Tweet de l’avocat Maitre_Eolas

Quand Nicolas ne va pas très bien, il tape. Il tape d’autant plus fort qu’il est agacé. Depuis quelque temps, Jean-François, sa contrefaçon, l’agace. Alors Nicolas veut taper très fort. Nicolas sait où taper et qui taper. Il l’a prouvé quand il n’était qu’un je-veux-être. Aujourd’hui, Nicolas décide. Comme un prince. Car Nicolas est un prince. Un petit prince qui voulait non pas un mouton, mais des moutons. Aujourd’hui les moutons ont bêlé que la burqa devait être interdite partout, tout le temps. Mais bêler n’est pas gouverner et les bêleurs ne sont pas les payeurs.

Autheuil, blogueur et « collaborateur à l’Assemblée nationale donnant des informations depuis l’intérieur autour des principaux sujets de société et sur l’élaboration de la loi », a commis à cet occasion un article, concis mais suffisant, dont nous vous proposons un extrait :

Non, la Burqa ne sera pas interdite en France. [...] Une interdiction absolue du port d’un vêtement n’est juridiquement pas possible. On heurte de plein fouet les principes de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Même pas besoin d’être juriste pour s’en rendre compte. Aujourd’hui, c’est la burqa au nom de la dignité de la femme, demain, à qui le tour et à quel titre ?

Source : Authueil, L’effet d’annonce

Effectivement à qui le tour ? Aujourd’hui, on tape sur les musulmans. C’est consensuel et cela ne souffre guère la contestation. Mais demain ? Ne soyons pas dupes. Un régime qui use de procédés retors pour tenter de maquiller les effets dévastateurs de son incurie est par nature récidiviste. Aujourd’hui, les musulmans et demain…

Qui peut être assez naïf pour être convaincu par la mauvaise soupe vendue par quelques francs-tireurs en service obligé ? On crie à l’intégrisme « qui teste la République » et dans le même temps on saute à pieds joints sur les recommandations du Conseil d’État, pilier de cette même république. Mais « on » est prêt à « prendre des risques », même le risque de voir les autorités de ce pays ridiculisée par les garants de sa législation, alors même que de nombreuses voix préviennent qu’en l’espèce « on » va droit dans le mur. La France est bien testée, non pas par ces quelques femmes que l’on veut dévoiler, mais bien par une certaine idée d’elle-même, si rance.

D’aucuns se voyaient déjà rejouer la Vienna gloriosa, qu’ils souffrent de connaître la Istanbula dolorosa.

Crédit photo Une : Flickr – Kamshots