Finance islamique : un particulier achète son logement sans recourir au crédit à intérêts

Un couple résidant en région parisienne vient de faire l’acquisition d’un appartement sans recourir au traditionnel crédit à intérêts.

Finance islamique. Décembre 2011. Lors du Salon international du monde musulman, la banque marocaine Chaabi et la société 570 lançaient le premier produit financier islamique permettant l’acquisition d’un bien immobilier sans recourir à riba (usure, intérêt).

Riba est sévèrement proscrite en islam. C’est même une abomination. De fait, de nombreux musulmans refusent catégoriquement de recourir à des crédits traditionnels, ces banals crédits à intérêts. D’autres y recourent, non sans se dire qu’ils enfreignent un principe de leur credo.

Jusque-là en France il n’était pas possible d’acquérir un bien immobilier sans souscrire un crédit usurier. Avec ce nouveau produit, 570 et Chaabi ouvraient la voie à un nouveau marché. Le produit en question est fondé sur le principe de la murabaha, qui revient à un acte commercial banal : un tiers achète un produit qu’il revend à un autre avec une marge bénéficiaire. En l’espèce, la banque achète une maison qu’elle revend à un particulier.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas là d’un crédit ribawi (à intérêts) déguisé.

Six mois après le lancement, le premier logement sous murabaha est une réalité depuis deux jours. C’est la société 570 qui l’annonçait hier sur Twitter.

Easi Murabaha
Crédit – @570easi

Concrètement, cela signifie qu’un particulier – en l’occurrence un couple de la région parisienne – a acquis un appartement de façon licite, sans recourir à un quelconque prêt à intérêts. Cette première encourageante ne manquera pas de créer un enthousiasme certain chez tous ceux qui attendent depuis des années que de tels produits soient commercialisés. Pour autant, la frilosité des banques françaises et l’aversion qu’il y a en France à l’égard de tous ce qui est accolé au terme « islamique » oblige à une certaine retenue. Si le marché est là, si les conditions sont réunies pour qu’une finance sans usure voit le jour, le contexte français, comme à l’accoutumée, ne favorise guère son développement. De fait, cette finance nouvelle en France est dans une phase pilote qui après maints efforts pourrait aboutir à des produits accessibles à un plus large public in cha’a-Llah.



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Vos réactions (2 commentaires)

  1. yahya    

    musulmans! quand cesserez vous de prendre votre religion pour du pain!
    demandez ecoutez ceux qui ont etudié la science de la chaaria islamique, la veriaable!
    a ce jour donnez moi une seule « banque islamique » qui tienne la route en france?
    non pas que je denigre la finance islamique, au contraire, il faut perseverer etre patient et incha’allah nous verons apparaitre des etablissement qui respectent completement la chaaria dans le domaine de la finance.
    faire apparaitre un article comme celui ci, c’est dire « regardez! c’est alkanz qui publie cet article donc ca doit forcement etre halal car c’est eux qui le dise! » de qui se moque t on?
    quelques etudes en charria islamique sont assez pour demontrer que cette forme de murabaha est declarée interdite par une tres large majorité de savants en la matiere!
    si c le client qui vient voir la banque pour lui dire d’acheter tel ou tel bien, c’est haram! cheikh outeymine l’explique d’ailleurs.
    l’entettement de l’acces a la proprieté est puissante!

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  2. Sébastien    

    Ok puisque je suis dans l’insulte apparemment, je me retire. Mais le site s’appelle bien Al kanz et non Débat Halal, puisqu’il n’y a pas de débat.

    Rappelez-vous nos arguments, aussi retardés ou faibles soient-ils. Car le Rappel est profitable aux Croyants. Cela étant dit, j’ai lu tous les commentaires, les avis de Cheikh Muhammad Patel, et aucun ne répond aux questions essentielles : la banque achetant la maison sur ordre de l’acheteur, donc n’ayant pas en propre un catalogue de produits, est-ce halal ? Qu’est ce qui conditionne tel ou tel taux de marge ? Quels facteurs de risque ? Rappelez-vous que la marge d’un commerçant n’est jamais « à la tête » (ou au dossier) du client. C’est ce que va pratiquer Chaabi.

    Al kanz, de votre côté, vous faites un travail d’information complet, mais je ne m’étonne plus de rien maintenant : on voit du foie gras « halal » certifié par la mosquée d’Evry ici en Arabie Saoudite.

    Pardonnez-moi si j’ai pu blesser ou vexer quelqu’un.

    Qu’Allah swt nous rende plus clairvoyants sur Son licite ou Son illicite.

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