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Financer une mosquée : du nouveau

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Chacun sait que depuis des années un peu partout en France des lieux de culte sont financés par l’argent du contribuable, non pas par demande des musulmans eux-mêmes ni sous pression de sombres barbus qui font rien que tester la République – que l’on nous permette cette Copéterie -, mais parce que des élus considèrent qu’il est profitable d’un point de vue électoral de financer une mosquée. On utilise des grosses ficelles, on affirme financer le culturel pour en réalité permettre au cultuel de voir le jour. C’est sûrement légal, mais très moral. C’est souvent même très hypocrite, comme nous le rappelions dans une tribune publiée sur le site Rue 89, il y a un an presque jour pour jour :

La laïcité est instrumentalisée

La laïcité, si sacrée quand il s’agit de quelques centimètres carrés sur le corps d’une femme musulmane, est ainsi vite remisée lorsqu’il s’agit d’assurer son siège électoral. Depuis une vingtaine d’années, des élus locaux font dans un clientélisme, plus ou moins larvé même si légal, pour s’assurer l’adhésion du vote musulman. Gagner les voix des musulmans, toujours plus nombreux à voter, passe, pensent-ils, par la construction des mosquées.

Et c’est donc toute honte bue que ces mêmes petits élus de province et ces politiciens de banlieue crient haro sur ces musulmans qu’ils désirent tant quand ils ne sont plus dans l’Hémicycle. Danse du ventre en catimini, insultes et mépris en public.

Source: Rue89 : Voile intégral et islam : la République est schizophrène

Eh bien, il y a du neuf. Le Conseil d’État a rendu hier cinq arrêts qui font rager tant les intégristes laïques que les islamophobes patentés. Gilles Devers, qui tient l’excellent blog Actualités du droit, vient de commettre, une fois n’est pas coutume, un savoureux billet qui se goûte avec gourmandise. Extraits.

Alors, là, c’est très intéressant

Dans le premier cas, on parlait d’un bail, soit d’un contrat avec des contreparties : redevance modique mais, à terme, transfert de la propriété du bâtiment à la commune. Ici, pas de bail, mais seulement l’utilisation du patrimoine communal. La commune est propriétaire de bâtiment, et en donne l’utilisation à des associations.

Premier point : la commune ne peut pas refuser par principe, au motif que l’association a pour objet la pratique du culte. L’article L. 2144‑3 ne crée pas de distinction, et le maire ne peut pas en créer par principe. S’il y a un refus de principe, c’est discriminatoire, et allez vite au tribunal.

Deuxième point : ca peut être gratuit… à la condition que ce soit gratuit pour toutes les associations… Si les autres associations paie quelque chose et pas l’association cultuelle, ca devient une libéralité, et ça, c’est contraire à la loi de 1905.

Troisième point : l’utilisation ne peut être ni exclusive ni pérenne. Donc, c’est pour une durée, et on reparle régulièrement. Mais rien n’interdit à la commune, qui constate que ça fonctionnement bien et dans l’intérêt public, de renouveler. Simplement, elle doit garder la maîtrise.

Source : Du neuf pour financer une mosquée

Depuis cette décision, qui concerne toutes les religions de France et pas seulement l’islam, un futur perdant à la primaire socialiste fulmine. Comme ses ennemis de droite qui carburent à l’islamophobie, n’hésitant pas à malmener la République, ce dernier veut changer l’essence même de la laïcité républicaine. La laïcité chez ces gens-là ne peut que bouffer du religieux, surtout du barbu et de la voilée ces dernières années, mais toujours vigoureusement du curé, moins du rabbin, tant on considère la pratique délicate.

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