Halal. Le secteur de la viande va mal en France. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la situation des abattoirs : beaucoup sont confrontés à des problèmes de rentabilité, certains ferment ou se reconvertissent. Sauf quand l’abattoir investit le halal. Et là, quand c’est rondement mené, ce peut être non seulement le sauvetage de l’abattoir, mais encore le jackpot pour la société qui le gère. Régulièrement la presse fait état de ces difficultés ou de ces sauvetages. A l’instar de la Voix du Nord ou de Sud-Ouest.

«  La machine est orientée vers la Mecque, c’est la grande nouveauté de l’abattoir depuis quelques jours, explique Jean-François Fauquet, le chef de chaîne de l’abattoir. C’est pour l’abattage rituel, pour la viande halal des musulmans. Il faut que la bête soit tuée selon les règles édictées par la religion. De temps un temps, un « tueur » agréé par les autorités religieuses vient tuer les bêtes. Là où on utilise le matador, lui, il utilise un couteau pour égorger la bête. Et bien sûr, il faut que la tête de l’animal soit orientée vers la Mecque. Il y en a eu pour 300 000 euros d’investissements, mais il y a des débouchés pour un nouveau marché.« 

Source : La Voix du Nord

Quid de l’abattage rituel ?

La notion de « proximité », pour les consommateurs, la « visibilité » apportée à l’élevage girondin, la création d’une quinzaine d’emplois, comptent parmi les arguments que Philippe Nompeix agite pour plaider le dossier. Il en est un autre, plus inattendu : l’abattage rituel. « Rien que la journée de l’Aïd, c’est 50 tonnes de bovins et ovins. S’il n’y a plus d’abattoir à Bordeaux, pour les pouvoirs publics, ça devient un problème ! »

Source : Sud-Ouest

Le halal sauve les abattoirs, parce que les musulmans pèsent très lourd économiquement. Pourtant, ils continuent à adopter la posture de ceux qui ne pèsent rien, avalant couleuvres sur couleuvres et laissant le marché à des margoulins qui les roulent, avec leur bénédiction tacite.

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