Interdiction des signes religieux en entreprise : ce qu’a dit la CJUE

Par Al-Kanz

Ce matin, la Cour de justice de l’Union européenne rendait deux décisions concernant les signes religieux en entreprise.

hijab noir et blanc
© Haifeez

Ce mardi 14 mars, la Cour de justice de l’Union européenne rendait sa décision sur deux affaires, l’une en Belgique (affaire Achbita), l’autre en France (affaire Bougnaoui). Les requêtes des plaignantes ont été toutes deux rejetées.

Selon le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui le regrette, la « Cour a considéré qu’une exigence de neutralité religieuse, politique ou philosophique dans le règlement intérieur d’une entreprise ne constitue pas une discrimination directe ».

Déplorant que cette décision est fondée non sur le droit, mais sur les « crispations de certaines franges des sociétés européennes », le CCIF considère que « cet arrêt est porteur de très lourdes conséquences en ce qu’il interroge directement l’avenir des concepts de discrimination et de liberté en général, sur tout le sol européen ».

Pour autant, cette décision de la CJUE n’est pas un blanc-seing pour discriminer – notamment des femmes voilées – comme a tenu à le rappeler sur Twitter, quelques heures après l’annonce de cette décision, Marwan Muhammad, directeur général du CCIF.

De son côté, l’Observatoire de la laïcité s’est fendu d’un communiqué de presse pour apporter quelques précisions.

Autre réaction et non des moindres, Bruno Macaes, ex-ministre portugais, a fustigé cette décision en publiant le tweet suivant.

Traduction : « Se sentir menacé ou dérangé par un foulard relève du domaine de la psychopathologie. »



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Vos réactions (5 commentaires)

  1. Poupougne    

    On n’a besoin d’un emploi ou l’on s’épanouie.
    Pas de je te commande ta vie.
    Les entreprises comme ça il ne faut y rester.
    Je suis athée mais j’en ai eu des employeurs je me mèle de ta vie. Et j’en ai dégagé.
    Il ne faut pas rester dans des lieux comme ça.
    Ils en trouvent d’autres. Il ne faut pas se faire de soucis pour eux.
    Un emploi ou l’on n’est pas bien il ne faut y rester.
    Pour ceux qui ne veulent pas de foulards, grand bien leur fasse.
    Une entreprise qui discrimine, qu’il s’agisse de musulmanes, de lieux d’habitation, d’opinions syndicales, politiques, philosophiques ou autre il faut etre maso pour faire la démarche d’aller vers elle. Beurk.

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  2. Poupougne    

    Il semble que soit amalgamé neutralité et visibilité. Il y a pourtant une notion différente.
    On peut etre musulmane et neutre.
    On peut revendiquer etre PS mais savoir rester neutre.
    Invoquer la laicité pour des entreprises privées c’était déjà limite, mais faire de la neutralité l’invisibilité ça l’est plus encore. On sait que le féminisme blanc veut exclure ces femmes de la sphère publique et privée.
    On ne peut pas etre féministe et porter un hijab disent-elles.
    Elles revendiquent un racisme religieux donc. Leur féminisme ne consiste pas à se battre pour les femmes mais il consiste à se battre contre une catégorie de femmes donc. Or on ne peut pas etre en meme temps féministe et raciste. Ca ne va pas ensemble.
    Dans le meme genre on ne peut pas etre anti raciste et raciste. Ca existe aussi malheureusement. On ne peut pas etre anti raciste en étant contre le judaisme puisque ça implique de rejeter une culture.
    Rejeter perruques ou foulards en quoi c’est un féminisme.

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  3. Poupougne    

    Dans le meme genre on ne pourrait pas etre pour les droits de l’homme en kippa. Comment peut-on en arriver à de telles analyses. Si on écoutait les politiques il faudrait enlever leur enfants aux pratiquants. Etre croyant pratiquant c’est devenu comme un délit. Ils sont à traiter comme des parias.

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  4. Poupougne    

    Le féminisme blanc ne peut qu’exclure et s’il n’est pas universaliste ça n’est pas un féminisme car si l’on rejette une musulmane voilée noire il implique de rejeter une noire, si l’on féministe athée mais que sa mère soit voilée ça implique de rejeter sa mère, si l’on a une amie voilée ça implique de la rejeter, or rejeter les siens ou des proches est une impossibilité si l’on à des mœurs normales. Le féminisme blanc ne peut donc que faire se rallier à lui celles qui leur ressemble ou qui sont capables de rejeter celles qui ne leur ressemble pas donc. Le féminisme blanc implique par extension un racisme, un sectarisme, une intolérance, un extreme donc. Et une incohérence aussi pour celles qui militent pour mais ne le respectent pas en faisant concrètement le contraire, à savoir garder sa copine voilée par exemple. Le féminisme s’il consiste à ne défendre qu’une catégorie de profil il n’est pas un féminisme.

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  5. Poupougne    

    Faire du féminisme, du combat pour le droit des femmes donc, un combat contre celles qui ne nous ressemblent pas c’est un combat culturel, identitaire.
    On a tous et toutes les memes droits dans un meme pays.
    Si le féminisme consiste à combattre l’identité, la culture, les signes extérieurs de foi qui ne sont pas les siens, si le féminisme consiste à se battre pour que soient enlever des droits à un concitoyen, à une minorité afin qu’il ressemble et se conforme à la majorité, c’est une sorte de suprémacisme,. C’est vouloir soumettre, rendre conforme, c’est aussi l’idée d’un communautarisme, d’un apartheid qui peut se profiler. C’est un féminisme qui dit, celle qui n’est pas comme moi doit le devenir, si elle ne se plie pas, elle est une communautariste. Je la rejette mais c’est de sa faute, elle n’a qu’à etre comme moi. C’est un identitarisme et pas un féminisme. C’est un féminisme identitaire.

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