Porc dans Herta : pourquoi Zakia halal a paniqué ?

En janvier donc, Nestlé était dans la tourmente. Nestlé et pas Zakia Halal. Et pourtant, alors que rien ne désignait cette filiale de Panzani, il a été décidé d’entrer en communication de crise. Cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire.

En janvier dernier, la publication d’un rapport d’analyses du laboratoire Eurofins faisant état de la présence de porc dans des saucisses Knacki Herta halal (groupe Nestlé) eut l’effet d’une bombe dans le milieu très fermé des industriels ayant choisi d’investir le marché du halal. Le sentiment d’impunité, entretenu par une opacité volontaire, était tel que nombre d’entre eux ont tremblé quand ils se sont rendu compte que les consommateurs musulmans avaient un pouvoir : celui de dire « Stop ». Leur frayeur a été à la mesure de leur désarroi : si même le numéro mondial de l’agro-alimentaire vacille, qui pourra prétendre être à l’abri ? se disait-on chez les contrefacteurs du halal.

En janvier donc, Nestlé était dans la tourmente. Nestlé et pas Zakia Halal. Et pourtant, alors que rien ne désignait cette filiale de Panzani, il a été décidé d’entrer en communication de crise. Cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire : à l’abri des critiques, Zakia halal a attiré l’attention sur son cas en alertant d’une pop-up agressive l’internaute qui arrivait sur son site. « Nous n’avons rien à nous reprocher, promis, juré, craché ». Rien a priori n’accusait, à ce moment-là, la société.


Capture d’écran du site Zakia.fr

L’initiative, bien maladroite, soulève quelques questions. Comme l’enfant, à qui l’on n’a rien demandé, mais qui tient absolument à dire très fort « C’est pas moi », Zakia Halal a tenu à dire « C’est pas moi ». Il faut dire que depuis des mois l’entreprise n’assume plus vraiment le partenariat avec la SFCVH-mosquée de Paris. D’où son embarras, qui jusque-là se faisait discret. En janvier dernier, la société l’a révélé publiquement. A l’insu de son plein gré.

Zakia Halal pensait pouvoir convaincre les consommateurs musulmans qu’elle n’était en rien comparable avec Nestlé. C’est raté. Zakia Halal, Fleury Michon, Herta, toutes ces entreprises fonctionnent exactement de la même manière. D’où précisément la crainte justifiée de connaître le même sort que la marque Herta.

Faut-il encore que les consommateurs musulmans continuent à dire « Stop ».



N'attendez-plus. Rejoignez-nous sur Twitter en cliquant sur le bouton suivant :

Téléchargez l'application Al-Kanz sur votre smartphone et votre tablette !

Téléchargez l'application Al-Kanz dans l'Apple store Téléchargez l'application Al-Kanz pour Android

Vos réactions (6 commentaires)

  1. Djibril    

    Selam alikoum,

    Je suis allé visité leur site et n’ai pas la même lecture que toi sur ce sujet.

    1
  2. kemia    

    salam

    ca veux dire que nous devons plus acheter de Zakia Halal?

    2
  3. mouslima meghribiya    

    Qu’est ce qu’il faut faire! ???devenir végétarien et attende de rentrer au blad pr manger de la viande lollll franchement il yena marre moi perso je prens que les truc AVS

    3
  4. Al-Kanz    

    as-salâmu ‘alaykum

    Djibril,
    Lecture de quoi précisément ?

    Kemia,
    Je n’ai personnellement jamais mangé de produits Zakia « Halal ». A vous de voir.

    Mouslima meghribiya,
    Il faut se faire entendre et informer les musulmans de la réalité de ce marché. Et acheter seulement chez ceux en qui vous avez vraiment confiance.

    4
  5. ben ramdane    

    salam
    je suis dans la médecine et c’est grave comme l’on diagnostique énormément de cancer do colons homme et femme, tout cela pour vous dire que leurs ages entre 32 et 45 ans montre bien que depuis « les fast food hallal » nous mangeons beaucoup de viande.
    peut-être que est-ce un signe et que nous MUSULMANS devons nous méfier et manger plus intelligent.
    sans frustrer personne.

    5
  6. musulmane 91    

    Salam aleykoum,
    A ce sujet, une conférence tenue à l’EHESS le 3 mars 2011, revient sur les difficultées relatives à ce marché, et au vue des résultats on commence timidement a pointer du doitgs les industriels.
    Pour faire cours, lorsque l’on s’intéresse à ce marché, on se retrouve vraiment à courir partout chacun se renvoyant la balle. Mais en réalité chacun des différents acteurs possède sa part de tort, si l’on peut formuler ça comme ça.
    Quand je dis chacun des acteurs je parle des institutions religieuses, mais aussi aussi de l’administration publique et enfin des industriels. Ces derniers sont visiblement ceux qui tirent les ficelles. Ils interprètent le halal comme bon leurs semblent, font jouer la concourrence au niveaux des certificateurs, qui se jettent dans ce piège la tête la première, et deviennent plus omnibulés par les gains que par la problématique religieuse ( ce pour quoi ils sont à priori sollicités, Allah ou halem). Enfin, tout ce jeux incéssant ce déroulant sous les yeux des administrations publiques, peut sensibles à ce sujet, soit disant religieux et donc certainement pas de leurs ressorts. Parcontre pour donner l’agrément à certaines mosquées et pas d’autres et créer aisni une situation de monopole, là ils ont tout à fait le droit.
    Enfin, voila ce qu’il est en de ce marché, seule l’argent compte et chacun y va de ses interêts, c’est scandaleux. On ne se joue pas d’une personne, de deux, mais de milliards de personnes puisque ce marché est nationnale mais aussi internationale!

    6

Écrivez votre commentaire

Indiquez une adresse de messagerie existante. Elle ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères sur les 1 000 autorisés

Sites Partenaires : Fisabilik | ADABéo | Oumzaza | Aïd moubarak | Ramadan