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Epargner le spectacle de la saignée quoi qu’il en soit pour l’animal

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Comme promis, il y a quelques semaines, nous vous proposons de découvrir quelques extraits de l’ouvrage publié par l’organisme de certification et de contrôle AVS (http://www.avs.fr) et coédité par les éditions Tawhid : Le marché du halal, entre références religieuses et contraintes industrielles. Pour le commander, rendez-vous sur le site des éditions Tawhid : http://www.islam-france.com.

L’extrait qui suit porte sur la question de la souffrance animale abordée de façon biaisée par les associations animalistes.

La souffrance est supposée être l’enjeu majeur de ce débat, il convient donc de ne pas confondre les désagréments provoqués par la vue du sang et la souffrance de l’animal. Comme l’affirme N. Vialles, la problématique du bien-être animal ne peut être traitée uniquement sous la couverture de nos ressentis : « Très généralement, les analyses de personnes supposées savoir concluent qu’en fait rien n’est certain concernant l’étourdissement préalable à la saignée ; mais qu’en tout état de cause, le spectacle de la saignée directe est si violent, si pénible pour le regard humain qu’il convient de l’épargner aux hommes, quoi qu’il en soit pour l’animal. Ce que l’étourdissement supprime le plus sûrement, c’est donc le malaise. »

C’est finalement notre confort plus que l’intérêt de l’animal qui est en jeu, d’autant qu’« il est établi que la relation “lésion-douleur” n’est pas toujours systématique, il existe des douleurs sans lésion et des lésions sans douleur. La douleur n’est pas seulement fonction de l’importance du dommage corporel. » L’abattage rituel n’est donc pas forcément synonyme d’une plus grande souffrance parce que « plus spectaculaire ».

Un autre fait marquant est à souligner : la plupart des études sur la souffrance animale tentent de comparer la souffrance découlant de la saignée rituelle à celle de la saignée traditionnelle (suite à l’assommage). Toutefois, peu d’études se concentrent sur la douleur provoquée par l’application du procédé d’assommage en tant que tel. En 1992 déjà, le docteur Pouillaude-Bardon constatait ce paradoxe : « Les associations de protection animale estiment de manière unanime que l’étourdissement des animaux avant la saignée leur assure inconscience et anesthésie ; l’éventuelle douleur causée par les procédés actuels d’étourdissement ne semble pas être envisagée. Les textes réglementaires, en rendant obligatoire l’étourdissement préalable (sauf dérogation), officialisent cette opinion et l’élèvent presque au niveau d’un dogme. »

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler la difficulté à « mesurer » la souffrance animale, comme le confirme le Dr Raj : « Il est à noter que les scientifiques ne disposent pas d’outils pour mesurer directement l’état mental, y compris l’état de conscience. » Ainsi les études mesurant la douleur animale sont-elles confrontées à une situation délicate ne permettant d’exprimer qu’une opinion et non une certitude. Les récentes publications de l’INRA exposaient que « la multiplicité des critères est en partie liée à la difficulté d’interpréter des données de l’EEG mais aussi à la difficulté technique de la mesure. On remarque parfois l’absence de cohérence entre différentes mesures. » Le docteur Luc va encore plus loin en déclarant que « des médicaments, l’électricité ou la peur peuvent produire une paralysie des muscles volontaires au point que l’animal ne puisse bouger ou crier. La partie sensitive du système nerveux n’est cependant pas affectée… » Il est donc très complexe d’interpréter des résultats, quels qu’ils soient, en termes de douleur animale.

Mostafa Brahimi, Fethallah Otmani, Le marché du halal, entre références religieuses et contraintes industrielles, pp. 70-71.

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