Malcolm Shabazz : la mort des suites d’une violente agression confirmée

Par Al-Kanz

La mort de Malcolm Shabazz des suites d’une violente agression physique et non d’un meurtre par balle est rapportée par l’agence Associated Press.

Au lendemain de la mort de Malcolm Shabazz, l’agence américaine Associated Press (AP) a pu obtenir le témoignage de Miguel Suarez, le responsable syndical à qui le petit-fils de Malcolm X était venu rendre visite à Mexico.

Contrairement aux informations fournies dans un premier temps par le site Internet Amsterdam News, qui indiqua dans un premier temps que le meurtre avait eu lieu dans la ville de Tijuana et non de Mexico, Malcolm Shabazz n’a ni été victime d’un cambriolage ni tué par balle ni même jeté du haut de l’immeuble où il se serait trouvé au moment des faits.

Malcolm Shabazz est bien décédé à la suite de coups qu’on lui aurait portés, affirme à AP Miguel Suarez. Mais, c’est sur la Plaza Garibaldi, un lieu prisé des touristes comptant notamment de nombreux restaurants, que Malcolm Shabazz a été retrouvé, au sol, dans un état critique. Celui qui, après une jeunesse tumultueuse, avait décidé de marcher sur les pas de son grand-père, est décédé quelques heures plus tard à l’hôpital.

Les autorités mexicaines enquêtent sur les circonstances de ce qu’elles considèrent être un homicide, tandis que l’ambassade des Etats-Unis a confirmé le décès.

Sur Facebook, une amie de la famille, Terrie Williams, qui a très vite pris ses distances avec les différentes versions avancées dans un premier temps, a publié un communiqué des proches de Malcolm Shabazz, court et sobre.

We are deeply saddened by the passing of our beloved El Hajj Malcolm El Shabazz. To all who knew him, he offered kindness, encouragement and hope for a better tomorrow. Although his bright light and boundless potential are gone from this life, we are grateful that he now rests in peace in the arms of his grandparents and the safety of God. We will miss him.

With grateful hearts, we send sincerest appreciation to our supporters around the world for your tremendous outpouring of love and respect during our time of grief.

Malcolm Shabazz était le fils de Qubaylah Shabazz la deuxième fille de Malcolm X, devenu El Hajj Malcolm El Shabazz. Il est mort à l’âge de 28 ans.



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Vos réactions (3 commentaires)

  1. azdine    

    qu’Allah hazawajal lui accorde le Firdaws amine

    1
  2. X    

    Qu’Allâh lui fasse miséricorde, ainsi qu’à Betty Shabazz et Malcolm X. Âmîne.

    Il était sur les traces de son grand-père …
    Voici un extrait tiré de son blog : http://www.malcolmshabazz.blogspot.fr/2012/10/malcolm-xs-grandson-hajj-journey.html#comment-form

    Thursday, October 4, 2012

    Malcolm X’s grandson: The Hajj journey changed me a lot

    Two personalities at a focal point – the journey to perform Hajj formed the common denominator between them and contributed in their entering a phase of intellectual soul-searching and self-criticism that led to changing misconceptions that were embedded in their minds for a long time.

    Here, the two personalities – of Malcolm X, the grandfather and Malcolm Shabazz, the grandson – converge.
    The grandfather returned from the Hajj journey to his place of birth with new ideas that eliminated misconceptions of Islam he had learned during his early years. His grandson, too, corrected some misconceptions he had about Islam, which were instilled by extremist groups.

    It is actually a new phase, as described by Malcolm Shabazz, the grandson of the legendary Malcolm X and the son of his 2nd eldest daughter. It started when he saw the Holy Ka’ba, with his own eyes, standing tall, with worshippers circumambulating it.

    The Hajj journey was a turning point in his life. “That journey was so beautiful that I’ll never forget it,” he said. “It encouraged me to carry out the acts of worship with a present soul and heart to participate with my Muslim brethren in the Hajj rituals.”

    Being there provided profound insights and experiences he did not get from afar.
    “I found the circumambulation of the Holy Ka’ba different from what I used to see on TV, for I realized there was a kind of hardship in carrying it out, but it only increased my love for this rite,” he said.
    Shabazz described his feelings when he saw the Holy Ka’ba for the first time. “I felt something move inside my chest and I felt I was born once again and the stories I read about the Ka’ba were scattered before my eyes,” he recounted.
    “I had a mixed feeling and I was in a state of great astonishment. I couldn’t restrain my tears before that awesome scene.”

    This scene reminded him of things in the past, some of which were frightening. He recalled his grandfather, who circumambulated the same Ka’ba in 1974.
    Shabazz has memories from his trip of visiting the Prophet’s Mosque in Madina, a number of historical places and an outing to the desert, where he drank camel milk and of meeting prominent people who extended great kindness and wisdom.

    When he met Sheikh Saleh Al-Hussayen, general president for the Affairs of the Two Holy Mosques, he was eager to listen to his advice, which was conveyed to him in English. He could not hold back his tears when Sheikh Al-Hussayen told him he had read most of the books written about his grandfather.

    “I’ll never forget the advice Sheikh Saleh gave me when he urged me to follow my grandfather’s footsteps,” he said.
    “Also, Dr. Abdullah Bin Biyyah, vice president of the International Federation of Muslim Ulama, advised me to follow the example of my grandfather and read about religion in particular and other subjects.”

    Shabazz was astonished when Dr. Abdul Rahman Al-Zamil presented him with a rare, old copy of the Holy Qur’an and called on him to work hard to unify the ranks of Muslims in America.

    Looking further back, Shabazz said he was sure his grandfather was murdered by a group from the Nation of Islam, which he described as a deviant group, and denied that this is merely a theory being circulated by people who have not studied the matter.

    Shabazz is following in his grandfather’s footsteps by helping people through his efforts as a human-rights activist and as an active member of a number of human-rights societies. He also gives lectures at American universities his grandfather used to visit.

    These lectures are attended by large audiences, especially youths who have not been able to continue their studies and those whose conduct and practices are misguided, he said.
    Shabazz said he maintains good relationships with the sons of the late civil-rights leader Martin Luther King Jr., who was assassinated in 1968, three years after Malcolm X was assassinated.

    He said those relationships were built on cooperation and that the men encourage him and express optimism that he will be like his grandfather.
    He always tells them that he is at the beginning of the road.

    2
  3. X    

    Entretien accordé a oumma.com

    La rédaction de notre site avait interrogé Malcolm Shabazz, le 20 novembre 2009, à Paris. Nous vous proposons de lire ou de redécouvrir la teneur de notre entretien, qui prend une résonance particulière aujourd’hui.

    Au cours de son escale parisienne, Malcolm Shabazz, descendant direct de l’Afro-américain au destin exceptionnel, Malcolm X, ancien leader charismatique du mouvement « Nation of Islam », cultissime militant contre le racisme animé par une foi inébranlable, a accordé une interview exclusive à la rédaction d’Oumma.com.

    44 ans après l’assassinat perpétré contre son grand-père, qui ôtait la vie, le 21 février 1965, à une personnalité hors du commun, dont le nom de légende est gravé au panthéon des musulmans influents du XXème siècle, son petit-fils nous a parlé à cœur ouvert, dans un échange chaleureux.

    Pouvez-vous retracer en quelques mots votre parcours ?

    Je m’appelle Malcolm Shabazz, j’ai 26 ans, et je suis le petit-fils de Malcolm X. J’ai vu le jour à Paris en 1984, vingt ans précisément après que mon grand-père se soit vu interdit d’entrée dans ce merveilleux pays qu’est la France.

    Mes parents se sont installés aux USA alors que je n’avais que trois ans. C’est là que j’ai grandi et où j’ai poursuivi toute ma scolarité. Je réside actuellement à Damas, en Syrie, où j’ai choisi d’étudier les sciences religieuses, tout en enseignant en parallèle l’anglais à l’université.

    Quelle image gardez-vous de vote illustre grand père et quel héritagea-t-il laissé derrière lui ?

    Mon grand-père était un travailleur acharné, un vrai perfectionniste, qui n’hésitait pas à se remettre en cause et à réviser ses prises de position, tirant les enseignements de ses propres erreurs. Ma mère a toujours évoqué l’image d’un père affectueux, doux, attentionné, très attaché à sa famille.

    Incontestablement, son héritage est immense et précieux. L’unité et l’éducation étaient au coeur de ses préoccupations. Il laisse un souvenir impérissable, marquant des générations entières. Nombreux sont ceux qui lui vouent un véritable culte Outre-Atlantique, et bien au-delà.

    Il appartient à cette trempe des grands hommes qui se sont sacrifiés pour un idéal de justice. Même s’il n’est plus parmi nous aujourd’hui, nous devons reprendre le flambeau et poursuivre plus que jamais son œuvre, en nous battant pour nos droits.

    Sa vie fut un exemple pour nous tous. S’il n’y avait qu’une chose essentielle à retenir de son parcours unique et méritoire, c’est que son combat sans relâche pour l’égalité, la justice et contre tous les racismes doit perdurer.

    Quel regard portez-vous sur les musulmans de France ?

    Je ne suis là que pour quelques jours, après m’être rendu à Montpellier pour une conférence. J’ai été très agréablement surpris par l’investissement et l’implication dont font preuve les musulmans français dans le tissu social. J’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec différents représentants de toutes origines, qui m’ont fait découvrir une réalité du terrain que j’ignorais personnellement, et qui est méconnue aux Etats-Unis.

    En quoi la situation des musulmans américains diffère-t-elle de celle des musulmans de France ?

    La visibilité des musulmans américains, leurs spécificités vestimentaires par exemple, ne posent aucun problème, contrairement à la France où les femmes voilées, entre autres, sont constamment stigmatisées. La laïcité à la française, sa politique assimilationniste provoquent des débats très passionnels et délétères, qui n’ont pas lieu d’être dans le modèle communautaire américain. Ainsi, un musulman américain ne craindra pas de se déclarer ouvertement américain et musulman.

    Les musulmans de France et les musulmans américains peuvent-ils travailler ensemble sur les questions de discrimination ?

    Bien évidemment. Nous pourrions envisager de créer des réseaux via des supports comme Internet, afin d’échanger sur nos difficultés respectives. Il y a de nombreuses passerelles qui restent à bâtir entre nous tous.

    Les musulmans américains sont loin d’imaginer ce qui se passe ici, et à dire vrai ils ignorent même souvent ce qui se passe dans d’autres états de leur propre pays (rires)… Lutter contre les discriminations, quelles qu’elles soient, doit être une priorité pour chacun d’entre nous. J’espère pouvoir revenir en France prochainement afin de faire une série d’interventions dans ce sens.

    A bientôt donc…

    Propos recueillis par la rédaction.

    3

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