Finance islamique : un particulier achète son logement sans recourir au crédit à intérêts

Un couple résidant en région parisienne vient de faire l’acquisition d’un appartement sans recourir au traditionnel crédit à intérêts.

Finance islamique. Décembre 2011. Lors du Salon international du monde musulman, la banque marocaine Chaabi et la société 570 lançaient le premier produit financier islamique permettant l’acquisition d’un bien immobilier sans recourir à riba (usure, intérêt).

Riba est sévèrement proscrite en islam. C’est même une abomination. De fait, de nombreux musulmans refusent catégoriquement de recourir à des crédits traditionnels, ces banals crédits à intérêts. D’autres y recourent, non sans se dire qu’ils enfreignent un principe de leur credo.

Jusque-là en France il n’était pas possible d’acquérir un bien immobilier sans souscrire un crédit usurier. Avec ce nouveau produit, 570 et Chaabi ouvraient la voie à un nouveau marché. Le produit en question est fondé sur le principe de la murabaha, qui revient à un acte commercial banal : un tiers achète un produit qu’il revend à un autre avec une marge bénéficiaire. En l’espèce, la banque achète une maison qu’elle revend à un particulier.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas là d’un crédit ribawi (à intérêts) déguisé.

Six mois après le lancement, le premier logement sous murabaha est une réalité depuis deux jours. C’est la société 570 qui l’annonçait hier sur Twitter.

Easi Murabaha
Crédit – @570easi

Concrètement, cela signifie qu’un particulier – en l’occurrence un couple de la région parisienne – a acquis un appartement de façon licite, sans recourir à un quelconque prêt à intérêts. Cette première encourageante ne manquera pas de créer un enthousiasme certain chez tous ceux qui attendent depuis des années que de tels produits soient commercialisés. Pour autant, la frilosité des banques françaises et l’aversion qu’il y a en France à l’égard de tous ce qui est accolé au terme « islamique » oblige à une certaine retenue. Si le marché est là, si les conditions sont réunies pour qu’une finance sans usure voit le jour, le contexte français, comme à l’accoutumée, ne favorise guère son développement. De fait, cette finance nouvelle en France est dans une phase pilote qui après maints efforts pourrait aboutir à des produits accessibles à un plus large public in cha’a-Llah.

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Vos réactions (102 commentaires)

  1. drissi    

    C’est difficile de se dire que c’est différent dans la mesure où nous allons débourser la même chose au bout du compte.

    Sauf que ça ne s’appelera plus intérêts mais augmentation du prix ? libre choix à l’acheteur de le revendre au prix qu’il le désire certes mais il se fait du bénéfice quand meme…

    c’est comme se donner bonne conscience, dans la mesure où la banque achète ce bien uniquement pour te le vendre en se faisant plus d’argent… tu peux te dire, jpaye pas d’intérêt c’est vrai, mais tu l’as quand même payé plus cher que son prix initial et que son prix sur le marché.

    et la religion n’interdit-elle pas d’acheter une chose plus chère que sa valeur ? de débourser plus que ce que l’acquisition coûte ?

    1
    • 512    

      @drissi, malheureusement les banques ne prêtent pas d’argent pour le fun, non. D’ailleurs, le boucher ne me donne pas sa viande, le boulanger ne me donne pas son pain. Je dois les payer. Pourquoi serait-ce différent pour une banque ?

      1.1
      • Abou Sene    

        Assalam aleykom wa rahmatullah wa barakatuh !

        Là où vous vous leurrez à mon avis, c’est de considérer de facto la Banque comme un partenaire digne de ce nom..se faire de l’argent sur de l’argent, n’est ce pas cela le Riba?, source d’injustice, de corruption, et d’oppression? aux musulmans et non-musulmans intelligents, capables d’identifier les vrais obstacles à l’épanouissement des sociétés humaines, de mettre en place une alternative à la Banque qui se graissent sur le dos des populations, un système basé sur la solidarité, le prêt gratuit avec partage des bénéfices ou des pertes, et la promotion de la non-réclamation des dettes de la part des créanciers, largement encouragé par notre Dine. Retroussons les manches, il y a du boulot et un énorme défi à relever..Ce sera en même temps du bien fait aux (ex)-banquiers) qui seront forcés de trouver un VRAI travail, basé sur l’effort, l’implication, et le mérite, et non pas d’empocher des commissions injustifiées simplement en appuyant sur des touches, en imprimant des documents et les signer, bref du virtuel, et pour être direct, du vent…Qu’Allah nous soutienne.

        1.1.1
        • Oummsheyma    

          As salâm ‘aleykum,

          Sur le papier, c’est plutôt vrai mais un peu utopique. Malheureusement, même pour un prêt de livre, il n’est parfois pas rendu. Donc, je peux comprendre que ceux qui auraient plusieurs dizaines de milliers d’euros aient du mal à prendre le risque de le prêter. Donc les banques prennent la place vise laissée pas les particuliers.

          1.1.1.1
    • karimdu13    

      Salam

      Je suis d’accord avec DRISS, ABOU SENE et Mr 512, il y a une vérité dans chacune de vos réponse, seulement notre communauté, en France, part de tellement loin, qu’il faut du temps pour que nous trouvions un système proche de nos convictions de musulmans et qui soient réalisable à notre échelle.
      Par contre, je sais que les savants européens en effectué une fatwa autorisant l’emprunt pour l’achat d’un bien immobilier principale.

      1.2
    • raftok    

      la nuance (mais il y en plusieurs) c’est que lors d’un pret a interet, la creation de richesse se fait en pariant des deux cotés, la banque emprunte une somme qu’elle n’a pas pour se créer une richesse (l’interet) et l’acquereur pari sur son avenir qu’il pourra créer la richesse necessaire pour rembourser le creancier. Lors d’un pret islamique, la richesse existe deja du coté du preteur, il ne pari pas son avenir, il decide simplement de vendre petit a petit un bien qu’il possede deja.
      Alors bien sur le prix de revente est quasiment identique voir parfois superieur a un pret a interet, mais ce n’est pas de la charité, mais un acte commerciale.
      Ensuite l’interet est macroeconomique. Le developpement economique de la societé est moins rapide certe mais beaucoup plus sain avec moins de probabilité qu’il est une defaillance chronique (la crise des subprime).
      Si l’acquereur ne peut plus rembourser, le preteur n’est pas pris en defaut car la richesse il l’avait deja et donc il n’est pas pris a la gorge de son coté pour rembourser un autre emprunteur comme le cas d’une banque classique.
      Mais c un modele de societé entierement different de celui dans lequel ont vie. Il sous entend un developpement raisonné de l’economie en capitalisant la richesse reel existante et non pas speculé…

      et notre religion n’interdit pas de revendre un bien plus chere que ca valeur reel. C’est le commerce. La valeur reel d’une assiette sorti d’usine est de 1 euro, si tu l’entrepose, que tu prend le temps de la presenter a plusieur personne pour leur proposer de l’acheter, et bien elle prend de la valeur car elle a eté entreposé et chalander. Tu a créer une richesse provenant de ton activité autour de cette assiette, tu y a perdu du temps et de l’espace, il faut que les rajoutes a ton prix de vente pour qu’elle soit a sa valeur reel.
      Pour la maison, si tu vend cette maison 100 000 euros sur 20 ans, mais que tu subi 2% d’inflation (l’inflation s’exprime en pourcentage mais n’est pas un interet, c’est la depressiation de la valeur de l’argent dans le temps) cela signifie que chaque année sur cette somme de 100 000 euros tu perdra en « capacité d »achat » 2000 euros par an donc il faudra que tu revende au moins le produit 140 000 euros pour que a la fin des 20 ans tu es retrouvé l’equivalent de tes 100 000 euros en capacité d’achat preté 20 ans plus tot (2000 * 20 ).
      c’est comme quand tu avait 1 euro en 1990 tu pouvais acheter plus que avec 1 euro de 2012 car l’inflation des prix t’a fait perdre en capacité d’achat.

      Mais je le repete vendre en islam n’est pas un acte de charité, c’est un moyen de gagner sa vie c’est la sadaka l’acte de charité.

      1.3
  2. Riadh    

    Salem wa aleikom

    La Marge est la définition même du commerce, sinon aucun intérêt à acheter pour revendre:

    « Cela, parce qu’ils disent: «Le commerce est tout à fait comme l’intérêt». Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu’il a acquis auparavant; et son affaire dépend d’Allah. Mais quiconque récidive… alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement. » S 2 V 275

    2
  3. Alamo    

    Salam aleykoum,

    Les choses avancent Al hamdullilah, et chapeau pour tout ton travail Al-kanz

    Cependant, j’aimerais savoir sur quoi te bases tu pour dire affirmer qu’il ne s’agit pas là d’un crédit ribawi (à intérêts) déguisé.

    Peux tu argumenter STP

    Salam aleykoum

    Merci

    3
  4. Redaa    

    Assalam alaikum

    En réalité la question qu’il faudrait se poser c’est de savoir s’il est licite de s’engager dans un contrat qui s’inscrit dans un cadre général non islamique. Je sais, je sais, ça peut choquer, peut-être dans quelques décennies… Je veux dire que pour moi le fait que les pays non musulmans s’adaptent à la finance islamique n’est pas du tout un progrès pour l’islam dans la mesure où évidemment ils veulent suborner l’islam et non se soumettre à lui.

    De façon surprenante, il a fallu que les non-musulmans se détournent du mariage à la mairie pour que, beaucoup plus tard, mais vraiment beaucoup beaucoup plus tard, les musulmans commencent à peine à esquisser la question. Attendons de voir quand les non-musulmans se détourneront de la finance officielle pour que les musulmans puissent s’imaginer que d’autres modes de financement sont possibles.

    4
  5. Linda    

    As salam alaykoum

    Pour toute vos question, je vous invite a assisté a une conférence sur la finance islamique. Vraiment j ai appris énormément.

    Non ce n’est pas comparable a un credit classique. Cela est plus proche à du commerce, il n y a pas de spéculation, des chiffres sur un ordinateur.

    Lorsque un commerçant achete une canette de coca a 35 centimes il la revend pour 1 euros. nous avonc conscience de ce genre de profit, et cela ne pose pas probleme.
    Pour la finance islamique c exactement le même principe.

    Avant de nous vendre le bien, avant meme de le signer, la banque a en sa possession la maison. Elle le revend a un prix qui lui arrange.

    On paye plus cher voir pareil mais cela est conforme et licite.

    J’insiste mais si vous avez l opportunité d’assister a une conférence sur le sujet. il faut foncer.

    5
    • Samir    

      Je suis du même avis que Linda. J’ai assisté aux conférences et ma sha Allah ils se rapportent tout le temps aux textes.

      C’est sans comparaison le crédit ribawi et le prêt islamique. On a affaire à une opération commerciale. D’ailleurs la banque prend des risques en achetant d’abord la maison. Quelle banque traditionnelle ferait ca? Les partages des risques je trouve ca pus éthique.

      5.1
    • fardeen    

      Salem,

      Pour reprendre le cas de la cannette. La grosse difference est que la canette tu la paies cash !

      5.2
  6. Shak    

    Assw

    Maacha Allah !
    Qu’Allah accepte les efforts de tous ceux qui y ont contribué de près ou de loin!
    Qu’Allah leur accorde le meilleur des 2 mondes !
    Qu’Allah nous éloigne de la Riba et l’éradique de la vie des musulmans !

    6
  7. Shak    

    Redaa
    Je n’ai pas compris la remarque.
    ‘afwan

    7
  8. drissi    

    c’est du pareil au même !

    désolée c’est pas de la mauvaise volonté, à la limite on pourrait se dire que d’un coté tu fais gagner de l’argent aux banques françaises (donc non musulmanes) et de l’autre tu fais gagner de l’argent aux musulmans. ok, soit. je préfères aider mes frères. mais j’aurai pas meilleure conscience par rapport à mon porte monnaie. et par rapport à Allah j’aurai quand même le sentiment d’essayer de le tromper…

    8
    • Issah    

      Salam driss.

      Pourriez vous nous expliquer en quoi le commerce et l’interet, c’est la meme chose ?

      Par avance merci.

      8.1
  9. M.    

    Il y a un truc que je ne comprends pas pour Chaabi :

    Taux annuel nominal ______________________________________ – 0,2 pts*

    en parlant de crédit…

    S’il faut de la mourabaha, pourquoi font-ils aussi du riba?

    9
  10. halalovore    

    J’aimerais, non par curiosité, mais rééllement pour savoir si c’est à porté de tous, combien coute la maison, à quel prix la banque la revend et donc les mensualités et la durée du contrat?

    C’est important! C’est ce qui permettra de rendre ce crédit accessible au plus grand nombre.

    10
  11. Redaa    

    Assalam alaykum

    Je ne parle pas du tout du côté licite ou illicite de la chose. Jusqu’à preuve du contraire l’achat et la revente sont tout à fait licites comme chacun le sait et ceux qui ont mauvaise conscience à ce sujet ont tort.

    Je parlais du fait d’établir des contrats en se soumettant à une entité non-musulmane, ou même, à une entité tout court en fait. L’islam reconnaît la qualité de liberté à chacun et seul l’esclave est obligé d’en référé à un supérieur en ce qui concerne ses actes. Evidemment, ce que je dis là va à l’encontre de ceux qui encouragent l’entrepreneuriat musulman ou la finance islamique. Mais je suis contre l’idée de musulmans qui respectent les lois du premier rigolo venu.

    Aussi, je ne suis pas spécialement en joie de voir les banque adopter la finance islamique alors qu’elles sont inféodées aux régimes et/ou aux systèmes non-islamiques, et cela d’autant plus qu’il y a la question de la monnaie qui n’a toujours pas été posée. Décidément, beaucoup de questions ne sont pas encore posées, mais on peut espérer que ça change…

    11
    • Issah    

      Redaa, ne prenez pas mal cette boutade, mais vous pouvez tjs allez faire valider vos contrats aupres d’un etat qui applique la sharia. L’ambassade d’arabie saoudite entre autre sera certainement ravi d’assurer l’execution islamique des contrats des musulmans de France….

      …a moins que nous n’attendions un retour au califat pour etablir des contrats, mais je crains que ca ne facilite pas nos relations contractuelles.

      11.1
  12. Selma    

    salam,

    A titre d’exemple, si le bien vaut 100 000 euros, à combien la banque le revend?

    BarakAllahufikum

    12
    • Issah    

      A priori encore cher par rapport au riba… Plus les produits et acteurs se developperont, plus les consommateurs seront exigents et demandeur, plus les compagnieq financiere pourront degager d’argent dessus, et plus le produit baissera. Aujourd’hui il faut avouer que le montage financier n’est ps encore a la porté de toute les bourses, esperons que cela evolue dans ce sens.

      En tout cas vu le chantier, je trouve que cela avance relativement vite en 4 ans hamdoulilah. Vu le travail a faire et les moyens que les acteurs y mettent,

      De toute facon je doute qu’une finance licite arrive a concurencer le haram, il n’y a rien de plus rentable fi dunia que le fait de vendre de l’argent, acheter de l’argent, louer de l’argent… L’absence d’ethique facilte les transactions car il n’y a rien pour freiner la moralité des procedés.

      12.1
  13. Oukht lili    

    Hamdoulah enfin! :)
    Espérons que cette fois sera la bonne inchallah …

    13
  14. Mohamed    

    salam,

    @drissi argumente. Pourquoi le sentiment d’essayer de Le tromper ?

    14
  15. Mahdiya    

    salam aleykoum wa rahmatullah.

    Le copmmerce est licite et pas l’intéret, je trouve bien qu’une alternative s’ouvre al hamdulillah. Je partage néanmoins l’avis qu’un autre financement, plus juste, plus solidaire soit possible.

    chère frère qui soumetté l’idée pourquoi ne pas vous lancer, car certe un acte vaut mieux qu’un grand discours.

    Personellement je suis une soeur vivant dans une ville ou la ouma est peut présente, mais allons y ! si un frère ou une soeur ayant la possibilité de créer une association basé sur le partenariat pour acheter ensemble un bien immobilier et le revendre a des famille dans le besoins ou même acheter des bien a rénover pour y faire des appartements qui seront revendus a des musulmans a crédit mais SANS INT2RËT. allons y je suis sur que plein de personnes suivrait alors au lieu de parler pourquoi ne pas agir ??????

    sinon pour le taux de bénéfice exhacerbé, n’est ce pas le cas quand vous mangez dans un fastfood, que vous faites vos courses dans des grandes surfaces, que certains achètent leurs cigarettes pourtant haram ???

    ce fonctionement est appliqué en tout et pour tout dans le commerce, d’ou passé un temps l’émergance du commerce équitable !

    bref c’est certains notre mode de finance en lui même est de toute manière non conforme au valeurs de l’islam. qu’Allah nous facilite amine

    15
  16. ali    

    Salam alikoum,

    Il faut vraiment que j’aille à une de ces conférences, car je ne vois toujours pas en quoi la banque se détourne de l’illicite par le fait d’acheter et de revendre avec taux (de marge) au lieu de donner de l’argent avec taux (d’intérêt).

    Ma vision:
    Contrairement au vrai commerçant, la banque qui achetera ce bien n’aura aucune plus value à part celle de vous avoir fournis de l’argent que l’on a pas. Donc si on va voir la banque (même islamique), c’est uniquement pour accéder à l’argent qu’elle a (et non pas pour qu’elle nous revende le bien immobilier, il ne faut pas être naif).
    Le commercant, lui a une plus value : il prospecte, il sélectionne le/les produits, il achète en gros pour revendre à l’unité, parfois s’occupe du transport, retouche les produits pour les rendre « vendable » etc.
    La banque (même lorsqu’elle fait un crédit islamique) de ce que j’ai compris ne fait rien de tout cela. Elle ne prospecte pas vu qu’on lui apporte sur un plateau l’appartement que l’on désir, elle ne l’achète pas si elle n’a pas de client derrière sur, etc.
    Bref, elle ne fait pas le boulot d’une agence commerciale, qui pour le coup est vraiment du commerce au niveau de l’immobilier.
    Encore une fois, je me trompe peut être, mais j’ai l’impression que l’unique valeur ajoutée de la banque est de mettre à disposition de son client de l’argent que lui n’a pas (en achetant à sa place et revendant par tranches).
    A moins que la banque ait vraiment une partie de ses activités qui soit orienté « agence immo »?… Et donc que je pourrais aller voir mon banquier et le demander un appartement, et qu’il puisse m’en présenter un pour me le revendre? Là, oui on est à 100% dans l’activité commerciale. Et le fait que la banque me revende l’appartement en plusieurs tranche ne serait qu’un service supplémentaire, et non pas l’objet principale de sa raison d’être.

    Vraiment je suis ignorant dans la question, il faut que je participe à une de ces réunions, car avec mes syllogismes je ne vais pas bien loin…

    16
    • Issah    

      Dans un cas, vous acheter un bien en negociant sont prix… Dans le second cas, vous acheter, ou louer, de l’argent…. Dans un cas c’est le prix de la maison et la transaction qui fait la richesse, dans le second c.est l’argent qui fait l’argent…. Dans un cas vous acheter la maison au proprietaire ( la banque ) dans le second vous acheter une somme d’argent a la banque pour pouvoir acheter la maison au vrai proprietaire… Dans un cas vous payer des pierres, des mur et un droit de proprieté, dans l’autre vous payez 110 euros parce qu’un tiers ( la banque ) vous a donné un billet de 100 euros…

      Entre autres.

      16.1
    • Issah    

      Dans un cas encore, le vendeur supporte le risque de votre eventuelle insolvabilité… Dans l’autre, il ne supporte rien, puisque si vous etes en defaut de paiment, les interet court toujours.. En outre il est assuré sur votre pret…

      D’ailleurs demandez a un banquier classique si il prefere vous vendre un credit, ou acheter une maison qu’il vous revend… Devant sa reaction, vous comprendrez tres vite que vendre un credit lui demande au contraire moins de travail et de risque, car si vous avez un probleme, il a tjs une creance sur vous qui court du fait du taux ‘interet… Au contraire, dans l’autre cas, vous etes en indivision sur la maison, non seulement il ne rentre pas d’argent, mais en plus il partage la maison avec vous jusqu’au paiment final…. Il va devoir, si il veut recuperer et gagner de l’argent, trouver a qui vendre ses propres parts de la maison… Je connais peu de banquier pret a s’encombrer d’un bien immobilier pour gagner leur vie, vendre une creance est infiniement moins risqué pour eux…

      Ps: dsl de l’ortho, je suis le sujet depuis une tablette.

      16.2
  17. Lotfi    

    As salam aleykoum,

    On ne connaît pas ici le détail de la transaction mais d’après ce que j’ai vu en Égypte, la banque vous fait signer une promesse d’achat avant d’acheter votre bien, qui vous engage juridiquement.

    Où donc est la prise de risque du commerçant ??

    17
  18. Sébastien    

    Asalam aalaykoum wa rahmatouAllah

    Pourquoi des grands savants (Cheikh al Uthaymin et Cheikh Al Albani) ont-ils émis des avis à l’encontre de ce type de « crédit » islamique ?

    Pourquoi les gens de notre communauté ne reconnaissent pas simplement que acheter une pomme chez l’épicier n’est pas la même chose ? Puisque la marge est inconnue de l’acheteur et que le primeur achète ses pommes sans ordre de l’acheteur. Oui, c’est bien ça notre problème, Monsieur X demande à la banque de lui acheter une maison, la banque lui achète (et ne la possède donc pas a cet instant), les 2 parties s’engagent sur un taux de marge annuel, et hop voilà le crédit « islamique » en bon et due forme.

    Où est passé notre sens de l’éthique et de l’innovation, si nous faisons comme les Bani Israil auxquels Allah swt avait interdit la pêche le samedi, eux avaient décidé alors de poser leurs filets la veille pour les récuperer le lendemain !

    Tout crédit est un crédit, c’est un risque, une aliénation, une non-propriété déguisée en une propriété (sur le papier). L’islam garantit la stabilité, la mesure, la tempérance, non la satisfaction de nos passions.

    Demandez vous alors pourquoi les non musulmans (Christine Laguarde à l’époque) s’intéressent autant à ce type de transaction si c’est pour la crainte d’Allah swt…

    Et Allah swt sait mieux. Et c’est d’Allah swt que vient le Secours.

    18
  19. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Ma cha’a-Llah, on a plein de spécialistes du fiqh et de la finance sur Internet. Avec autant de compétences dans la communauté, on devrait être au top à tous les niveaux.

    19
    • Mohamed    

      + 1

      19.1
      • Sébastien    

        Qui sont les spécialistes ? Ceux qui sont sur la Voie Droite ou ceux qui veulent s’en mettre plein les poches ? Parce qu’on nous dira un jour aussi d’aller au guichet « halal » du Crédit Agricole.

        En Arabie Saoudite, nous pouvons voir des pubs à foison où le nouveau Ford ou GMC peut s’acheter pour seulement 2,000 riyals (400 euros) par mois pendant… pendant… Devinez combien de mois. Où est la crainte d’Allah ?

        Êtes vous les propriétaires d’un bien que vous ne pouvez payer tout de suite ?

        Soyons un peu plus sincère envers Allah swt, et tout ira bien. Dans la Dounia et dans l’Akhirah.

        19.1.1
        • Abuljoud    

          salam

          la voie droite n’est pas étroite pour autant, il y a une multitude d’avis sur ces questions. Pour pouvoir se positionner ou émettre son propre avis, il faut déjà avoir un très grand bagage juridique. En somme, il faudrait au moins avoir suivi plusieurs années en sharia dans une faculté musulmane reconnue et ensuite se spécialiser et avoir la double compétence en économie, pour pouvoir enfin avoir une opinion saine sur le sujet.

          Il n’est pas étonnant de voir que dans les librairies islamiques, il y est encore si peu de livres traitant d’un sujet aussi complexe.

          Al Kanz a été un peu ironique, mais il a bien raison de le faire. Déjà il n’a pas supprimé nos commentaires qui parfois sont plus des insultes à l’intelligence et du manque de respect pour des savants qui ne sont pris au sérieux…

          19.1.1.1
        • Issah    

          Si nous achetons un bien en commun vous et moi pour l’exploiter , disons un snack, a 50-50, sommes nous dans du ribaa ? Dans du haram ?

          Si vous me faites part de votre souhait de me racheter mes parts dans le futur pour avoir plus de benefice dans l’affaire, et eventuellement inchAllah etre le seul proprio du snack a long terme, est ce un ribaa ?

          Si vous me dites que vous souhaitez chaque moi racheter un pourcentage de mes.part sur un prix sur lequel nous nous sommes entendu, et que vous acquerez chaque moi une partie supplmentaire du snack, est ce du ribaa ?

          Si maintenant, vous ne m’avez rien demandé, est ce que moi, je peux revendre les part a quelqu’un d’autre, parce que vous ne voulez pas me les acheter mais que moi je ne veux plus etre engager dans ce snack auquel je ne crois plus, puis je le faire ? Cela constitut il un ribaa ? A tout le moins il faudrait fouiller dans le droit entre associé dans sharia… Mais y a t il du ribaa .. ?

          Par avance merci

          19.1.1.2
    • lotfi    

      Le problème est que beaucoup font ce raccourci (car je ne pense pas que vous et vos lecteurs soyez spécialistes non plus) :
      Interdit par Albani ou Otheimin uniquement = interdit par des salafis = ils interdisent tout de toute façon.

      Or ce raisonnement est erroné car même au sein d’Al Azhar, ils sont plusieurs à voir ces institutions comme trompeuses. En Arabie vous trouverez même quelque’un comme Salih Munajid reconnu pour sa science en fiqh islamique dire qu’il ne connait pas à l’heure actuelle de banque répondant aux critères de l’Islam. Regardez sur son site.

      Ceux qui appellent à ces banques me rappellent ceux qui appelaient à la fatwa de Qardhawoui balayant tous les autres avis d’un revers de main…

      Le plus étonnant est qu’aujourd’hui en Europe les musulmans attendent avec impatience l’arrivée de ces banques alors que dans les pays musulmans ça fait longtemps que le peuple connait la supercherie, wallahu musta’an….

      19.2
  20. Sébastien    

    @ Abuljoud

    Asalam aalaykoum. Donner son avis (contraire à Al kanz ou 571easi) n’est pas une insulte. C’est un droit. Sans bagage, sans master de finance islamique, on peut quand même apporter l’avis de grands savants qui ont condamné le « crédit » islamique, en promouvant à l’inverse le prêt à 0%, qui équivaut en islam, je le rappelle, à une sadaqah du même montant.

    Une question simple et de bon sens pour les gens du « pour » : a-t-on adapté l’islam à nos habitudes et nos envies ou nous sommes nous adaptés à lui ? Moi je dirais plutôt que le prêt que vous nommez islamique est une bière… Sans alcool. Cela dit ça reste une bière.

    Ce n’est que mon humble insulte, euh pardon, avis.

    20
    • Issah    

      Salam. Le probleme est que vos deux reference pour lesquel j.ai un infinie respect, sont des specialiste en finance, en medecine, en energie atomique, en siderurgie, en grammaire, en histoire, en botanique, en mathematique, en geostrategie, bref en tout….
      Il vaudrait mieux se pencher sur les raisons qui ont penché ces deux savant il y a des annees a etre contre je certane forme contractuelle… Evoquent ils bien le contrat evoquer en l’espece ? Font ils alliusion a une pratique de certaine banque arabe d’alors, ou que le principe du contrat en lui meme valider par d’autre savant ( qui, selo, votre raisonnement, ne sont donc pas sur la voie droite, eux…) ? Parlons nous du meme contrat ? Est il juste que dans ce contrat, la banque n’est pas proprietaire du bien vendu comme le souligne sheikh Otheimine ? Dans ce cas, les choses ont elles progressé depuis ces fatwas datant de deux decenies deja ou vien les choses sont elles fixées comme la salat et les jours de jeunes, ou ont elles changé dans la conception contractuelle ?

      Je n’ai pas le temps de faire ces recherche pour vous, mais lever le joker  » j’ai une fatwa, on arrete tout!  » n’est pas l’objectif d’une fatwa, et ce mode de pensée nous fait parvenir parfois a de grand contre sens, dont sont innocent des savants defunts qui ne peuvent pas reetudier la chose ou la,preciser… Je vous invite donc a vous poser ces questions, ou bien pouvez vous aussi dire  » y a deux fatwa qui disent que non » et puis en parle plus…

      20.1
      • Sébastien    

        La réponse des 2 chouyoukh est très claire, peu importe qu’elle date de 1960 ou de 2012 : une banque (appelez la comme vous le voulez) qui achète une maison sous l’ordre d’un client puis lui revend à un prix plus élevé selon une marge connue est une ruse et ne peut rentrer dans le cadre de la règle du commerce dédouané de toute usure.

        C’est une réponse universelle à la notion de banque islamique, banque qui a vu le jour à Dubaï. Si vous voulez réinterpréter cette réponse, je vous demande de m’éclairer. Je le répète, Chaabi Bank ou tout autre banque n’a pas l’intention d’avoir son « parc » de maisons. De plus, s’ils se lancent dans ce business, c’est qu’ils savent qu’il n’y a pas de prise de risque. Islamique vous dites ?

        20.1.1
        • Issah    

          Parfait, donc nous parlons bien de la meme chose,bet rien n’a evolué en terme de recherche depuis 40 ans. Merci de cette information precieuse, juste.. Le dialogue semble possible vous qui vous imaginez vivre dans une economie tribalisée et peninsulaire, avec des shouyoukh ès Tout… Vous ne prenez meme pas la peine de vous pencher sur la question de savoir si le contrat dont on parle correspond a ce dont nos deux regretté specialiste de l’economie, la medecine et la guerre, nous parle…

          20.1.1.1
        • Issah    

          1. D’ou tenez vous qu’il n’y a pas de risque ? La banque chaabi doit avoir la proprieté totale avant de vendre. En cas de defaut de paiment, qui supporte le risque ? Que fait chaabi de cette maison invendue ? Ou si elle brule ? Elle va gagner de l’argent ? Si vous avez eut vent que chaabi ne possedait pas la maison, c.est une grande information qu’il ne faut pas hesiter a diffuser…

          2. Les banquent vendent des telephone portable aujourd.hui…. Cette vente est elle un ribaa ?

          20.1.1.2
  21. Mustapha    

    Assalam 3aleykoum wr wb,

    je voulais ajouter un élément, non abordé me semble-t- il, dans les différentes remarques.
    Si d’une manière ou d’une autre l’on considère que l’acte réalisé par cette banque se compare à du commerce, nous devons le soumettre aux règles islamiques du commerce. Parmi celles-ci, bien qu’elle ne fasse pas l’unanimité, il en est une qui semble parfaitement être ignorée : il n’est pas permis de vendre un bien avant de l’avoir acquis ! Cela pourrait, selon certains avis compétents, être la porte d’entrée à la spéculation. Or, ce que nous propose ces « banques » ne respecte ni ne semble considérer cette règle.

    Je suis probablement moins alerte que bon nombre des intervenants de ce site, aussi souhaiterais-je vos lumières sur ma pénombre.

    Bien à vous.

    Salam

    21
  22. youssef    

    J’ai une question l’argent de la banque vient d’où si c’est pas du riba

    22
    • Issah    

      SaLam.. Question legitime… Mais ca fait 10 poste qu’on explique que la banque achete la maison pour elle… Puis la revend avec un benefice…. Mais certain ne veulent pas comprendre et ne veulent absolument pas que les musulmans puissent acceder a la propriete… En revanche le riba gonflé par les office hlm, je n’ai encore jamais vu que cela derangeait qui que cela soit, mais c’est un autre probleme…

      Si votre boucher a acheter sa boucherie avec du ribaa, cela impact t il pour vous la halalité de la viande qu’il vous vend ?

      22.1
      • Sébastien    

        La banque achète la maison pour elle ? Où avez-vous vu ça ? La banque ne possède pas de maison jusqu’à ce que le besoin d’un client, à savoir l’achat d’un bien, s’en fait sentir. Le jour où il existera en France des « agences immobilières islamiques », je serai le premier client à me présenter bi idhni Allah. Mais par respect pour notre religion, n’appelez pas votre solution une « banque islamique ».

        22.1.1
        • Al-Kanz    

          as-salâmu ‘alaykum

          Sébastien,

          Vos avis tranchés sont des fatwas ? Vous êtes habilité à en émettre ? Vous confondez volontairement « banque islamique » et « produit islamique » dans une banque traditionnelle ou c’est involontaire ?

          22.1.1.1
          • Sébastien    

            Wa aalaykoum salam

            Al Kanz, êtes-vous également une autorité religieuse pour délivrer vos avis ? Et laisser de côté les avis (divergents) des quelques frères qui veulent discuter du sujet sereinement dans les commentaires.

            En matière de steak halal, je suis avec attention ce site puisqu’il respire le professionnalisme. En matière de banque islamique (inexistante en France) ou de produits islamiques (chez Chaabi ou autre, objet de ma critique), il y a beaucoup d’ interrogations sérieuses laissées sans réponse, notamment l’avis de 2 chouyoukhs reconnus qui ont donné eux un avis tranchés sur la question.

            Je remets la réponse de Cheikh Al Uthaymin (ra) pour rappel :

            Question : Un homme veut acheter une ferme qui est à côté de chez lui, c’est pourquoi il est allé voir une banque et leur a demandé qu’ils l’achètent pour lui. Ils lui ont dit : nous allons envoyé avec toi un expert qui va l’estimer, puis nous te la vendrons, cela est-il permis ?

             

            Réponse : Cela est interdit, c’est-à-dire qu’une personne voit une marchandise puis qu’il aille voir un commerçant (ou une banque) et lui demande de l’acheter pour lui, le commerçant l’achète et lui revend à crédit (il paie tous les mois) plus cher que son prix initial. C’est de l’usure (riba), mais c’est une forme de riba dans laquelle il y a une tromperie envers Allah, et une ruse vis-à-vis des versets d’Allah. Ce commerçant n’a pas dit (clairement) : son prix actuel est de 100 000 (euros), reviens dans un an et donne-moi 120 000 (ce qui est clairement riba). Au contraire, il l’a acheté sans l’avoir voulu, ce commerçant ne voulait pas cette marchandise. Il ne l’a acheté que pour gagner sur cet acheteur et pas pour lui rendre service, seulement dans le but de gagner cette part d’intérêt qu’il lui prend.

            Personne, ni Muhammad Patel ni vous n’avez apporté d’argument solide pour dire si une BANQUE islamique est de même niveau qu’une AGENCE IMMOBILIERE islamique…

            Fraternellement

            22.1.1.1.1
  23. Omde    

    Salam Aleykoum

    J’aimerais savoir si l’argent que prête La banque Chaabi est 100% des fonds propres donc de l’argent d’épargnants ou si comme les banques classiques elle fait de la « pure création monétaire » avec réserves fractionnelles (détruit lorsque le prêt est remboursé ne restant que l’intér… euh la marge) car si c’est le cas tout leur argumentation ne tient plus…

    23
    • Issah    

      Question pertinente… Il faut leur demander, comme a n’importe quel banquier et n’importe quel commercant.

      23.1
    • rachid    

      Salam ,

      concrètement la question ne se pose pas encore puisque la banque chaabi ne fait que du buzz…. Mais à terme, la banque chaabi ira se refinancer sur le marché comme tout le monde . C’est une banque trop faible pour monopolisé ses fonds propre . Voilà… mais la question que tu pose en vrai , est une question capital : Le crédit tel qu’il fonctionne aujourd’hui est-il soumis à l’interdit islamique ? Moi je ne le pense pas . Les banques créé ex nihilo l’argent qu’elles prête . Elles ne gagnent donc pas de l’argent avec de l’argent , mais de l’argent avec une promesse de payer de l’emprunteur . L’argent est détruit au fur et à mesure du remboursement .Ce ne sont plus les dépôt qui font le crédit mais les crédit qui font les dépôt . Plus de 90% de la monnaie en circulation en france est de la monnaie purement scripturale : elle apparaît au moment de crédit et disparaît au moment du remboursement . C’est un débat fondamental mais lourd de conséquence, tout le monde botte en touche…

      23.2
  24. Shak    

    Assw

    @sebastien

    Je vais à la FNAC.
    Je veux un livre.
    Ils ne l’ont pas.
    Ils commandent.
    Ils ne veulent pas l’avoir pour eux, mais commandent pour moi.
    Je paie plus cher que leur prix d’achat!

    Suis-je dans la Haram, Sheikh ?

    24
    • Al-Kanz    

      as-salâmu ‘alaykum

      Il faudrait préciser si c’est une FNAC islamique, car dans les FNAC traditionnelles on trouve énormément de livres haram, de la pornographie par exemple.

      24.1
      • Sébastien    

        Wa aalaykoum salam wr wb

        C’est bien ce que je pensais. Il y a un manque d’arguments de la part des gens du pour.

        Votre FNAC (islamique ou pas, cela dit je ne suis pas là pour faire de l’humour puisque le sujet est grave et concerne des milliers de sœurs et de frères et la notion de transaction halal) négocie t-elle avec vous sa marge bénéficiaire ? 3 % ? 4 % ? Vous travaillez ? Vous avez des enfants ? Un boulot stable ? Allez disons 3 %. Vous êtes fumeur ? Allez disons 4%…

        Ne leurrez pas les gens, nous savons très bien ce que proposera Chaabi Bank et son comptoir « halal ». Banque qui je le rappelle fait des offres pour les « fêtes de fin d’année ». Le discours des banques, même dans les pays musulmans, est le même que celui des banques conventionnelles chez nous.

        Fraternellement.

        24.1.1
        • Sébastien    

          Rappel également (d’importance) : FNAC commande selon un CATALOGUE.

          Je doute que Chaabi Bank ait un catalogue de maisons.

          24.1.1.1
          • Issah    

            Si c’est le fait de commander sur un catalogue qui fait qu’un produit est un ribaa ou pas, permettais moi de douter que vous vous soyiez vraiment penché serieusement sur la question…

            24.1.1.1.1
        • Al-Kanz    

          as-salamu ‘alaykum

          Sébastien
          Vous allez changer très rapidement de ton et nous épargner votre morgue et vos insultes. Que vous soyez contre, soit. Cela ne vous autorise ni à être méprisant ni à insulter. Recommencez à dire que nous « leurrons » et c’est le bannissement.

          Avez-vous lu les dizaines de commentaires sur la question sous les articles précédents, avant d’affirmer plein d’arrogance qu’aucun argument n’a été avancé ? Vous n’avez jusque que quelques années de retard dans ce débat. Votre position a été postée maintes et maintes fois ici-même et la réponse a été donnée maintes et maintes fois.

          24.1.1.2
          • Sébastien    

            Ok puisque je suis dans l’insulte apparemment, je me retire. Mais le site s’appelle bien Al kanz et non Débat Halal, puisqu’il n’y a pas de débat.

            Rappelez-vous nos arguments, aussi retardés ou faibles soient-ils. Car le Rappel est profitable aux Croyants. Cela étant dit, j’ai lu tous les commentaires, les avis de Cheikh Muhammad Patel, et aucun ne répond aux questions essentielles : la banque achetant la maison sur ordre de l’acheteur, donc n’ayant pas en propre un catalogue de produits, est-ce halal ? Qu’est ce qui conditionne tel ou tel taux de marge ? Quels facteurs de risque ? Rappelez-vous que la marge d’un commerçant n’est jamais « à la tête » (ou au dossier) du client. C’est ce que va pratiquer Chaabi.

            Al kanz, de votre côté, vous faites un travail d’information complet, mais je ne m’étonne plus de rien maintenant : on voit du foie gras « halal » certifié par la mosquée d’Evry ici en Arabie Saoudite.

            Pardonnez-moi si j’ai pu blesser ou vexer quelqu’un.

            Qu’Allah swt nous rende plus clairvoyants sur Son licite ou Son illicite.

            24.1.1.2.1
        • Issah    

          Se renseigner sur la solvabilité du client avec qui on va faire affaire, cela constitut il un ribaa ?
          Dans ce cas je veux bien une explication, parce que contracter sans se soucier de la solvabilité du client, ca s’appelle la roulette ou le poker…

          24.1.1.3
  25. sabrina    

    j ai lu vos commentaires.
    J ai appris pas mal de choses.
    Et je constate que le plus gros de nos
    problème est la division.
    Soyez constructifs, respectez vous.
    on a des divergences d opinions
    mais les arguments d autorité ne servent à personne.
    Au contraire prenons ces critiques, recherchons des arguments
    on aura gagne en hauteur et en science religieuse.

    25
  26. Al-Kanz    

    Sébastien,

    Vous vous moquez vraiment du monde. « Apparemment dans l’insulte », dites-vous. Après la calomnie, le déni. Vous insultez en accusant ceux qui ne sont pas de votre avis de leurrer les musulmans et ensuite vous adoptez la posture de la victime. Leurrer les musulmans en leur faisant maquillant riba ? Vous rendez-vous compte de la calomnie.

    Pas de débat ? La bonne blague. Ca fait juste quatre ans que ça ne fait que cela ici et ailleurs. Mais sous couvert de débat, on a des gens comme vous qui sont dans un monologue à asséner des questions auxquelles des réponses ont déjà été données. Vos questions n’ont rien de neuf, elles ont trouvé réponse. Mais si vous aviez pris la peine de les lire, a minima auriez-vous évité de poser les mêmes questions et vous focalisant sur les réponses à ces questions.

    Après vos insultes, vous pouvez en effet présenter des excuses.

    26
    • Sébastien    

      Cheikh Al Uthaymin (ra) fait de la calomnie… Ou je fais de la calomnie ?

      Par votre grande générosité, voudrez-vous bien me donner (et aux frères et sœurs du « contre ») les réponses à mes questions (lien vers un éventuel article ou commentaire, avec preuve tirée du Coran et de la Sunnah) :

      La banque achetant la maison sur ordre de l’acheteur, donc n’ayant pas en propre un catalogue de produits, est-ce halal ? Qu’est ce qui conditionne tel ou tel taux de marge ? Quels facteurs de risque ? Est-ce halal de s’entendre sur une marge bénéficiaire lors d’une vente ? Alors que mon voisin en CDD lui aura pas la même marge…

      26.1
  27. Mme Mamouni    

    Salem aleykoum,
    Je remercie Al-Kanz pour ce sujet très important, mais aussi, semble-t-il très délicat puisqu’il soulève la polémique et malheureusement sans diplomatie parfois… Kheir inchALLAH.

    Je voudrais juste partager une expérience personnelle d’achat immobilier sans intérêt, sans recours à une banque quelle qu’elle soit.

    J’étais locataire d’un appartement, la propriétaire a souhaité vendre, je lui ai proposé de lui donner une partie cash et l’autre partie sous forme de loca-vente, c’est-à-dire, en continuant de payer un loyer pendant quelques années. Elle a accepté.
    Cette partie « cash » je l’ai obtenu par prêts de frères et soeurs qui avaient confiance en moi (qu’ALLAH leur accorde une demeure fil firdaws – amine), avec qui nous avions rédigé devant témoins des reconnaissances de dettes (cf Sourte Al – Baraqa Verset 82).

    Tout s’est bien passé.

    Cela pour vous dire 2 choses :
    1. légalement c’est possible car l’accord a été fait devant notaire
    2. est-ce que les gens qui souhaitent acheter on déjà testé ce « sabab » cette cause?
    Ex: un bien est à vendre à 120 000 euros, contacter le vendeur et lui dire « je peux vous donner la moitié cash et l’autre moitié sous forme de loca-vente », en décidant ensembles du montant des traites (loyers).

    Personnellement, je ne pensais pas que ma propriétaire allait accepter, et j’hésitais beaucoup à acheter cet appartement car ce n’était pas trop mon objectif, j’ai compris que c’était un bien et une réponse à la prière de consultation quand elle a dit oui.

    Le plus étonnant dans cette affaire, c’est que je risquais d’être mise à la porte car elle devait obligatoirement vendre, et dans l’urgence. Lorsque je me suis renseignée auprès de référents religieux (je me comprends), on m’a répondu (plusieurs d’entres eux- 5/6 si ma mémoire est bonne) que dans ce cas je pouvais faire un crédit classique (compte tenu de ma situation personnelle, bien sûr).

    En conclusion : quand on a le soucis de rester dans le licite et que c’est une NECESSITE ALLAH (‘Azzawajjel), facilite toujours…

    Outre le temps et le développement économique, nous possédons tous d’autres outils utiles et bénéfiques : prière de consultation, prière du besoin, invocations, aumônes….

    wALLAHou a’lam (pardon pour la longueur du mail – et pas langueur j’espère…)

    27
  28. Al-Kanz    

    Vous faites dans la calomnie quand vous dites que « nous leurrons ». Pour quelqu’un qui est très motivé à défendre sa religion, vous avez sûrement dû lire le lien donné dans l’article, surtout que je vous l’ai indiqué de nouveau en commentaire, n’est-ce pas ? Soit vous ne l’avez pas fait, et alors on peut se demander qui est dans la volonté de ne pas débattre, soit vous l’avez fait et il y a un problème chez vous, vu que vous faites la sourde oreille : s’agissant de l’avis du cheikh Utheymin (raHimahuLlah), http://www.al-kanz.org/2009/11/19/credit-islamique-ribawi/#comment-15435.

    Les questions que vous posez sont légitimes. Si vous commenciez par les poser avant de balancer vos calomnies et non le contraire, ce serait peut-être mieux, non ? On serait dans l’échange fraternel et non dans la polémique pénible et stérile.

    28
    • Sébastien    

      Je le dis et je le répète, j’ai bien lu les avis divers du Cheikh MP et des différents intervenants. Ce qui en ressort (corrigez-moi si j’ai tort), la mudaraba utilisée en général pour des achats d’un montant limité (véhicule, électroménager, mobilier,…) fonctionne bien en toute légalité islamique : le vendeur possède le bien (ou le commande sur la base d’un catalogue) et le revend à petits feux + une marge dite commerciale.

      Cependant comme l’a rappelé le cheikh MP, cette transaction n’est pas adaptée aux transactions immobilières, plutôt gérées par l’ijara muntahiyah bi tamlik, contrat de location avec option d’achat ou musharaka mutanaqissa, forme de partenariat dégressif par le biais duquel le client et la banque achètent un bien en commun. Pour cela il faudrait un cadre légal et fiscal plus adapté en France.

      Question : pourquoi s’empresse-t-on de vendre des biens sous mudaraba en France si ce n’est « pas vraiment adapté » ? Cela soulève plein de questions notamment sur l’intention de la banque de revendre un bien quelle ne possede pas (à la base, ni dans son esprit, ni son catalogue) et la négociation d’une « marge », basée sur notre état de santé ou notre expérience professionnelle.

      Petite remarque : m’accuser de calomnie est un fait, je rappelais seulement l’avis d’un grand Cheikh ayant dit en somme « le système bancaire que VOUS proposez est un leurre en islam ». Il l’a dit, pas moi, donc je ne me permettrais pas de dire qu’Al Kanz ou ses suiveurs leurrent les gens de la Oummah. Rappelons nous que lorsque qu’un savant donne un avis (basé sur un effort intellectuel sincère) et se trompe, il ne commet pas de péché.

      28.1
      • Abuljoud    

        salam

        Tous ces commentaires, me rappellent un livre écrit par un jeune de Villeneuve d’Asq, « les savants de la consommation », où la thèse principale est que les savants ont pour but d’adapter leurs fatwas pour devenir un levier du Capitalisme..

        « Rappelons nous que lorsque qu’un savant donne un avis (basé sur un effort intellectuel sincère) et se trompe, il ne commet pas de péché » cela est valable pour Mohamed Patel, sheikh Zakaria Seddiki et les autres aussi j’espère?

        C’est pas parce que sheikh Al Otheimine l’a dit que l’ijtihad est terminé, vous ne croyez pas?

        la banque ne possède pas les maisons, c’est indéniable. Maintenant, vous allez la voir et vous lui demandez de lui acheter pour vous et de vous la revendre en petites coupures (taqsit), est-ce que cela est interdit?

        ce qui est très important c’est que le prix de revente soit fixe et non pas variable comme dans un prêt à intéret classique, c’est là la nuance, on ne peut pas anticiper le rachat dans le sens de diminuer les mensualités, le prix globale renégocié reste le même du contrat

        maintenant vous parlez des intentions de la banque, mais ce qui nous intéresse le plus, dans un premier temps c’est la forme, est-elle oui ou non légale d’un point de vue fiqh? et c’est là que les savants ont la parole.

        Sinon d’aller faire une théorie sur l’instrumentalisation de la finance islamique, qui serait une aubaine pour les banques, qui pourraient utiliser l’argent des musulmans etc On pourrait rétorquer de toute façon, notre présence sur le sol occidental suffit a lui même à servir le système…

        Pour pouvoir répondre à une question de fiqh, il faut aller auprès des fuqahas et en devenir un, je vous propose encore une fois Sébastien d’aller vous inscrire dans une école musulmane de votre choix (Médine, Azhar, Damas, Kaboul, etc) et de revenir partager dans 10 ans vos connaissances en la matière incha’Allah

        En attendant je préfère écouter un sheikh Seddiki, qui lui a étudié à Al Azhar et qui a obtenu pas mal de recommendations de nombreux savants contemporains et même d’Arabie Saoudite en autres.

        Que Dieu nous guide vers le Droit Chemin !

        28.1.1
  29. M_P    

    Assalâmou ‘alaykoum

    Ibn Taymiyah (rahimahoullâh) écrit en effet en substance ceci dans ses Madjmoû’ al Fatâwa :

    « La règle de base, en matière de contrats et de stipulations contractuelles, est la permission et la validité. Ne sont interdites et nulles que les situations contractuelles déclarées comme telles par un énoncé du Coran, de la Sounna ou de l’Idjmâ’ ou par une analogie. »

    C’est donc à celui qui affirme que la murabaha telle qu’elle pratiquée en finance islamique contemporaine est illicite que d’apporter ses preuves extraites de nos sources premières ou des outils juridiques valides en droit musulman.

    Pour revenir sur certaines des remarques et des questions soulevées :

    1) Dans l’opération de murabaha réalisée ici, la banque achète le bien et en devient propriétaire avant de le revendre. La double limite posée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) est donc pleinement respectée : il n’y a pas de vente de ce que la banque ne possède pas (bay’ mâ la yamlik) et il n’y a pas non plus de profit réalisé sur un élément dont elle ne supporte pas le risque de perte (ribh mâ lam youdhman). En effet, la propriété d’un bien induit, en soi, un risque et le fait que la banque ait recours à des moyens pour s’assurer dans la mesure du possible de pouvoir revendre le bien (en demandant par exemple au client de signer une promesse unilatérale d’achat) n’élimine pas totalement ce risque. Concrètement, dans le cas présent, si le bien arrivait à être détruit avant la revente, c’est la banque qui assumerait cette perte et non le client. Et si le client arrivait à mourir avant de pouvoir racheter le bien à la banque, ses héritiers éventuels ne seraient débiteurs d’aucune dette. Ce seul risque de la propriété suffit à légitimer le profit réalisé en droit musulman. Et si quelqu’un prétend le contraire, c’est à lui de le prouver (cf. le principe énoncé par Ibn Taymiyah (rahimahoullâh) et cité plus haut)

    2) Pour ce qui est de la question de la création monétaire et des problématiques liées à celles-ci, cela ne se pose pas vraiment ici à mon humble avis pour la simple raison que la banque ne prête pas d’argent au client : elle débourse une somme au comptant pour régler au vendeur le prix de la vente.

    3) Pour ce qui est des questions suivantes :

    « La banque achetant la maison sur ordre de l’acheteur, donc n’ayant pas en propre un catalogue de produits, est-ce halal ? »

    Réponse : Jusqu’à preuve du contraire, oui. (cf. le principe cité)

    « Qu’est ce qui conditionne tel ou tel taux de marge ? »

    Réponse : Dans l’absolu, cela peut être n’importe quoi. Le vendeur est libre de fixer le taux de profit qu’il désire (dans la limite d’un tiers du prix de revient selon une minorité de savants). En d’autres termes, rien n’empêche de fixer un taux de profit différent en fonction de nos affinités avec le client ou en fonction de la confiance que nous avons en lui…

    « Quels facteurs de risque ? »

    Réponse : Comme indiqué plus haut, la légitimité du profit est liée au fait de supporter le risque de perte : et ici, celui-ci est porté par la banque.

    « Est-ce halal de s’entendre sur une marge bénéficiaire lors d’une vente ? »

    Réponse : Eu égard du principe cité plus haut, la question devrait plutôt être inversée : existe-t-il un texte qui rende illicite (« harâm », j’insiste sur ce terme) le fait de s’entendre sur une marge bénéficiaire lors d’une vente ?… auquel cas, ce sont toutes les ventes à prix négociés qu’il faudrait rendre illicite…

    Petite précision : le concept même de vente murâbaha, dont le caractère licite fait l’objet d’unanimité au sein des quatre écoles d’interprétation de droit musulman les plus connues, implique une convention des parties sur le montant précis de la marge bénéficiaire réalisée par le vendeur.

    Wa Allâhou A’lam !

    Wassalâmou ‘alaykoum

    29
    • Sébastien    

      Wa aalaykoum salam

      Barak Allahu fik Cheikh pour ces éclaircissements. En somme vous êtes du même avis que le cheikh délivrant cette fatwa (et d’autres) : http://www.islamonline.com/news/articles/136/Buying-real-estate-through-the-bank.html

      Conclusion : acheter pour quelqu’un est halal, si tant est que lors de la vente le bien vous appartient, et négocier la marge (donc le prix) ensemble pour couvrir le risque d’un non paiement est halal. Jusqu’à preuve du contraire…

      Par contre, peut-on avoir une étendue des arguments du camp « contre » (avis de savants avec détails des sources) puisque je présume que les savants tels que Cheikh Al Uthaymin ou Al Albani (ra) n’ont pas émis un avis sans source ! Ce détail du pour et du contre nous aidera à « trancher » psychologiquement. Cette méthode est très bien utilisée sur le site Maison Islam et elle apporte beaucoup d’eclaircissements. Cf la question du voile intégral.

      Que dire des risques et des dérives possibles de ces banques islamiques ? Cf le halalgate. Ne devons nous pas plutôt sortir du système bancaire pour lancer notre propre système participatif ?

      Hayakoumou Allah

      29.1
      • M_P    

        Assalâmou ‘alaykoum

        Wa fîka bârakallâh. Pour ce qui est de l’avis des savants qui condamnent la murabaha bancaire telle qu’elle est pratiquée actuellement, comme cela ressort de la Fatwa de Sheikh Utheïmin (rahimahoullâh) que vous avez vous-même cité précédemment (http://www.al-kanz.org/2012/06/15/finance-islamique-logement/comment-page-1/#comment-73835 ), cette opinion est motivée essentiellement par le fait que ces savants considèrent que, en raison de l’intention des parties, l’opération constitue un subterfuge et une ruse illicite, à l’instar de certaines pratiques des banî isrâïl (cf notamment le récit des ashâb as sabt) condamnées par le Qour’aane. Leur jugement se base donc non pas sur les caractéristiques de l’opération, mais sur la finalité selon laquelle celle-ci est construite et mise en œuvre : pour eux, il y a présomption que les parties désirent transgresser l’interdiction du ribâ. Cet argument et la réponse qui y a été apportée par les savants qui défendent l’avis majoritaire de permission ont été traités dans cet article (et ses commentaires) : http://www.al-kanz.org/2009/11/19/credit-islamique-ribawi/

        Autre argument parfois avancé pour soutenir l’interdiction : la revente a lieu avant que la banque devienne propriétaire du bien. Dans le cas présent, cet argument ne tient pas vu que la revente ne peut intervenir qu’une fois le transfert de propriété du bien vers la banque effectué.

        Pour ce qui est des risques de dérives, c’est aux musulmans eux-mêmes de les gérer en restant exigeant le fait que les opérations conduites par la banque soient contrôlées et auditées de façon rigoureuse au niveau de la conformité à la sharia.

        En ce qui concerne enfin le lancement d’un système participatif, l’un n’empêche pas l’autre : la mise en œuvre des opérations de finance islamique en France constitue une avancée et une opportunité pour les musulmans qui veulent s’écarter du ribâ. Mais cela ne fait aucunement obstacle à ce que des frères et sœurs mettent en œuvre d’autres types d’opérations ne faisant pas appel à des banques et qui pourraient dès lors constituer des opportunités supplémentaires… en sachant que les dispositions concernant le monopole bancaire, notamment, risquent de compliquer un peu les choses en pratiques lorsqu’il s’agira d’opérations répétées et généralisées.

        Wa Allâhou A’lam !

        Wassalâmou ‘alaykoum

        29.1.1
  30. sabrina    

    salam
    MP
    peut etre ai je mal compris…
    Vs dites que l héritier ne supporte pas la dette
    en cas de deces du contractant.
    En droit français cette possibilité me parait
    impossible.

    30
    • M_P    

      Assalâmou ‘alaykoum

      Ce que j’ai indiqué, c’est que la tant que le contrat de (re)vente du bien n’est pas établi entre la banque et le client, s’il arrive que ce dernier décède, ses héritiers éventuels ne seront tenus d’aucune obligation envers la banque, ni en droit musulman, ni en droit français… vu l’absence de vente justement…

      Wa Allâhou A’lam !

      Wassalâmou ‘alaykoum

      30.1
  31. El Loco    

    Bonjour,

    Débat bien compliqué on le voit. Quelqu’un connait-il les conditions dans laquelle la banque se couvre?

    Pour lever toute ambiguïté, à mes yeux, une banque véritablement islamique devrait supporter le risque entièrement, c’est à dire que la vente entérinerait un changement de propriété immédiat sans possibilité pour elle de récupérer ou saisir le bien immobilier en cas de défaut de l’acheteur. Mais nul doute que dans ce cas les frais seraient certainement prohibitifs. Peut-être dans un monde utopique sans mauvaises personnes.

    31
  32. abi    

    salam alaikum

    une des condition pour que le murabaha soit halal est qu il n y est pas de clause de condition d achat, c est à dire que la banque achète la maison et le l acheter potentiel peut se desister à tout moment. comme a dit un cheikh dans ce cas la c est casiment impossible car aucune banque ne l acceptera donc ce ne sera pas halal.

    32
    • M_P    

      Assalâmoualaïkoum

      Ce que vous rapportez constitue effectivement l’avis d’un groupe de savants.

      Mais un autre groupe de savants a un avis différent. Selon ce second groupe, si l’acheteur potentiel s’est engagé de façon unilatérale à racheter le bien à la banque et que, en raison de cet engagement, la banque a contracté des obligations, il est non seulement nécessaire au promettant de tenir son engagement d’un point de vue moral et religieux (cf. les nombreux versets et Ahâdîth à ce sujet), mais il lui est également imposé d’un point de vue juridique de le faire. Cet avis est celui qui a été retenu par l’Académie Internationale de Fiqh dès 1998, comme en témoigne la résolution suivante :

      قرار رقم: 40 – 41 (2/5 و 3/5)[1]

      بشأن

      الوفاء بالوعد، والمرابحة للآمر بالشراء

      إن مجلس مجمع الفقه الإسلامي الدولي المنعقد في دورة مؤتمره الخامس بالكويت من 1- 6 جمادى الأولى 1409 الموافق 10 – 15 كانون الأول (ديسمبر) 1988م،

      بعد اطلاعه على البحوث المقدمة من الأعضاء والخبراء في موضوعي الوفاء بالوعد، والمرابحة للآمر بالشراء، واستماعه للمناقشات التي دارت حولهما،

      قرر ما يلي:

      أولاً: أن بيع المرابحة للآمر بالشراء إذا وقع على سلعة بعد دخولها في ملك المأمور، وحصول القبض المطلوب شرعاً، هو بيع جائز، طالما كانت تقع على المأمور مسؤولية التلف قبل التسليم، وتبعة الرد بالعيب الخفي ونحوه من موجبات الرد بعد التسليم، وتوافرت شروط البيع وانتفت موانعه.

      ثانياً: الوعد – وهو الذي يصدر من الآمر أو المأمور على وجه الانفراد – يكون ملزماً للواعد ديانة إلا لعذر، وهو ملزم قضاء إذا كان معلقاً على سبب ودخل الموعود في كلفة نتيجة الوعد. ويتحدد أثر الإلزام في هذه الحالة إما بتنفيذ الوعد، وإما بالتعويض عن الضرر الواقع فعلاً بسبب عدم الوفاء بالوعد بلا عذر.

      ثالثاً: المواعدة – وهي التي تصدر من الطرفين – تجوز في بيع المرابحة بشرط الخيار للمتواعدين، كليهما أو أحدهما، فإذا لم يكن هناك خيار فإنها لا تجوز، لأن المواعدة الملزمة في بيع المرابحة تشبه البيع نفسه، حيث يشترط عندئذ أن يكون البائع مالكاً للمبيع حتى لا تكون هناك مخالفة لنهي النبي صلى الله عليه وسلم عن بيع الإنسان ما ليس عنده.

      ويوصي بما يلي:

      في ضوء ما لوحظ من أن أكثر المصارف الإسلامية اتجه في أغلب نشاطاته إلى التمويل عن طريق المرابحة للآمر بالشراء.

      أولاً: أن يتوسع نشاط جميع المصارف الإسلامية في شتى أساليب تنمية الاقتصاد ولاسيما إنشاء المشاريع الصناعية أو التجارية، بجهود خاصة، أو عن طريق المشاركة والمضاربة، مع أطراف أخرى.

      ثانياً: أن تدرس الحالات العملية لتطبيق المرابحة للآمر بالشراء لدى المصارف الإسلامية، لوضع أصول تعصم من وقوع الخلل في التطبيق، وتعين على مراعاة الأحكام الشرعية العامة أو الخاصة ببيع المرابحة للآمر بالشراء.

      Source : http://www.fiqhacademy.org.sa/qrarat/5-2.htm

      Cette résolution indique clairement que la murabaha bancaire est licite, même s’il y a une promesse unilatérale d’achat du client (ou une promesse unilatérale de vente de la banque).

      Wa Allâhou A’lam !

      Wassalâmoualaïkoum

      32.1
  33. Mathieu Mehdi    

    As-salâmu ‘alaykum wa ramatullah wa barakatu,

    j’ai lu le sujet avec beaucoup d’intérêt étant actuellement sur mon premier projet d’achat immobilier.
    J’ai également pris le temps de lire l’intégralité de vos commentaires, tantôt instructifs, tantôt enthousiasmants, tantôt fatiguants, pour tout ceci je vous remercie et rend grâce à Allah.

    Ma conclusion, surement hâtive car je ne suis ni spécialiste en sharria, ni en systèmes bancaires, est que le système proposé (et nombre des commentaires associés) a tendance à confondre finance et commerce.
    Vendre un bien c’est du commerce.
    Investir de l’argent pour aider quelqu’un à acheter ce bien c’est de la finance.
    J’ai donc le sentiment que dans ce système, la banque Chaabi se substitue au vendeur pour non pas faire du financement mais faire du commerce (ce qui l’autoriserait donc à dégager une marge d’emblée).
    Licite certes, mais est-ce vraiment honnete de la part d’un établissement de financement? Je ne sais pas mais ce n’est pas le sentiment que cela me donne…

    Mes quelques notions (carricaturales) en finance islamique me laissent entendre que le bénéfice du financement est lié à la pertinence du risque encouru : j’achète une action de société en bourse 100€, la société prospère, je la revend plus tard 110€. Mon profit est licite car il repose sur une économie de marché concrète (les ventes de la société, son succès, etc.).

    Aussi, je me pose la question suivante au sujet du financement des biens immobiliers :
    Pourquoi les banques islamique ne gèrent-t-elles pas l’accession des particuliers à des biens immobiliers comme des actions sociétaires?
    Je finance à taux 0% un bien immobilier pour un particulier (parisien :p) à hauteur de 300.000€.
    Il est prévu que le propriètaire rembourse 1000€ par mois pendant 25 ans (minimum).
    Cas n°1 : 10 ans plus tard, le particulier revend son bien 310.000€. Il reverse à la banque les (300000-120000) 180000€ + un pourcentage (qui tiendra compte de l’inflation, des impôts, etc.) de sa plus-value (10000€).
    Cas n°2 : 10 ans plus tard, le particulier revend son bien 290.000€. Il reverse à la banque les (300000-120000) 180000€ et c’est tout! La banque ne gagne rien (peut-être même qu’elle perd de l’argent) car elle a investi sur un bien qui n’a pas pris de valeur.

    Si quelqu’un a une réponse, je l’en remercie d’avance.

    Par ailleurs, le cas échéant, je m’excuse pour niaiserie de ma question :$

    Barakallahu fikoum.

    33
    • Mme Mamouni    

      Salem aleykoum

      @Mohamed Patel,

      barakALLAHou fik pour vos éclaircissements, cependant j’ai une question :

      J’ai eu quelques cours de Fiqh, et d’après les enseignements que j’ai reçu, il parait interdit d’acheter un bien qui aurait pu être acheté avec de l’argent illicite / avec de l’argent provenant de la vente de produits illicites.

      Ainsi, une camarade de classe, ne mangeait plus chez elle, car c’est son père qui faisait les courses et que son argent provenait de son restaurant dans lequel il vendait de l’alcool. Elle travaillait, donc l’enseignant(e) lui avait dit qu’elle ne devait pas manger ce qu’il achetait car elle avait les moyens de faire ses courses elle-même. (je résume)

      N’y a-t-il pas un fonctionnement similaire lorsque la « banque islamique » achète un bien grâce à l’argent qu’elle possède qui est en partie des intérêts?

      Ou la banque islamique consacre-t-elle un budget « licite » pour acheter des biens qu’elle souhaite revendre sous la forme de mourabaha / moucharaka ? si oui d’où provient-il?

      ALLAHi jazik bi kheir

      33.1
  34. banque & finance islamique | Pearltrees    

    [...] la banque et de la finance dite islamique. nmathey Dec 1 Get flash to fully experience Pearltrees Finance islamique : un particulier achète son logement sans recourir au crédit à intérêts Un couple résidant en région parisienne vient de faire l’acquisition d’un appartement sans [...]

    34
  35. Hakim    

    Je trouve triste que beaucoup n’aient pas compris le principe de ce type de crédit…
    OUI le bien immobilier coûtera plus chère! Le but de la murabaha est de nous éviter de commettre un des actes les plus illicite de notre religion, et pas de nous faire faire des économies!

    35
  36. Amine    

    Essalamou aleikoum.

    Si j’ai bien compris, un produit financier du type mourabaha consiste à éffèctuer un transfert de propriété sur un certain nombre d’années ou tout simplement une vente avec différé de paiement moyennant une marge pour le financier qui servira a rémunérer ce différé.

    La question qui me vient à l’ésprit est la suivante.
    Comment les autorités fiscales considèrent ils les revenus du financier génères par cette opération ?

    Es ce qu’ils assimilent ces revenus comme étant des bénéfices commerciaux ou comme des flux d’intérêts produits par un financement équivalent par une banque « conventionnelle »?

    Essalamou aleikoum.

    36
  37. Saadia    

    Subhanallah
    Au lieu de souligner l’effort réalisé et de saluer l’avancée certaine pour la communauté grâce à ce type d’initiatives salvatrices, nous ne faisons que critiquer et tentons de chercher les failles
    Mais réjouissez-vous!
    C’est écoeurant à la fin cette communauté qui ne cesse de critiquer, de chercher le côté négatif et les aspérités soi-disant tendancieuses dans tous les projets qui voient le jour!
    C’est à en désespérer

    37
    • amine    

      Essalamou 3leikoum.

      @Saadia.

      Il est prérable de débuter ses messages avec un salut musulman et de le terminer de la meme manière, si bien entendu on se dit musulman.

      Mon message n’avait nullement comme but d’écoeurer ou désesperer qui que ce soit, mais plutot faire avancer encore plus le débat.
      Et si je me suis posé certaines questions, c’est justement suite a quelques recherches que j’ai fait concernant l’aspect fiscal de l’opération de Murabaha et surtout en lisant un certain bulletin officiel
      qui a suscité chez moi quelques interrogations, que je pense trés légitimes et auxquelles j’aurai voulu avoir des réponses claires.

      Pour ceux qui veulent prendre connaissance de ce bulletin je donne le lien suivant:
      http://www11.minefi.gouv.fr/boi/boi2010/4fepub/textes/4fes110/4fes110.pdf

      Il serait préferable que l’on puisse débattre sans se faire de procés d’intention, mais plutot apporter des éclaircissements supplémentaires concernant les zones d’ombre éventuelles.

      Essalamou 3leikoum.

      37.1
  38. rafik    

    Selem,

    J’ai un compte à la Chaabi Bank. Malheuresement, j’ai ouvert mon compte dans l’optique de bénéficier de ce prêt « islamique » mais les conditions d’attributions sont accessibles qu’aux personnes ayant des revenus important. En effet, les prêt sont accordés pour une durée max de 10 ans et ne pas dépasser le taux d’endettement de 30 %.

    Dommage, ça confirme mes pensée dont le but c’est de faire de largent et non pas faciliter l’accession aux musulmans de France sans.

    Ethique musulmane c’est d’abord le social et pas s’enréchir

    38
  39. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Rafik,
    Si les premiers prêts sont aussi exigeants, c’est parce que c’est le début. Plus un bien ou un service est rare ou en petite quantité, plus il est cher. C’est du bon sens.

    39
  40. Chleuh75    

    Salam aleikom, j’ai une question : ce crédit « islamique » .. qui sur le papier à tout l’air de respecter les conditions pour pouvoir acheter un bien, ne présente t’il pas quelques points d’ombre ? jm’explique : n’y a t’il pas une ptite faille, 1/ c’est à dire qu’un potentiel acheteur est au courant du prix du bien avant sans le crédit et apres avec ( montant total ) ??? …… je n’ai pas de science mais, n’est ce pas là une tromperie vis à vis d’Allah ? Ensuite 2/ cette banque ne pratique pas l’usure , elle pratique ce qu’on appel la morabaha alors on se dit ou est le problème ? ( je ne suis pas expert en finance islamique ) mais ya comme meme un souci au niveau du contrat ?, en effet en signant le contrat tu est obliger de leur acheter l’objet ce qui enlève ton libre arbitre et ton pouvoir de retractation (necessaire dans l’islam pour que l’acte d’achat soit conforme ) alors
    haram ou halal ? je ne pourrais pas vous le dire vu que je ne suis pas un savant en religion, mais leur contrat transgresse beaucoup des regles etablie par la chaari’a concernant l’achat et la vente ….. merci de vos réponses, jakak’Allah koum ou khairan !

    40
  41. Tarik    

    As-salamou Alaykoum,

    Personnellement je ne pourrai pas critiquer l’offre de cette banque car je ne connais ni les modalités de contractualisation proposées par cette banque, ni d’ailleurs le contenu du contrat en question (Murabaha ou musharaka dégressive), De plus, je n’ai pas les compétences pour! Par contre, dont je suis sûr, c’est que le jour ou je me déciderai à acheter, j’opterai pour un financement islamique même s’il n’est pas totalement conforme. L’essentiel pour moi, une alternative est là, et comme dans une entreprise quand elle met en place un système de management par la qualité, à son début il est toujours dans la correction et l’amélioration continue.
    Alors chèrs frères et soeurs, si nous musulmans on boude ce genre d’initiatives on ira pas très loin, ça restera à l’état embryonnaire et ça finira par une fausse couche. il faut qu’on soutienne nos frères quelques soient leurs projets avec l’objectif de se créer des richesse et devenir une force économique.

    N’oubliez pas que les choses doivent se mettre en place progressivement. Tout est perfectible, il suffit peut être de répondre aux enquêtes de satisfaction de cette banque si elle en effet et de lui adresser directement vos suggestions et souhaits.

    Fi Aman Allah

    41
  42. Nora    

    Bonsoir,
    Moi je trouve le concepte séduisant et je crois formel à nos précepte. je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est de la riba déguisé, c’est plutot du commerce. crois vous que le boulanger ne vend pas plus cher son pain que se qu’il a deboursé pour le faire ou encore qu’une personne achetant une maison en ruine la refasse et la vend plus cher c’est de l’usure non c’est du commerce. le iq c’est de pas se faire avoir la il faut de la conscience. il faut savoir que c’est une bonne innitiative et alternative pour nous musulman.

    Allah ou halam

    42
  43. Svood    

    Salam aleykoum

    Ce debat est interessant. Mais malheureusement la solution semble difficile a trouve car il faut satisfaire trop de contrepartie : le client, le « commercant » , le cadre juridique francais ainsi que celui des banque europeenne (bce), le code des assurance …etc.
    J’ai des questions: qu’est ce que c’est l’argent? Est ce qu’on peut dire que c’est une richesse? Si oui alors quel est son prix? Doit il etre unique ou bien doit il etre une fonction dependant de parametres specifique a chaque personne, pays ou region? Depuis quand la monnaie fiduciaire existe? Quel etait la monnaie du temps du prophete?

    43
  44. fardeen    

    Salem,

    Redaa, peux tu me dire ce quil se passe si l’acquereur ne peux plus rembourser le bien ?
    Il faut savoir que la religion déconseille d’emprunter a la base.

    Merci

    44
  45. Toufik    

    Salam Alikoum

    Le sujet est sensible et il touche l’un des KABA IR .
    Donc prennons notre temps d’étudier la chose et de demander à Dieu de nous guider vers le droit chemin.
    Pour moi je vie au Canada et je n’ai pas encore trouvé de solution et je pense que je ne vais pas acheter …
    Je ne suis pas convaincu de tous ce qui se passe dans les différents pays surtout la France et le Maroc.

    Que Dieu nous guide vers le droit chemin
    Asalam alikoum
    La ilaha ila allah Mohamed Rasoulo allah

    45
    • Amin    

      Y a t’il des frères qui on acheter par le groupe 570, je suis sur le point de finaliser une transaction f3 150000 , et j’ai des doutes encore ???halal??ou pas, franchement je paye 1000 euro de loyer et c est trop , et pourquoi ces frères ne font pas des prix raisonnable ( prix du marche) et pour koi c plus cher que le marche , sachant que nous , nous somme capable d acheter mois cher que le prix propose, mais nous avon peur du riba et du dieu, mais il ne faut pas profiter de ça???

      45.1
  46. Amin    

    Salam alikoum , ça coute cher le financement islamique, très étonné, par le simulateur presque le double du prix de marché, nous sommes pour la réussite de cette démarche mais , cher frère du groupe 570, nous demandant juste la logique du prix , et dieu nous aiderant tous (من كان في عون اخيه كان الله في عونه)

    46
  47. chaima    

    Je suis d accord aussi sur le fait que ca en est troublant le prix final de l achat de son bien. J ai moi meme eu un entretien pour un appart a 120000 euros, pour me donner une idee. On nous dit ca fera tant par mois c est halal. En rentant je suis partis sur un simulateur de pret non halah avec le taux d interet wu moment et quel surprise de voir que le montant annonce etait a l euro pret identique…. Bizarre non…. Ensuite il faut aussi savoir et c est important que ce bien est a la banque… Il sera le votre que le jour du dernier versement. Donc en cas de prob on ne peux pas revendre. Ensuite en cas de defaut de paiement ou d impossibilite de paiement la banque se donne le droit de recuperer son bien. Alors autant vous dire que nous on a pas signe…. On n est pas non plus des vaches a lait parce que l on veut respecter notre islam

    47
    • Al-Kanz    

      Chaima,

      Ca devrait être moins cher parce que c’est islamique ?

      47.1
      • chaima    

        Logiquement oui. Je travaille ds le commerce et je connais toutes ces histoires de marges. Mais la c est pas une marge, c est un taux comme pour les interets. De plus et c est pas pour cautionner, mais qd on fait un pret classique, le logement et a nous, donc libre a nous seul de le modifier ou le revendre. Ds le cas des finances islamiques, ce qui est vraiment triste c est que c est le preteur le proprietaire et que l on n est pas libre de faire ce que l on souhaite de notre bien. Alors c est pas juste je trouve. Que se passe t il si l on souhaite vendre au bout de 6 ans par exemple alors qu on avait empreinte sur 20ans? Moi on m a donne cette info mais peut etre que ca a change

        47.1.1
  48. Amin    

    السلام عليكم أخينا باتال أنيس،المومن كيس فطن كما قال النبي عليه السلام ،ان كان ، انتم اتيتم بالبديل و لكن عندما نأتي بمثل ل هذا البديل و بثمن مضاعف لما هو عليه العقار في السوق،مهنا من الممكن ان يتحول هذا البديل الا شيا اخر ، و هو فرار كل المسلمين الا ال بنوك الربوية ، لسبب بسيط لان المسلم لا يمكن ان يكون بقرة حلوب، ان كان بإمكاننا دفع الضعف فم الدافع للجوا الا القرض. و السلام عليكم. .

    48
  49. Svood    

    Salam
    En lisant les précédent message, j’ai l’impression que les sœur et les frères pensent que le pret « islamique » ou plutôt le pret sans intérêt est forcément synonyme de pas cher ce qui est une idée reçu. C’est purement du commerce dans un cadre juridique qui est censée protégé le vendeur et l’acquéreur. Je trouve normale qu’au bout du compte le prix de la revente soit quasiment équivalent à un pret avec taux d’intérêt. Pourquoi? Parceque si c’était moins chère voir beaucoup moins chère alors nos frère du groupe 570 ferait tout simplement faillite dans le cas ou les acquereur ne peuvent plus payer ou bien ne prêterait qu’à très peu de personnes car cette entreprise ne peut pas acheté des bien immobilier pour tous. Si c’était moins chère alors même les non musulman voudrait en profiter, ce qui est légitime. L’argent que gagne cette société sert peut être à d’autre transaction pour d’autre frère et sœur. N’oublier pas que la masse monétaires ne peu être manipuler que par les banque centrales et non les banques. Essayer de réfléchir en terme d’entrepreneur ou de commercant avec la contrainte de pret sans intérêt et arrêter de réfléchir comme qlq´un qui veut faire l’affaire du siècle. Qu’Allah nous guide inchallah.

    49
  50. Amin    

    سلام عليكم ،ارد علا الاخ سوود: أنون تعلمون انه ليس هناك منافس في مثل هذه الققروض، بل هناك بنوك ربوية، لذالك في رأيي اقتراح بديل بثمن باهض هو استغلال لفئة تخشا الحرام.

    50

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