Finance islamique. Alors que la Société générale a pris les devants en proposant aux particuliers des placements financiers en accord avec les exigences de la finance islamique (voir notre billet Finance islamique en France : lancement des premiers placements), Paris est décidé à rattraper son retard par rapport à Londres. Après Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, c’est au tour de Christine Lagarde elle-même de dire sa volonté de favoriser les prêts islamiques en France.
Je t’aime, moi non plus
Dans la vie, il est des mariages d’amour et des mariages de raison. Il faut croire que les noces à venir entre la finance islamique et la France relèvent du second cas. Alors que la City (Londres) s’est imposée en matière de finance islamique au point d’en devenir la référence européenne, la France se réveille tout juste. Il faut dire qu’elle n’a pas vraiment le choix : soit elle se décide à adapter son économie aux réalités internationales et nationales, soit elle laisse le champ libre à d’autres.
C’est précisément ce pragmatisme qui a amené en mai dernier le Sénat a organisé une table ronde autour de la finance islamique : il s’agissait pour la commission des finances d’”apprécier l’opportunité et les modalités pour la France de s’insérer sur ce marché en plein essor” (communiqué de presse de Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat). Et de discuter des bienfaits à venir de la charia, si décriée par ailleurs, sur l’économie française.
Avec ou sans la France
Si beaucoup d’établissements financiers rechignent encore un peu à croquer dans l’énorme gâteau que représente la finance islamique, ce n’est certes pas par désintérêt. Tous craignent un retour de bâton. L’islam politico-médiatique, celui qui fait notamment les choux gras de nombre d’organes de presse, n’incite guère à la sympathie. On peut comprendre dès lors qu’une banque rechigne quelque peu à être associée à ce qui révulse régulièrement la ménagère de moins de 50 ans.
Cela dit, la chose est inéluctable : face à la vitalité insolente de la finance islamique, tous les verrous freinant le développement de ce nouveau marché sautent un à un. D’aucuns ne s’y sont pas trompés. D’où cette annonce aujourd’hui du président de l’association Paris Europlace, Gérard Mestrallet, selon qui des mesures fiscales sont en cours. Il faut en effet préciser que, au-delà de la frilosité relative à tout ce qui a trait - à tort ou à raison - à l’islam, c’est la législation française qui rend difficile le développement dans l’Hexagone de la finance islamique. Mais plus pour longtemps. Sauf à vouloir rester sur le carreau et laisser d’autres profiter de l’aubaine.







Salam alikoum,
C’est même le ministre de l’économie, Christine Lagarde qui a voulu ce projet de “finance islamique”, il faut le dire, les français sont en retard par rapport au anglais, et les européens, quand je pense que la communauté musulmane est plus nombreuse en France (5 millions musulmans), qu’en Angleterre (4 millions musulmans), ils (les français) ont voulu le faire avec plus de retard.
Normal, la France se trouve actuellement, en crise économique, tant que le prix du pétrole augmentera partout dans le monde, l’économie au niveau mondial sera mal, donc faut trouver des solutions contre la baisse de l’inflation, a mon avis les “prêts islamiques” provoquera surement un développement très rapide afin de remonter l’économie française.
Comme ça, les banques nationales proposeront la finance islamique au règle de la Charia !
Wa salam alikoum.
Salam alikoum,
Je pense que c’est une bonne chose pour la communauté musulmane et particulièrement pour ceux qui ne veulent pas faire de prêts avec intérêts. Ceci-dit, je pense qu’il faudra rester vigilant sur les produits offerts ; il ne suffit pas que ce soit estampillé “halal” pour que dans le fond ça le soit réellement. Il faudra aussi peut être créer - si ça n’existe pas déjà - une commission indenpendante qui valide les produits (avec des experts en science Islamique et particulièrement en droit et non pas des “intellectuels” en sciences ou en littérature et qui parce qu’ils sont d’origine musulmane se permettent de répondre au nom de la religion).
J’aimerai réctifier une chose, les tables rondes organisées par la Commission de Finance du Sénat étaient organisé le 14 mai et non au mois d’avril.
Merci Gaston. Vous avez raison. C’est corrigé (http://al-kanz.org/2008/04/29/finance-islamique-senat/)
Salam alikoum,
Cela fait trop longtemps que ça dure !!
Cet article ne dévoile pas grand chose au niveau de l’information principale, à savoir quand aurons nous la possibilité d’avoir une banque islamique en France !!!!
On nous bassine avec les tables rondes et j’en passe et des meilleures.
En Grande Bretagne, ils ont déjà pris une belle avance. Remarque que la bas il y a plus de musulmans d’origine arabe (moyen orient) alors qu’en france tres (trop ?) peu.
Nous le savons tous que ce type de banque pourra relancer l’économie Française, grace à une importante communauté musulmane qui je présume investiront davantage.
J’espere que Mme Lagarde et tous les Sénateurs pourront répondre positivement à cette demande, tant attendue de par notre communauté !!!
Wa salam aleikoum
as-salâmu ‘alaykum
Mounir,
Vous l’avez dit : “tant attendue”. Nous sommes une communauté composée de beaucoup d’attendeurs. Beaucoup trop.