Pour en finir avec les dérives du développement personnel

Par Al-Kanz

Depuis dix ans, les coachs aux compétences souvent douteuses profitent de la crédulité de nombreux internautes.

Voilà un propos attendu de longue date. Dans la vidéo ci-après l’imam Vincent Souleymane discute en une petite vingtaine de minutes des dérives du développement personnel.

Dérives du développement personnel

Des dérives et non du développement personnel, qui en soi n’est pas un problème. C’est là du reste un point de désaccord que nous aurons avec Vincent Souleymane.

La connaissance de soi, la volonté de parfaire ses qualités et d’amenuiser ses défauts, le désir de vivre en adéquation avec ses aspirations, la recherche du bien-être et de l’épanouissement, etc., toutes ces aspirations ne deviennent problématiques que lorsque la pratique du développement personnel sert l’orgueil, la vanité, l’individualisme, bref l’ego dans ce qu’il a de répréhensible ; et pire encore lorsqu’elle fait de chacun la mesure de tout chose, reléguant Dieu et ses commandements dans le meilleur des cas au second rang.

Ce qui fait dire à Vincent Souleymane, sévère, que “le développement personnel, c’est la spiritualité de ceux qui n’en ont pas. C’est la religion du matérialisme. Une religion dont l’idole est le moi, l’ego, et dont les prêtres sont les coachs. De la même façon que le musulman est censé oeuvrer dans chacun de ses actes pour satisfaire Dieu, eh bien l’adepte du développement personnel doit oeuvrer pour satisfaire son ego.”

Ce que condamne à juste titre le prédicateur, ce n’est pas le développement personnel, mais plutôt l’un de ses nombreux avatars qui n’a que faire de Dieu. “L’homme est la mesure de toute chose”, disait déjà le sophiste grec Protagoras il y a 2 500 ans. En d’autres termes, l’absolu n’existe pas. La vérité, le bien, le juste, etc. sont déterminés pas l’individu et ne procèdent nullement, comme en islam, de la transcendance.

Peu ou prou, héritier de cette conception du monde qui congédie le divin, le développement personnel au XXe siècle est un véritable fourre-tout. L’important pour nous ici, comme le note Vincent Souleymane, c’est la place inconsidéré trop souvent octroyée à l’ego, la nafs, ce en contradiction totale avec enseignements de l’islam.

Eduquer son âme plutôt que la flatter

L’islam, disait un cheikh, c’est ta’lim, tabligh et tazkiyah, soit l’apprentissage, la transmission et la purification (de l’âme). Le croyant oeuvre à la purifier ici-bas pour prétendre à une vie heureuse dans l’Au-delà. Or, les dérives du développement personnel plutôt que de permettre à chacun de purifier son âme la gâtent. Par définition grande, la responsabilité des coachs est immense lorsqu’elle touche à l’islam.

Outre l’exigence de compétences, a priori évidente, pas toujours effective, les deux principales dérives du développement personnel constatées et discutées dans cette vidéo sont :
– l’instrumentalisation de nos textes et de notre religion,
– la focalisation à travers son ego sur le monde d’ici-bas.

L’intervention de Vincent Souleymane est importante et salutaire. C’est pourquoi nous vous invitons non seulement à la visionner, mais encore à la diffuser sur les réseaux sociaux et auprès de vos proches et de vos amis.



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