Islamophobie : le CCIF invité aux Etats-Unis par l’organisation CAIR

Par Al-Kanz

La dissolution du CCIF inquiète les organisations de défense des droits de l’homme en France et l’étranger.

CCIF répond à Darmanin

Islamophobie. Mercredi 2 décembre, le Conseil des ministres procédait à la dissolution pour des motifs politiques du collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Dissolution « sans objet », réagissait l’organisation anti-raciste, qui procéda dès le 29 octobre à « [sa] dissolution volontaire ».

Deux jours après la décision arbitraire voulue par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour réaliser un vieux fantasme du printemps républicain, groupuscule radicalisé à la droite de l’extrême droite s’agissant de l’islam et des musulmans, un communiqué venu des Etats-Unis annonça que le CCIF s’est vu proposer des locaux au siège social du Council on American-Islamic Relations (CAIR), à Capitol Hill (Washington DC).

Soulignant que le gouvernement français a pris « en moins de trois mois une série de mesures anti-musulmanes qui violent la liberté religieuse des musulmans français », CAIR précise que le CCIF a été fermé « dans le cadre d’une répression contre la communauté musulmane et de ses droits ».

Avant sa dissolution par le Conseil des ministres, le CCIF publia un communiqué final dans lequel il revenait point par point sur les griefs avancés par le ministre de l’Intérieur – sans surprise empruntés à la machination ourdie, depuis des années, mais jusque-là sans succès, par le printemps républicain contre le collectif. Pour accéder à l’intégralité des 28 points contre-vérités relevées, cliquez sur le lien suivant : Analyse et réponses à la notification de dissolution et aux contre-vérités sur le CCIF.

Ou cliquez sur l’image suivante.

CCIF répond à Darmanin

Notons que le caractère arbitraire et autoritaire de cette dissolution n’a pas échappé à la ligue de défense des droits de l’homme (LDH), qui dénonce une « dissolution politique » : « Si la longueur du décret de dissolution peut faire illusion, sa lecture atteste que les griefs des pouvoirs publics sont avant tout d’ordre politique quand ils ne se bornent pas à faire état de déclarations de tiers », peut-on lire sur le site de l’organisation.

Lire (LDH) – Dissolution politique du CCIF.

Dès le 20 novembre, c’est une autre association de défenses des droits de l’homme, et non des moindres, qui dénonça la dissolution en cours. « Extrêmement inquiète du signal que cela envoie aux ONG et à la lutte contre la discrimination en France », Amnesty international qualifia en effet cette manoeuvre du gouvernement « d’acte très grave », appelant « les autorités françaises à revenir immédiatement sur cette décision. »

Lire (Amnesty) – La fermeture d’une association antiraciste est une menace pour les libertés

Même inquiétude chez la très écoutée Human Rights Watch selon qui la dissolution du CCIF, « mesure mal avisée du gouvernement s’inscrit dans une dérive sécuritaire plus large mettant en danger les libertés », « menace les droits humains ». Rien de moins.

Lire (Human Rights Watch) – France : La dissolution d’une association antidiscrimination menace les droits humains



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