une certaine inaccessibilité de qq places dans la capitale afin d’éviter d’hypothétiques rassemblements et débordements. Le « hasard » a voulu que ces places recouvertes de barbelés soient proches de l’ambassade de France, seule ambassade aussi bien protégée. Peut être est-ce dû aux propos « effrayants » d’Alliot-Marie en proposant, à l’Assemblée nationale en 01/2011, le savoir-faire français à la police tunisienne pour « régler les situations sécuritaires ».
    Un second point affligeant (valable pour tous les pays du Maghreb voire de l’Afrique) c’est le peu de respect que l’on accorde à l’environnement. Les détritus s’amoncèlent ici et là dans la capitale. Même le cimetière (au singulier car je n’en ai visité qu’un) n’est pas épargné. La révolution demande certes du temps mais une des priorités serait la mise en application du hadith « l’ hygiène/la propreté fait partie de la foi.

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  11. Taqiya    

    Salam alaykum
    Je me permets d’ajouter, bien que je n’ai fais que survoler les commentaires, qu’en effet une partie de la population Tunisienne a ressenti de l’insécurité après le départ de Ben Ali, puisqu’avant tout était très controlé, mais également que les « on dit » sont très présents ici, et beaucoup de fables.

    A tire d’exemple il y a eu une histoire d’enlevement d’enfants il y a plusieurs mois, après cela tous les jours on entendait une histoire de ce gout, juqu’à la propre école de ma fille, on m’a assuré que le voisin aurait vu quelqu’un prendre un enfant et crier, résultat après avoir demandé (inquiète) à la directrice et la belle fille de ce voisin, cel était faux.

    11
  12. Taqiya    

    Suite : )

    Les rumeurs (fausses ou vraies) circulent très vite ici, et il est vrai que les Tunisiens sont inquiets car ils ne sont pas habitués à l’insécurité.

    Mais c’est bien loin d’être aussi répandu que les agressions ou faits divers de France, le pays est encore instable et il y a même une partie de la population (laïque) qui regrette Ben Ali.
    Mais mon regard est celui d’un Française musulmane qui compare donc ce qui se vit dans les différents pays où j’ai pu vivre, de plus pour essayer d’être la plus objective possible, j’ai essayé de relater ce que je partage comme point de vue en commun avec d’autres expatriés dont des Tunisiens de France.
    NB : je connais également des gens qui sont inquiets mais pour avoir assisté à la révolution et entendu les coups de tirs ou les hélicoptères survoler nos toits pour le moment on est loin de ça, wAl hamdulilAh.

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  13. naima    

    salam alikom

    Je reviens d’un mois de vacances en Tunisie. C’est mon pays d’origine donc je le connaissais aussi sous la dictature.

    C’est vrai de puis le départ de Ben Ali les gens sont beaucoup plus libre de pratiquer. Les femmes sont beaucoup plus voilée, certaines sœurs portent le jilbab, d’autres le niquab. Ce qui était impensable il y a encore quelques années. Les hommes et les femmes fréquentent de plus en plus les mosquées, de nouvelles mosquées se construisissent dans chaque petit village. Cela fait vraiment plaisir à voir. Vous avez désormais la possibilité de prendre des cours religieux dans quasiment toutes les villes. Ca c’est le coté positif.

    Coté négatif:

    Ce qui m’a le plus choqué c’est le nombre de sœurs voilées mais qui ne prient pas. Le port du voile est devenue une mode. Puisse Allah guider toutes ces sœurs vers le droit chemin.

    La suite en dessous….

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  14. naima    

    Une fois j’ai écouté un prêche de la prière de joumou3a où l’iman affirmait : quand je vois le nombre de personne à la mosquée j’ai l’impression que toute la société est musulmane mais quand je vais dans la rue il n’y a plus de musulman. Il faisait référence aux comportement des gens. Malheureusement ce qui manque dans ce beau pays c’est le respect des gens: se faire pousser, se faire passer devant dans les files d’attente, acheter un kilo de poulet et arrivé à la maison pour se rendre compte que la viande est impropre à la consommation, entendre des enfants proférer des insultes inimaginables, voir des femmes qui se font battre par leur époux, constater que les gens baignent dans le chirk sans s’en rendre compte, voir des voitures prendre des ronds point à l’envers, des sens interdit délibérément pour éviter les bouchons c’est monnaie courante.

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  15. zey [iPhone 4]    

    Salem aleykoum! Étant d’origine tunisienne, ton témoignage m’émeut davantage! Je suis nostalgique, cet vrai que la Tunisie est un pays magnifique a mes yeux,peut être parce que je le porte dans mon cœur. En tout cas bienvenue en TUnisie okhti :)

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  16. asma    

    mais le simple fait d’évoquer un cours de Coran dans une maison me valait des « chut attention ». Désolée mais la je trouve que Taqiya y va très fort.. Car bien que nous vivions dans une dictacture et qu’avec ben ali le tyran il ne fallait pas le chercher il était quand même musulman pas exemplaire mais bon..
    Et c’est faux archi faux de dire que le coran était interdit c’est même honteux! Je suis tunisienne et en tunisie du temps de ben ali on écoutait le coran à chaque coin de rue l’appel à la prière 5 fois par jour le tarrawih et la priere du vendredi en live et fort dans toute les rues.. Des magasins de Coran en grands nombres y sont toujours.

    Vraiment je m’arrete à cette phrase car j’aime lire la vérité et pas des mensonges. Et si vous me croyez pas les preuves sont encore là fouillez dans les vidéos tv du temps de ben ali..

    Mais bon ces connus les tunisiens sont toujours entrain jeter leur dévolus sur leur bled!

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  17. said    

    Ce n’est pas pour défendre la France,loin de là mais certes il y a des difficultés pour la pratique mais vivre en Tunisie sous Ben Ali c’etait bien pire comme Taqiya le dit,pas de hijab ni de cours de coran. Donc où a èté l’interet d’aller vivre la bas à ce moment la?

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  18. Noufel    

    salem alaykom, on aimerait bien faire notre hijra en tunisie, on a 4 enfants, est ce que quelqu’un pourrait me conseiller sur les endroits de la tunisie les faciles à vivre islamiquement et les endroits à éviter (je suppose déjà les zones touristiques)?

    barak Allahou fikom

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