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Abattage rituel : les représentants juifs et musulmans craignent une stigmatisation

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© L 214

Fin septembre, le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français a été mis en ligne.

Présidé par le député Olivier Falorni, cette commission a consacré une partie de ces auditions à l’abattage rituel, sans étourdissement préalable.

C’est ainsi que tout naturellement, des représentants musulmans et juifs ont été auditionnés.

Joël Mergui, président du Consistoire israélite, Haïm Korsia, grand rabbin de France, Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon ou encore Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, sont intervenus pour dire d’abord le souci continu du bien-être animal des juifs comme des musulmans, ensuite leur inquiétude quant au risque de stigmatisation auquel pourraient faire face les deux communautés.

Joël Mergui a dit le lien indéfectible entre manger casher et la présence des juifs en France.

M. Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, l’a ainsi souligné, « sans possibilité de manger casher, il n’y a pas d’avenir pour une communauté juive dans quelque pays que ce soit : c’est une base fondamentale des règles du judaïsme. Et je ne peux pas imaginer que la France, où vit la principale communauté juive d’Europe, puisse prendre des dispositions visant à revenir sur cette pratique. »

Haïm Korsia s’est interrogé sur la nature du message délivré sous couvert de défense du bien-être animal, lequel serait incompatible avec l’abattage sans étourdissement préalable.

Pour M. Haïm Korsia, grand rabbin de France, « nous courons le risque majeur de délivrer un message contradictoire. Lorsque le Président de la République, ou le Premier ministre, énonce des phrases aussi fortes, aussi justes que : « La France, sans les juifs, n’est plus la France », ne courons-nous pas en effet le risque terrible d’un message contraire ? Ne peut-on y voir une sorte d’injonction paradoxale consistant à dire aux juifs que leur place est en France mais qu’ils ne peuvent pas manger casher ? »

Kamel Kabtane a pointé l’instrumentalisation de la cause animale, derrière laquelle d’aucuns se cachent pour s’en prendre aux musulmans.

M. Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon le souligne également, « l’abattage rituel est devenu aujourd’hui, pour certains, un argument de stigmatisation. Or qui mieux que la représentation nationale peut savoir ce à quoi a mené la stigmatisation d’une partie de la communauté nationale ? » Et de préciser : « Je suis Français et fier de l’être, mais je suis aussi musulman et, comme le soulignait le grand rabbin de France tout à l’heure, on ne peut pas nous demander de n’être qu’une moitié de nous-mêmes. »

Source : Assemblée nationale

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1 COMMENTAIRE

  1. Dès que ça touche à la communauté juive, c’est sur qu’ils ne bougeront pas. Heureusement qu’ils pratiquent l’abattage rituel, et la circoncision. Sinon ils ne se seraient pas gêner pour l’interdire depuis un moment, vu que notre communauté n’a aucun poids, et est à moitié endormi…

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