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Halalgate : Herta (Nestlé) halal n’existe plus

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Halalgate. Selon le site LSA, Herta, filiale du numéro 1 mondial de l’agro-alimentaire, abandonne le halal « du fait de ventes faibles et des suites de la polémique qui avait frappé la marque de Nestlé en janvier 2011. »

Début 2011, un rapport d’analyses révélait en effet la présence de traces de porc dans des knackis de la marque Herta. Plutôt que de répondre aux interrogations et aux sollicitations des consommateurs, Herta, qui rata totalement sa communication de crise, préféra la politique de l’autruche au respect de ces derniers.

Le 1er février, soit trois semaines après l’éclatement de ce qu’il est convenu d’appeler désormais « l’affaire Herta », suite à la décision du groupe Casino de suspendre l’approvisionnement des saucisses suspectes et l’éventualité d’un audit dans les usines d’Herta, les knackis n’étaient plus commercialisés. La presse s’emparait du scandale. Il en était fini des knackis prétendument halal. Cet arrêt soudain, même si prévisible, laisse toutefois derrière lui de nombreuses zones d’ombre. Car sur la présence du porc dans les knackis « halal », Nestlé n’a pas tout dit.

L’affaire Herta est aujourd’hui un cas d’école à l’université et dans les écoles de commerce. De nombreux étudiants la citent en exemple dans leur mémoire, tout comme à Science Po Paris, où l’expert Fabrice Epelboin, que l’on interviewait en janvier dernier (voir Fabrice Epelboin : « Il y a une vraie spécificité du cas Herta ») en fait état.

On peut par ailleurs affirmer qu’il y a eu un avant et un après cette affaire. 2011 a d’ailleurs été une année décevante pour la vente des produits prétendument halal vendus en grande distribution. La faute au halalgate. Socopa a durement souffert et souffre toujours de son blacklistage par le groupe Casino (voir Neuf mois plus tard, Socopa toujours blacklisté par Casino, pas – encore – par Quick). Fleury Michon s’interroge, tout comme d’autres marques qui jusque-là fanfaronnaient au mépris du consommateur. Zakia halal, la marque qui appartient à Panzani, a quitté la SFCVH-mosquée de Paris, certificateur halal des produits Herta, pour l’ARGML-mosquée de Lyon. Quant à Elsaada, dont quatre produits analysés sur cinq contenaient du porc, continue à écouler ses produits…

Les semaines et les mois à venir devraient voir le marché du halal se redessiner complètement, avec à la clé un assainissement qui profitera aux consommateurs et mettra fin à certaines pratiques, peut-être pas à toutes, de sociétés peu scrupuleuses, dont de grands noms, qui ont toujours considéré que ce marché était le leur et qu’ils n’avaient aucun compte à rendre.

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33 Commentaires

  1. Assalamu ‘alaykum,

    je l’ai également cité en exemple dans mon mémoire de fin d’étude et lors de ma soutenance, mon jury (que je ne pense pas musulman) a également apprécié.

  2. C’est bien de découvrir les problèmes de contamination croisée : envoyez donc les certificateurs « halal » faire un stage à l’autorité de certification rabbinique de Paris 🙂

  3. Tout est dit, le halal correspond à la loi de l’offre et de la demande, rien de plus… Donc, les candidats qui dénoncent ce genre de produits ne font rien d’autre que de dénoncer également le fondement d’une société capitaliste: Celle du libre commerce! Etonnant de la part d’un sarkozy?

    Et, pour ceux qui craindraient plus que tout, à la limite de l’angoisse anorexique, manger du halal par inadvertance, je ne peux que vous rassurer après avoir mené l’essai:
    http://www.citylop.com/jai-teste-pour-vous-la-viande-halal/

    Je suis toujours en vie! Et surtout, toujours athé!!!! lol

  4. @al-kanz: c’est vrai que je n’ai pas pu m’empêcher de charrier, désolé 🙂 De toute façon, j’espère rester le plus longtemps en vie afin de vous épargner ma morgue…

    Je suis de plus en plus convaincu que les communautés juives et musulmanes de France peuvent être les meilleures alliés si elles arrivent à mettre de côté le conflit du Proche-Orient qui doit être considéré comme un conflit politique et non religieux (c’est là le plus dur).

    Vous pensez peut être que j’encense les instances communautaires juives mais ce n’est pas le cas : il y a beaucoup de divergences et de luttes intestines au sein de ces instances et le casher n’est pas exempt de ses scandales de certification. On ne peut malheureusement pas mettre un certificateur derrière chaque employé, il faut donc qu’en cas de fraude la sanction soit exemplaire : retrait pur et simple de la certification (même si cela peut avoir des conséquences immédiates sur l’activité et sur l’emploi).

    Par ailleurs je suis assez admiratif de votre travail de défense du consommateur et il n’existe pas d’équivalents dans le casher en France

  5. J’ai vu il y a quelques jours à Saint Etienne (Auchan) les produits Herta Halal toujours en vente! J’ai pas pensé à prendre une photo malheureusement.

  6. […] Janvier 2011. L’affaire Herta (des knackis certifiés par la mosquée de Paris sont contrôlés positifs au porc) sonne la fin de la récréation. Après trois semaines de dénégation, la filiale du géant Nestlé cesse de vendre ses saucisses prétendument halal, puis annonce en 2012 la fin du halal. Herta halal est morte. […]

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