Tous les mois, Hilal France mobilise ses observateurs à travers toute l’Hexagone pour scruter l’horizon à la recherche du hilal, le tout premier croissant lunaire marquant l’entrée dans un nouveau mois du calendrier musulman.
L’objectif affiché est clair : promouvoir une observation du croissant lunaire conforme à la sunna (tradition prophétique) sans renoncer aux apports de l’astronomie moderne. La démarche concilie sciences religieuses, données astronomiques et observation de terrain.
Si Hilal France se conforme au principe juridique qui conditionne l’entrée d’un nouveau mois lunaire à l’observation effective et non au seul calcul astronomique, les données astronomiques sont systématiquement prises en compte pour corroborer ou invalider les témoignages reçus, en fonction des critères de visibilité scientifiquement établis.
Dans un entretien vidéo conduit par le prédicateur et imam Nader Abou Anas, deux des cofondateurs*, Abdelmalik et Khalil, reviennent en détail sur la genèse du projet, la méthode retenue, ainsi que les objectifs et intentions qui sous-tendent ce projet.
Le mois de ramadan 2026 – 1447 devrait débuter aux alentours du 18 février.
*L’auteur de ses lignes est également cofondateur de Hilal France.






Salam aleykom,
Barakallahoufikom pour cette démarche sincère.
Une erreur s’est glissé dans propos et il convient de la revoir.
L’on ne peut pas comparer les calculs astronomiques modernes (depuis le XVIIIème siécle) avec les calculs du moyen-âge. Leur prédictivité n’est pas comparable du tout.
Au moyen-âge, l’on avait seulement remarqué et utilisé le fait qu’un mois lunaire fait environ 29,5 jours. Ça permettait de s’attendre à une alternance des mois entre 29 et 30 jours, sans plus de certitude.
Depuis Tycho Brahe, Keppler, et Newton, l’astronomie a obtenu une prédictivité qui avoisine la seconde. Les positions de la terre, de la lune, du soleil, ainsi que leurs positions relatives sont prédites à la seconde près. Elle est tellement précise que les musulmans du monde entier prient Allah 5 fois par jour sans jamais regarder le soleil.
Si les savant musulmans ont « balayé » le calcul astronomique des anciens temps, c’est en raison de sa grande inexactitude. Ce n’est plus le cas aujourd’hui ; aucun savant musulman aujourd’hui n’exigera l’observation du soleil pour confirmer le début du temps de chaque prière.
Or, les calculs pour prédire les heures de prières sont de même nature que ceux pour prédire la position de la lune. Il sont soit tous les deux faux, soit tous les deux acceptables.
Une remarque pour terminer : la lune se couche pour se lever ailleurs, et d’autres musulmans la verront. Si nous considérons que ce sont nos frères, alors nous ferons de leur vision la notre. Par contre, si nous considérons que chaque tribu et groupe de musulmans est indépendant des autres, alors votre argument est valable. En vérité, la lune n’a que faire de nos divisions 🙂
Qu’Allah vous garde. Insistez et creusez cette problématique, ce sera un bien pour lequel Allah vous récompensera certainement.