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Aïd al-adha : plus d’abattoirs temporaires cette année ?

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Aïd el-kebir. Comme chaque année, quelques semaines avant l’aïd al-adha, qui devrait avoir lieu in châ’a-Llâh aux alentours du 27 novembre 2009, le comité de pilotage de l’aïd s’est tenu au ministère de l’Agriculture. Cette rencontre a réuni autour d’une table les représentants des ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur et de la Justice, des professionnels de la viande, les représentants de la communauté musulmane et l’organisation de défense des animaux d’abattoirs, l’OABA, qui cette année encore envisage de diffuser une plaquette d’information sur les sites d’abattage. Et comme chaque année, cela a été l’occasion de rappeler la règlementation en vigueur ; règlementation résumée dans la note de service DGAL n° 2009-8256, dans laquelle on peut lire notamment ce qui suit :

Je vous rends attentifs au fait que le nombre d’abattoirs temporaires agréés est en constante augmentation d’une année sur l’autre depuis 2004, alors que les capacités des abattoirs pérennes sont loin d’être atteintes lors de la fête de l’Aïd-al-Adha. Au-delà d’un certain nombre d’établissements, la disponibilité en personnel d’inspection dans les départements concernés pourrait être remise en question. Dans un contexte possible d’épidémie de grippe A, avec une diminution envisageable des effectifs d’inspecteurs vétérinaires, la redistribution des inspections sur de nombreux sites serait tout à fait compromise.
Par ailleurs, le bilan de la fête de l’Aïd-al-Adha de 2008 fait état de nombreuses insuffisances dans les abattoirs temporaires ; ces éléments doivent justifier une délivrance exceptionnelle d’agrément à des structures temporaires.

Nous pourrions nous réjouir de cette dernière remarque, puisqu’elle laisse penser que cette année les musulmans ne rencontreront pas les mêmes difficultés que l’an passé. Rappelez-vous. Alors que les autorités ministérielles encourageaient les préfets à délivrer des autorisations exceptionnelles pour permettre la mise en service et l’utilisation d’abattoirs mobiles, les musulmans étaient confrontés à l’arbitraire des préfets Aïd el-kebir : cacophonie autour des abattoirs. C’est ainsi que nombre d’associations et de mosquées, qui prévoyaient de prendre en charge les sacrifices de l’aïd, ont dû y renoncer et laisser chacun se débrouiller comme il le pouvait. Nous verrons dans les prochains jours si les préfets ont enfin à cœur de normaliser la situation.

Pour lire la note de service du ministère de l’Alimentation concernant l’aïd al-adha, cliquez sur le lien suivant : Aïd al-kebir – DGAL 2009-8256

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3 Commentaires

  1. Salam oualeykoum oui… Et je peux vous dire que quand on vit, comme moi, dans une petite commune etc, faire 100km le jour de la fête loin de sa famille pour égorger le mouton cela n’a rien de drôle… Après il ne faut pas s’étonner que des gens le fassent chez eux, à l’abri des regards

  2. Cher Al KANZ,
    Contrairement à d’autres associations, l’OABA n’est pas contre les abattoirs temporaires. En revanche l’OABA est contre des sites d’abattages anarchiques qui ont l’apparence de la légalité parce que le Préfet, contrairement à l’avis des services vétérinaires, a fait délivrer un agrément temporaire.
    Il suffit de se rendre sur certains sites du Var ou des Bouches du Rhône (entre autres exemples…)pour se rendre compte que si le mouton tué est Aïd (car égorgé après la prière), il n’est nullement « halal » car les préceptes réligieux ne sont nullement respectés. Voir des fidèles dépecer leur bête à même le sol dans des conditions d’hygiène désastreuses est scandaluex, d’un point de vue purement constitutionnel (liberté de culte). Et nous ne parlons même pas des conditions dans lesquelles les bêtes sont transportées et traitées…
    De telles dérives pourraient être évitées si les associations cultuelles n’attendaient pas la dernière minute pour se réveiller. Certes, il faut attendre presque la dernière minute pour connaître la date exacte du début de l’Aïd mais l’on sait tout de même que cette fête du sacrifice revient chaque année. Pourquoi alors ne pas anticiper ?
    Le CFCM estime que c’est une bonne question. A vous désormais d’y répondre pour que cette « fête » reste une fête et ne devienne pas une nouvelle fois autre chose…
    PS : pour être tout à fait objectif, certains sites temporaires sont exemplaires. Il est donc parfaitement possible de concilier tradition cultuelle et respect des règles « républicaines »

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