Sans Sarkozy, Valls et Copé, Marine Le Pen abandonne l’islam pour le Vél d’Hiv

Par Al-Kanz

L’absence d’adversaires obnubilés par l’islam joue sur les choix de campagne de Marine Le Pen.

Dimanche 9 avril, Florian Philippot, numéro 2 du Front national, disait son opposition à la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d’Hiver (Vél’ d’Hiv), qui vit 13 000 juifs, dont 4 000 enfants, arrêtés par des policiers français.

En 1995, Jacques Chirac, alors président de la République, affirma dans un discours qui marqua les mémoires que « la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ». Douze ans plus tard, Nicolas Sarkozy appuya le propos de son prédécesseur estimant qu’il n’y a « rien à retrancher et rien à rajouter au très bon discours [de J. Chirac]» .

Même son de cloche, en 2012, chez François Hollande pour qui « la vérité, c’est que le crime fut commis en France, par la France ».

Pour Marine Le Pen, c’est une toute autre histoire. Rejoignant son second, la présidente du Front national, affirma « que la France n’est pas responsable du Vél d’Hiv ». Les réactions ne se sont pas fait attendre. Depuis cette déclaration fusent tweets, déclarations politiques et articles, dont celui, très fouillé, du chercheur Nicolas Lebourg sur le site Slate.

Lire – Parmi les auxiliaires de la rafle du Vél d’Hiv, un futur numéro 2 du FN

Outre ce que l’on apprend sur le FN et Victor Barthélémy, futur numéro 2 du parti, voici ce que l’on peut lire.

« Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Manuel Valls n’étant pas là, le débat porte sur l’économique et le social et non sur les burkinis: Marine Le Pen avait donc besoin d’une polémique a minima. »

Alors que beaucoup prévoyaient au mois d’août dernier, en pleine polémique sur le burkini, que le sujet – comme l’islam – serait très largement abordé pendant cette campagne présidentielle, il en est tout autrement. De même, si en 2012 le halal occupa une large place dans le débat électoral, cette année les candidats n’en pipent mot. Pas même Marine Le Pen qui pourtant le considérait central lors de la dernière campagne présidentielle.

Nicolas Lebourg nous offre là une clé de compréhension particulièrement éclairante. Sans les islamopathes que sont Sarkozy, Copé ou Valls (lequel estimait en juin 2015 que l’islam serait « un enjeu électoral »), les musulmans ne sont plus tout à fait un problème pour Marine Le Pen.



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